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Grégory Alldritt (La Rochelle) : « On a joué contre une équipe avec plus d'énergie, pas avec plus d'envie »


Le troisième ligne français de La Rochelle, Gregory Alldritt (au centre), lors du match de Top 14 entre le Stade Rochelais (La Rochelle) et le Stade Français Paris, au stade Marcel-Deflandre de La Rochelle, dans l'ouest de la France, le 6 juin 2026. (Photo : XAVIER LEOTY / AFP via Getty Images)
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Du côté du Stade Rochelais, le rideau est tombé brutalement sur une saison chaotique. Après six victoires consécutives arrachées dans la douleur pour décrocher une sixième place qui semblait hors de portée, les Maritimes sont arrivés à Jean-Bouin les jambes vides et l’âme épuisée, incapables de reproduire l’intensité folle qui les avait portés jusqu’à ce barrage. Le sprint final avait tout consumé.

« C’est compliqué de tomber sur une équipe avec une énergie débordante. Elle nous a attaqués très très fort d’entrée », soufflait Grégory Alldritt, capitaine de La Rochelle, après la défaite (45-5) contre le Stade français en barrage de Top 14. « Il nous a manqué de la précision et de l’énergie, en somme. On a laissé trop de forces ces derniers mois, quand d’autres équipes ont pu faire tourner et gérer leur effectif. »

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Un sprint final qui a tout consumé

Dès les premières minutes, La Rochelle a subi la loi d’un Stade français supérieur dans tous les compartiments du jeu, à commencer par une mêlée dominatrice qui a rapidement mis les avants rochelais en grande difficulté. Deux lancers en touche perdus d’entrée, un essai concédé à la sixième minute par Romain Briatte, et le ton était donné avant même que les visiteurs n’aient franchi la ligne médiane.

« Nous avons eu un petit peu de mal à rentrer dans notre match (…) ça fait qu’après, on se met à vite courir derrière le score », admettait Alldritt. « On a joué contre une équipe avec plus d’énergie, pas avec plus d’envie. Ils ont eu cette capacité à nous faire mal avec le ballon dans les trente premières minutes. On ne leur a jamais fait mal mentalement, on ne les a jamais fait douter. Chaque demi-opportunité finissait par un essai. Quand c’est votre soirée, c’est votre soirée… »

À la pause, le match était déjà plié

Les Rochelais ont bien tenté de résister, comme ils en ont l’habitude, mais les occasions se sont refermées aussi vite qu’elles s’ouvraient. Paul Boudehent retourné dans l’en-but, Antoine Hastoy intercepté par Léo Barré quelques instants plus tard – deux actions symboliques d’une soirée où la chance et la précision semblaient avoir changé de camp. La défense parisienne a étouffé chaque velléité rochelaise avec une autorité tranquille.

À la pause, le score était déjà plié, 19-0 en faveur des Parisiens. Et avec 130 plaquages effectués (83% de réussite), les Rochelais n’étaient déjà plus très en forme. « On ne remonte pas dix-neuf points comme ça, surtout face à une telle défense », constatait le capitaine. « À la mi-temps, j’y croyais. Nous sommes une équipe qui répond habituellement dans la difficulté. Mais nous n’avons pas été réalistes en zone de marque. On s’est tués sur leur défense, en fait… Au-delà de ça, notre touche et notre mêlée n’ont pas été performantes. Partant de là, c’est compliqué de gagner un match. »

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La fraîcheur parisienne, implacable réponse

Les blessures ont aggravé une situation déjà compromise. Joel Sclavi sorti au bout d’un quart d’heure, Charles Kanté après trente minutes, Paul Boudehent à la pause touché aux ischio-jambiers – autant de coups du sort qui rappelaient les heures sombres d’un hiver éprouvant que l’équipe croyait avoir définitivement tourné. Le spectre de ce passage difficile semblait planer une dernière fois sur ce groupe, précisément dans le match de trop.

Un essai de Jules Favre au retour des vestiaires avait brièvement ranimé l’espoir d’un sursaut d’orgueil, mais les remplaçants parisiens sont entrés avec une fraîcheur que La Rochelle n’avait plus. Joe Marchant puis Jeremy Ward ont enfoncé le clou, rendant le score aussi éloquent qu’il était douloureux. Les 45 points encaissés ne reflètent pas forcément l’écart de valeur entre ces deux formations sur une saison entière, mais ils disent tout de l’état dans lequel les deux équipes ont abordé cette rencontre.

« Ce n’est clairement pas un manque d’envie ou une mauvaise attitude de la part des mecs. (…) Des fois, c’est triste à dire, c’est presque plus facile de perdre de 40 points que de perdre de un point », soupirait Greg Alldritt.

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