Dernière place possible : le cauchemar anglais n'est pas fini
L’Angleterre est en crise et son sélectionneur Steve Borthwick sur la sellette. Déjà battu par l’Ecosse et l’Irlande dans le Tournoi des Six Nations 2026, le XV de la Rose s’est incliné pour la première fois de son histoire face à l’Italie samedi 7 mars à Rome (23-18).
Un choc pour les Anglais, futurs adversaires des Français en conclusion du Tournoi 2026 samedi prochain au Stade de France. Face à un adversaire qu’ils avaient toujours battu en 32 confrontations, ils ont concédé une troisième défaite consécutive, après leur revers en Ecosse (31-20) et leur déroute contre l’Irlande à domicile (42-21).
Les hommes de Steve Borthwick ont pourtant rallié les vestiaires en tête à la pause (12-10) grâce à deux essais de Tommy Freeman (25e) et de Tom Roebuck (41e). Ils ont même compté jusqu’à huit points d’avance (18-10) après deux pénalités de Fin Smith (44e et 53e).
Mais dominés physiquement et usés par leurs adversaires, ils ont ensuite perdu complètement pied, en concédant treize points, sans en inscrire un seul.
En double infériorité après les exclusions de Sam Underhill (56e) puis Maro Itoje (64e), ils ont cédé face au réalisme d’Alessandro Garbisi devant les poteaux (100% de réussite, trois pénalités et deux transformations pour treize points inscrits) et à la puissance de la mêlée de la Nazionale.
Ce résultat place désormais l’Angleterre dans une situation périlleuse avant son déplacement en France pour le Super Saturday. Pire, le spectre de la dernière place plane – improbable, mais réel – si les hommes de Borthwick s’inclinent à Paris pendant que le Pays de Galles s’impose avec le point de bonus face à l’Italie à Cardiff.
Borthwick face aux doutes
Interrogé sur sa légitimité à mener l’Angleterre vers la Coupe du Monde de Rugby 2027 en Australie, Steve Borthwick n’a pas cédé un centimètre :
« Absolument. Cette année particulière, le Tournoi des Six Nations avant la Coupe du monde, nous l’avons déjà vu avec l’équipe d’Angleterre, notamment en 2018 [quand l’Angleterre avait terminé cinquième avec deux victoires], puis l’équipe était dans une très bonne position l’année suivante lors de la Coupe du monde [en atteignant la finale].
« C’est dur de perdre. Nous sommes loin du niveau attendu, en résultats comme en performances ; et nous ne le cachons pas. J’ai dit que l’intensité lors du dernier match n’était pas à la hauteur. Cette fois, je pense que l’intensité était bien meilleure, pendant 60 minutes l’équipe a fait beaucoup de bonnes choses aujourd’hui.
« La progression de l’équipe au cours des douze derniers mois a été très, très solide. On voit la vision de là où l’équipe va, on voit la nature des joueurs qui émergent. C’est une période difficile et ce que nous allons faire, c’est en tirer les leçons et veiller à être une équipe plus forte à l’avenir. »
La discipline, plaie ouverte
Sept cartons jaunes et un rouge en quatre matchs. Le bilan disciplinaire du Tournoi est accablant, et Borthwick le sait mieux que quiconque :
« Ce qui est décevant, c’est l’impact des cartons sur le résultat. Ce n’est pas acceptable ; nous l’avons toujours dit clairement. Sept jaunes et un rouge en quatre matchs, c’est bien trop. Face à des adversaires de ce niveau, vous payez cash. La 65e minute a été le moment charnière. Pourtant, l’équipe avait réalisé beaucoup de bonnes choses, elle s’était mis en position de gagner et semblait maîtriser la rencontre. »
La route vers Paris s’annonce longue pour un XV de la Rose qui devra, en une semaine, retrouver l’essentiel : la discipline et l’efficacité offensive qui avaient fait sa force lors des douze victoires consécutives précédant ce Tournoi cauchemardesque.
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