Un barrage à sens unique, et le Stade français rejoint avec autorité Montpellier en demi-finales
De suspense, il n’y a pas eu dimanche pour le deuxième quart de finale de Top 14 entre le Stade français et La Rochelle (45-5). Contrairement à celui de la veille entre Pau et le Racing 92 (31-33), les Parisiens ont verrouillé très vite leur ticket pour Marseille, ayant déjà creusé l’écart à la pause (19-0) et ont déroulé ensuite pour remporter avec aisance leur premier match de phase finale depuis 2015. Tiens tiens, l’année de leur dernier titre !
On image volontiers la frustration de Ronan O’Gara lors de ce barrage. Terminer si fort la saison régulière pour rentrer in-extremis dans le top 6, pour au final exister si peu dans ce match couperet tellement dur à aller chercher ! Durant quarante minutes, les Maritimes n’ont pratiquement pas vu la couleur du ballon, passant leur temps à défendre. Avec générosité et abnégation, mais ils ne pouvaient pas sortir indemne d’un tel manque de possession.
Si Lagivala (14e) et Alldritt (25e) ont chacun sauvé un essai, et si Louis Carbonel a laissé huit points en route au pied, les Rochelais sont quand même entrés au vestiaire avec un gros retard, la faute à un doublé du flanker Romain Briatte (6e, 28e) et un essai du virevoltant arrière Leo Barré. Une dernière réalisation très caractéristique de la physionomie de la rencontre. L’arrière rochelais Davit Niniashvili, ayant besoin de souffler, a effectué un arrêt de volée sans pression et n’a pas trouvé la touche ensuite, permettant à Barré de jouer un beau une-deux avec Dakuwaqa (34e).
LE SHOW DE LÉO BARRÉ 🤩
Le Stade Français s’échappe au score dans ce barrage face à La Rochelle 🔥#SFSR pic.twitter.com/lLfG1gdWii
VIDEO— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) June 14, 2026
Un triplé pour Briatte
Si La Rochelle a pu enfin ouvrir son compteur en deuxième période par Jules Favre (53e), elle n’a pas pu changer le cours de son destin. Appuyant sur sa domination outrageuse en mêlée, le Stade français a notamment inscrit deux essais de tableau noir en touchant à chaque fois l’aile de l’Anglais Joe Marchant (53e, 71e). Il a aussi été porté par un Jeremy Ward destructeur au plaquage et une troisième ligne d’enfer, avec un Yoan Tanga stratosphérique face à son ancienne équipe et un Romain Briatte prolifique comme rarement.
Déjà auteur d’un doublé dans le premier acte, le plus grand fan de Christophe Maé a vu triple dans les derniers instants de la partie, profitant d’un ultime ballon perdu par les Rochelais (80e+1). Un hat-trick pour corser un peu plus une note déjà très salée, et envoyer un message clair à la concurrence et surtout à Montpellier : il faudra bien compter sur ces Soldats roses gonflés de confiance pour jouer les troubles-fête la semaine prochaine à Marseille.
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