Cros l'admet, Toulouse a souffert face à Vannes
« Le visage qu’on a affiché aujourd’hui, je pense que c’était ce qu’on peut faire de mieux », a estimé Jean-Noël Spitzer, l’entraîneur du RC Vannes, malgré sa défaite face au champion de France toulousain 23-29 à Rennes lors de la troisième journée de Top 14.
Après deux prestations qui avaient laissé ses supporters sur leur faim, Vannes a retrouvé, porté par les 28 477 spectateurs du Roazhon Park, les vertus aperçues il y a deux ans, lors de son premier passage dans l’élite. Enthousiasme, solidarité, générosité, c’était le strict minimum pour exister face à un Toulouse qui avait fait tourner son effectif mais qui n’a pas pris le promu à la légère, même s’il a fallu attendre la 67e minute pour voir entrer Antoine Dupont. « J’ai retrouvé une équipe beaucoup plus investie collectivement, dans un rapport de force qui a fini par nous être défavorable », a poursuivi Spitzer.
Injuste de repartir bredouille
Malgré la défaite, les Bretons peuvent trouver injuste de repartir une nouvelle fois bredouilles après tant d’efforts. Les essais d’Eric Marks en début de match, 10 à 0 à la 6e minute, puis celui, très aérien, de Ben Stevenson en coin, qui avait ramené les siens à un point des visiteurs, 23 à 24 à la 49e, ont récompensé de nets progrès. Mais il restera aussi des regrets, comme cette pénalité à 40 mètres face aux poteaux ratée par un Maxime Lafage habituellement si fiable au pied, à la 8e minute.
Sont venus ensuite les pilonnages stériles de la ligne toulousaine, à la 21e puis à la 31e minute, malgré un drop d’Anthony Bouthier et une pénalité de Lafage qui avaient donné neuf points d’avance aux Bretons, 16 à 7. Le club vannetais ruminera sans doute sa terrible erreur sur l’engagement suivant cette pénalité, alors que Toulouse venait d’être réduit à quatorze après un carton jaune infligé à Cyril Baille.
Un goût d’inachevé
« C’est bien de gagner ce soir, mais il y a pas mal de choses qui n’ont pas été, notamment l’entame de match », a reconnu François Cros, troisième ligne toulousain. « C’est pour ça qu’on se met vite en danger et qu’on est vite détachés. Mais ce qui est bien, c’est qu’on a réussi à réagir et à rester au contact. »
Toulouse repart donc avec le sentiment du devoir accompli, même sans bonus offensif, dans ce qui restera un match-piège. « On peut être fier de nous », résume de son côté Francisco Gorrissen, le capitaine breton. « On s’était dit avant de rester dans le match quatre-vingts minutes et de rentrer au vestiaire vide, sans énergie, parce qu’on aurait tout donné. Après, c’est vrai que Toulouse est une équipe magnifique et la première opportunité suffit pour qu’ils marquent des essais de tous les coins du terrain. »
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