Édition du Nord | US
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Le WXV Global Series : étape cruciale du XV de France féminin avant Australie 2029


France's scrum-half Pauline Bourdon Sansus (2L) runs with the ball during the Women's Six Nations international rugby union match between France and England at the Stade Atlantique in Bordeaux on May 17, 2026. (Photo by GAIZKA IROZ / AFP via Getty Images)
Comments
Comment

François Ratier ne prend pas le WXV Global Series à la légère. Mi-août, à Capbreton, il a réuni pendant trois jours ses avants de devant pour un stage entièrement consacré à la conquête. Au même moment, à Biarritz, plusieurs arrières bleues disputaient la première étape du SuperSevens. Le sélectionneur a fait la navette entre les deux sites, l’œil rivé sur les joueuses convoquées pour la série internationale de six matchs qui s’ouvre cet automne. Et fin août, tout ce monde s’est retrouvé à Marcoussis pour un stage de préparation complet, avant le match d’ouverture face à la Nouvelle-Zélande, le 12 septembre à Lyon.

Ce niveau d’organisation trahit un entraîneur qui voit loin, au-delà de la brève échéance. Car l’objectif de Ratier ne se limite pas à cette édition du WXV Global Series. L’horizon est ailleurs, à trois ans et à l’autre bout du monde.

ADVERTISEMENT

Une reconstruction en marche

Le WXV constitue la deuxième compétition du nouveau cycle bleu, lancé après la déception de la Coupe du Monde de Rugby 2025. Nouveau sélectionneur nommé en novembre, nouveau staff installé à Marcoussis en janvier, groupe rajeuni réuni pour la première fois en février, philosophie de jeu encore en construction : tout est encore très frais. Les Bleues abordent en réalité le cinquième des onze matchs de la première année d’un chantier de trois saisons, censé déboucher sur une candidature sérieuse à la Coupe du Monde de Rugby féminine 2029, organisée en Australie.

Les premiers signes sont encourageants. France a présenté la meilleure défense du Tournoi des Six Nations féminin la saison passée, avec une attaque désormais bâtie sur le mouvement permanent et la vitesse, éloigné du jeu direct pratiqué ces dernières années. Les joueuses elles-mêmes disent avoir adhéré au projet.

« Nous avons pu exprimer notre style de jeu de manière très aboutie, nous l’avons montré tout au long du tournoi », avait confié Manaé Feleu à l’issue de la finale du Tournoi, perdue face à l’Angleterre. La deuxième-ligne, habituelle capitaine des Bleues depuis 2023, manquera la totalité du WXV pour se consacrer à ses examens de médecine. La fédération a depuis annoncé que Pauline Bourdon Sansus, demie de mêlée toulousaine et joueuse la plus capée du groupe avec 76 sélections, assumera le capitanat pour les six rencontres de cet automne.

La confiance, elle, a grandi au fil du Tournoi. « Nous avons un projet plus abouti, nous sommes heureuses de jouer ce genre de rugby », avait ajouté Bourdon Sansus. « Je ne m’attendais pas à ce que nous soyons capables de faire cela en huit semaines. »

Un calendrier redoutable

Le tirage aurait pu être plus dur, seule l’absence de l’Angleterre, intraitable depuis dix-huit victoires consécutives sur la France, l’épargne d’un adversaire supplémentaire. Il n’en reste pas moins que Ratier affronte deux des trois nations classées devant la France au classement mondial World Rugby, sur les six rencontres de ce tournoi itinérant étalé sur sept semaines.

Les Bleues croisent le Canada, finaliste de la dernière Coupe du monde et troisième nation mondiale, puis la Nouvelle-Zélande, deuxième au classement et vainqueure sans trembler de la petite finale disputée en Angleterre l’an dernier, à quatre reprises. Elles retrouvent également l’Australie, autre équipe en pleine reconstruction et pays hôte de la Coupe du Monde de Rugby 2029, du côté d’Aix-en-Provence.

Concrètement, les Françaises affrontent la Nouvelle-Zélande le 12 septembre à Lyon, l’Australie le 19 à Aix-en-Provence, puis le Canada le 26 à La Rochelle, avant un déplacement en Nouvelle-Zélande pour trois nouveaux matchs face aux Black Ferns, les 17, 24 et 31 octobre, à Hamilton, Whangarei et Christchurch. C’est exactement le défi que réclamait Ratier pour ce deuxième jalon de son chantier vers 2029.

VIDEO

Les joueuses à suivre

Morgane Bourgeois pourrait profiter de l’absence de Pauline Barrat, victime d’une troisième grave blessure au genou en cinq ans à l’issue de la saison d’Élite 1, et éloignée des terrains jusqu’au début 2027. L’arrière bordelaise avait perdu son maillot au profit de la Toulousaine au coup d’envoi du Tournoi des Six Nations 2026 ; l’absence de sa rivale lui redonne une occasion de le récupérer.

Ratier dispose d’une autre option au poste, en repositionnant Anaïs Grando, de Romagnat, sur son poste de prédilection, elle qui a été redéployée à l’aile avec succès pendant le Tournoi. Mais Bourgeois offre une régularité et une solidité, ainsi qu’un pied puissant et précis, que le sélectionneur ne peut ignorer. Elle n’a rien d’une simple doublure.

Teani Feleu a enfin pu évoluer en équipe de France à son poste favori, au centre, plutôt qu’en troisième-ligne. Elle a crevé les défenses irlandaise, écossaise et anglaise pendant le Tournoi des Six Nations 2026, rappelée dans le groupe après la blessure de Joanna Grisez au premier match, puis titularisée à la suite de la sortie sur blessure de Gabrielle Vernier lors de la deuxième rencontre. Vernier, de retour, et la révélation Aubane Rousset, qui a fêté sa première sélection pendant le Tournoi, disputent désormais la place de titulaire à la cadette des sœurs Feleu. La France dispose là d’une joueuse hybride au talent rare.

Pronostic

Performance et progression ne sont pas les mots qui enflammeront les supporters bleus avant ce WXV Global Series. La consigne prioritaire reste de consolider les progrès constatés lors du Tournoi des Six Nations, tout en corrigeant les erreurs évitables commises, notamment lors de la défaite décisive face à l’Angleterre. Car la Nouvelle-Zélande et le Canada savent sanctionner les fautes presque aussi sévèrement que l’équipe de John Mitchell l’avait fait en mai dernier.

Ces erreurs contre l’Angleterre ne relevaient ni de l’exécution ni du niveau de jeu, mais d’un excès de précipitation et d’une volonté trop marquée de conserver le ballon vivant face à un adversaire plus puissant, quand un temps de jeu supplémentaire et davantage de calme auraient mieux servi la cause. Les joueuses elles-mêmes l’avaient reconnu après la rencontre.

L’ailière Léa Murie avait admis : « Nous nous sommes un peu emballées. Il faut que nous soyons plus sélectives. »

Personne ne doit s’attendre à un sans-faute français cette année, ni à quoi que ce soit qui s’en approche. Mais des victoires à domicile, et des prestations à construire lors des déplacements à Hamilton, Whangarei et Christchurch, sont à la portée des Bleues.

Related

Actus, exclus, stats, matchs en direct et plus encore ! Téléchargez dès maintenant la nouvelle application RugbyPass sur l'App Store (iOS) et Google Play (Android) !

ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

Close Panel
Close Panel

Edition & Time Zone

{{current.name}}
Set time zone automatically
{{selectedTimezoneTitle}} (auto)
Choose a different time zone
Close Panel

Editions

Close Panel

Change Time Zone

Close
ADVERTISEMENT