Des derbies à gogo pour lancer le sprint final du Top 14
Après deux semaines marquées par les joutes européennes, le Top 14 revient en mettant les derbies à l’honneur, lançant une dernière ligne droite où la lutte pour la phase finale semble des plus indécises.
Au premier rang des batailles à scruter, la course à la deuxième place devrait faire rage lors des six dernières journées.
Douze points derrière l’incontestable leader toulousain, trois équipes abordent ce sprint final à égalité, avec 59 unités : la Section paloise, révélation de la saison en cours, le Stade français, revenant de l’enfer vécu l’année dernière, et l’Union Bordeaux-Bègles, fraîchement qualifiée pour le dernier carré de la Champions Cup.
Lors de cette 21e journée mettant en avant les rivalités régionales, les Béarnais iront défendre leur fragile deuxième place, synonyme de qualification directe en demi-finale sur la pelouse de l’Aviron bayonnais samedi (16h35).
Les hommes de Sébastien Piqueronies, qui retrouvent leur ouvreur Joe Simmonds, comptent profiter des difficultés connues par Bayonne (10e, 45 pts) cette année à Jean-Dauger.
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🔥 Nos 23 ???? ?? ????? pour le déplacement de samedi après-midi à Bayonne ! #ABSP #TOP14 #HonhaSection pic.twitter.com/OwgoKLk27S
— Section Paloise Béarn Pyrénées (@SectionPaloise) April 17, 2026
Un derby francilien à fort enjeu
Sur la bonne vague après son succès épique contre Toulouse en quart de Champions Cup (30-15), l’UBB, très remaniée, fera aussi un court déplacement pour rallier La Rochelle (9e, 45 pts) en ouverture de la journée (14h30).
Face à des Maritimes dans l’obligation de l’emporter pour continuer de rêver aux phases finales, le manager Yannick Bru a dû composer avec la nécessité de gérer son groupe, alors que se profile la demi-finale de Champions Cup contre Bath le 3 mai.
Le troisième larron, le Stade français, ira dimanche à Nanterre pour le derby francilien face au Racing 92, qui compte autant de victoires que son voisin en Top 14 mais pointe à neuf longueurs au classement, la faute au manque de bonus et à des matchs perdus à la dernière seconde, comme contre Pau lors de la précédente journée. Un revers à Paris-La Défense Arena et les Ciel et Blanc verraient le wagon du top 6 s’éloigner dangereusement.
« On arrive dans le money time. Il faut une prise de de conscience individuelle, de discipline mentale : ‘Qu’est-ce que je fais à certains moments du match, est-ce que j’arrive à contrôler mes émotions, est-ce que j’arrive à être efficace pour l’équipe?’. C’est une discipline mentale individuelle, pour rester dans le collectif », a expliqué le manager des Franciliens Patrice Collazo, au sortir d’un stage au Cap Ferret avec son groupe.
On se retrouve dimanche pour un nouveau ????? ???? ???????? à @ParisLaDefArena ?
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— Racing 92 (@racing92) April 14, 2026
À quitte ou double pour Castres
Vaincu par l’UBB dans cette compétition mais loin devant la concurrence en championnat, le leader toulousain n’a pas le meilleur des déplacements pour se relever en douceur: il fera la route jusqu’à Castres, où les Tarnais comptent bien l’empêcher de repartir avec la victoire, comme depuis 2019.
D’autant que le CO doit à tout prix s’imposer pour viser le top 6. “Ce dont on a besoin, c’est de victoires, mêmes des victoires moches, (…) 6-3 je prends”, souriait jeudi le capitaine castrais Baptiste Delaporte.
Montpellier, qui peut également se mêler à la lutte pour la deuxième place (5e, 57 pts) visera une nouvelle victoire contre le barragiste perpignanais, alors que son premier poursuivant, l’ASM (52 pts) voudra consolider sa sixième place lors de la réception du LOU.