Le Puma Gonzalo Garcia veut changer de dimension à Pau : « Jouer ici m'aidera à devenir un meilleur n°9 »
Quatrième et barragiste du Top 14 la saison dernière, la Section paloise veut confirmer cette saison. Si elle n’a pas bouleversé son effectif en profondeur, elle a en revanche vu grandir sa colonie argentine. Parmi ses recrues, le demi de mêlée des Pumas Gonzalo Garcia (27 ans, 20 capes), sur le pont avec sa sélection en juillet pour le Championnat des Nations, est arrivé très rapidement en Béarn pour s’intégrer à sa nouvelle équipe.
Plutôt avec succès, lui qui a inscrit l’essai de la victoire pour Pau à la dernière minute du match amical à Guingamp contre Vannes (24-30). Pour RugbyPass, le virevoltant numéro 9 de l’Argentine revient sur son parcours, son choix de venir en Top 14 en cette année de Coupe du monde et ses premiers pas chez les Vert et Blanc.
Quel a été votre chemin avant de poser vos valises en Béarn ?
J’ai débuté le rugby à 4 ans à Tucuman. À 17 ans, j’ai commencé à intégrer les Pumitas et j’ai joué trois fois la Coupe du monde des moins de 20 ans. À 22 ans, je suis parti en Italie. J’ai d’abord joué pour Valorugby Emilia, qui est engagé dans le Top 10 italien, puis j’ai signé aux Zebre où j’ai passé les quatre dernières années. Aujourd’hui, je suis très enthousiaste à l’idée de franchir un palier dans le rugby professionnel en arrivant en Top 14 qui est pour moi le meilleur championnat du monde.
« La Section a une équipe jeune qui a un très bon futur et c’est ce qui m’a le plus plu »
Comment vous êtes-vous retrouvé à jouer quelques mois en Colombie ?
J’ai signé mon premier contrat professionnel en 2020 avec une franchise argentine qui venait de se créer : Ceibos. Elle n’a malheureusement pas duré très longtemps à cause de la pandémie de Covid-19. Puis il y a eu cette équipe, professionnelle elle aussi, les Cafeteros, basée en Colombie, qui m’a appelé pour que je vienne jouer avec eux et j’ai dit oui. J’ai joué trois mois là-bas avant de prendre la route de l’Italie.
Beaucoup de joueurs argentins concèdent un mal du pays durant les premiers mois de leur arrivée en Europe, est-ce que ça a été aussi le cas pour vous également ?
Oui, les trois premiers mois… les six premiers mois même je dirais, ont été très durs. J’étais un jeune garçon de 22 ans, toute ma famille était en Argentine et il fallait que j’accepte de ne pas la voir pour les six ou douze prochains mois. Il y a eu des moments difficiles mais je crois que la récompense a été au bout de ce sacrifice.
Vous avez participé en 2024 à la première victoire historique de l’Argentine contre la Nouvelle-Zélande (30-38). Est-ce à date le meilleur souvenir de votre carrière ?
Un des mes meilleurs en tout cas ça c’est sûr. J’ai marqué ce jour-là mon premier essai avec les Pumas et c’était le jour de la toute première victoire de l’Argentine contre les All Blacks. Les deux choses combinées ont fait que c’était grandiose.
¡Gonchy García y un try para hacer historia!
El medio scrum llegó en apoyó, levantó la pelota a metros de la meta de Nueva Zelanda y marcó una conquista clave para los Pumas.
¡Mirá el video! >> https://t.co/naduC7Uw8S pic.twitter.com/nuFL72LrjB
— A Pleno Rugby (@aplenorugby) August 24, 2025
Comment s’est réglée votre arrivée à Pau ?
Les contacts ont commencé en avril de cette année, après le Tournoi des Six Nations. Nous avons eu une très bonne première réunion et je me suis directement enthousiasmé pour ce club. J’avais déjà pu jouer contre Pau, je savais c’était une belle ville avec un bon club, très professionnel et ambitieux en Top 14. Surtout, la Section a une équipe jeune qui a un très bon futur et c’est ce qui m’a le plus plu.
« Ma discussion avec Montoya a été fondamentale dans mon choix »
Le fait qu’il y ait d’autres Argentins à la Section a-t-il été un argument supplémentaire pour vous convaincre ?
Cela aide beaucoup en effet pour s’adapter à un nouvel environnement. Ça aide à l’entraînement, en dehors du terrain aussi… Cela a donc contribué à ma décision de venir. Samedi dernier par exemple, on a fait un asado (un barbecue argentin, ndlr) pour l’anniversaire de Carlos Muzzio qui est l’entraîneur de la mêlée ici. J’aime ces moments. Et puis j’ai aussi pas mal discuté avec Julian Montoya qui est mon ami. Je voulais en savoir plus sur le fonctionnement du club, comment c’était à l’entraînement… et cette discussion a également été fondamentale dans mon choix de carrière.
Qu’avez-vous gardé de ce premier match amical contre Vannes à Guingamp (24-30) dans un stade du Roudourou rempli, où vous avez marqué l’essai de la victoire pour Pau ?
C’était très positif et très agréable. Je suis très heureux d’avoir pu jouer ce premier match avec le maillot vert et blanc, et aussi d’avoir pu marquer cet essai mais par-dessus tout que l’équipe soit repartie avec la victoire.
Outre un niveau plus élevé, le principal changement avec l’URC est que vous trouverez en Top 14 d’autres grands stades pleins et de belles ambiances, comme au Hameau…
C’était moins le cas en Italie, c’est vrai, et je suis content d’intégrer un championnat où le rugby est très vu et soutenu. Les gars m’ont déjà dit que la plupart des matchs au Hameau sont à guichets fermés. Je crois que c’est déjà le cas pour la réception de Bayonne (lors de la 2e journée). On m’a parlé de cette ambiance superbe et du soutien chaleureux du public envers les joueurs. J’adore ça et j’ai hâte de connaître tout ça.
Voir cette publication sur Instagram
Un demi de mêlée qui adore attaquer la ligne et « n’a pas peur de défendre »
Quelles sont vos impressions jusqu’ici au sein de votre nouvelle équipe, souvent louée pour son jeu de mouvement ?
Elles sont très bonnes. L’entraînement est très différent de ce que j’ai connu en Italie, avec une vitesse différente et une autre intensité. J’ai la chance de pouvoir jouer avec Joe (Simmonds) et Axel (Desperes), qui sont deux ouvreurs qui aiment beaucoup le jeu donc je suis content. Je suis en train de m’adapter et je pense qu’ici je pourrai devenir un meilleur numéro 9.
Pour ce public français qui ne vous connait peut-être pas encore, comment vous définiriez-vous justement en tant que demi de mêlée ?
Je pense être un numéro 9 assez intense, j’aime avoir le ballon et attaquer la ligne, près des rucks. J’aime qu’il y ait du rythme et que mon équipe joue bien au rugby. Je suis quelqu’un qui communique beaucoup sur le terrain et j’aime également défendre. Cela ne me fait pas peur.
Inscrivez-vous pour être tenu au courant en priorité de la mise en vente des billets de la RWC 2027. Ne passez pas à côté de cette opportunité, restez informé !
