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France - Italie à Grenoble : le crash test du XV de France féminin version Ratier

Entraînement de l'équipe de France féminine à Grenoble - 9 avril 2026. Photo : @FranceRugby

Si supporters et observateurs se focalisent déjà sur le Crunch final du 17 mai, François Ratier refuse d’enjamber ainsi le Tournoi des Six Nations féminin qui lui servira d’apprentissage. Car autant sur le plan international il a une certaine expérience (qui s’est arrêtée il y a quand même neuf ans alors qu’il était à la tête de l’équipe féminine du Canada), sur le plan européen, il reste encore un novice. Et au vu de l’évolution rapide du rugby, lui aussi risque gros avec ce nouveau poste.

Un premier test contre l’Italie

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Après la désillusion de la 4e place à la Coupe du Monde de Rugby 2025 en Angleterre, les Bleues nouvelle formule vont se mesurer à l’Italie samedi 11 avril, en ouverture du Tournoi.

Rencontre
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« On va déjà essayer de battre l’Italie », avance prudemment l’ancien manager du Stade bordelais et ex-sélectionneur des Canadiennes. « Il y a des centaines d’exemples dans le sport où se projeter trop loin, c’est un retour de bâton. Donc l’Italie, c’est un cliché, mais c’est vrai. Un match à la fois, c’est un autre cliché, mais c’est vrai en ce qui nous concerne aujourd’hui. Et effectivement, se donner le droit d’affronter les championnes du monde sur le dernier match. L’objectif du Tournoi, c’est de le gagner, sinon c’est même pas la peine d’y rentrer.

«  C’est ce qu’on va valider samedi qui compte. Là, je vous dis ça, mais samedi faut pas se casser la gueule ! »

« Il y a des choses, des indicateurs qui nous disent que les joueuses maîtrisent déjà des bases du projet, des bases suffisantes pour jouer et comprendre ce qu’on fait. Est-ce qu’on est abouti ? Ben bien sûr que non. Mais en tout cas, on est en phase avec les joueuses, avec le staff sur le rugby qu’on veut mettre en place. Mais c’est ce qu’on va valider samedi qui compte. Là, je vous dis ça, mais samedi faut pas se casser la gueule ! »

VIDEO

La France a remporté 26 des 31 matchs contre l’Italie

Il a raison de se méfier des Italiennes, François Ratier, même si la France a remporté 26 des 31 matchs disputés jusqu’à présent entre les deux formations dont le dernier lors de la dernière coupe du monde en Angleterre (24-0) ; c’était alors la 10e fois que la France empêchait l’Italie de marquer. La dernière victoire des Italiennes remonte à 2022, à un match de préparation à la Coupe du Monde de Rugby féminine.
Depuis, les Bleues ont enchaîné cinq victoires de rang et cela fait désormais sept ans que les Italiennes n’ont plus battu les Françaises dans le Tournoi. Mais avec un groupe très solide cette année, le sélectionneur Fabio Roselli va tout faire pour surprendre son homologue français.
« Aujourd’hui, elles ont une quinzaine de joueuses qui jouent en France, quelques-unes qui jouent en Angleterre, donc c’est des joueuses qui s’entraînent. Sur ce point, on est sur un pied d’égalité; elles ne sont pas quelque part dans une province italienne à jouer trois matchs par an », constate le sélectionneur tricolore.

Pourquoi il faut se méfier des Italiennes

« Elles jouent dans les clubs français, elles jouent dans les clubs anglais. C’est des Latines comme nous, donc parfois on va dire qu’il peut y avoir un manque de constance. Nous, ce qu’on essaie justement avec l’équipe de France, c’est d’apporter plus de constance, plus de maîtrise de ce qu’on fait et moins de réaction, ou en tout cas quand il y en a, des réactions qui sont positives et pas en réaction à une situation perdue.
« Les Italiennes, c’est des joueuses qui montent fort, qui agressent l’adversaire, elles sont assez similaires dans l’état d’esprit à leur équipe masculine. Sauf que quand on voit l’équipe masculine aujourd’hui, c’est plus que ça. Et je connais leur entraîneur, je sais que son objectif, ce n’est plus d’être lui non plus une équipe à réaction.
«  Il a dit dans la presse, sur des articles qui mettaient un point d’orgue à réussir ces entames de match, parce que c’était quelque chose chez les Italiennes qui était une problématique. Nous, notre objectif, c’est de leur faire manquer leur entame de match en réussissant la nôtre. En se disant que si c’est ça leur objectif, si dans les 20 premières minutes on peut déjà casser leur objectif et les faire douter, après on sera dans une meilleure position. »

Évolutions tactiques

Arrivé en novembre, dans le fauteuil occupé par le duo Gaëlle Mignot – David Ortiz, François Ratier a opéré un grand chambardement chez les Bleues pour ce premier rendez-vous, avec six joueuses à zéro sélection, dont trois titulaires dans un XV de départ toujours conduit par la capitaine Manae Feleu.

Et des évolutions tactiques, avec le recul comme flanker de la capitaine Manae Feleu, et le glissement au centre de l’ailière Joanna Grisez et ses jambes de feu.

Sur le papier, les Bleues seront favorites, avec une seule défaite, qui remonte à 2019, sur leurs dix derniers rendez-vous contre l’Italie. Et un 24-0 lors de la dernière Coupe du monde. Mais François Ratier se méfie d’une Nazionale dont la plupart des joueuses évoluent en France ou en Angleterre. D’où un banc des finisseuses en 6-2, avec six avant en réserve, « pour les marquer ».

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Jamais encore l’Italie n’a battu la France chez elle. Pour la première de François Ratier, ça ferait désordre si ça arrivait…

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Nickers 3 hours ago
The All Blacks strongest midfield partnership for the next World Cup is already clear

Under Schmidt Jordie was a constant attacking threat. I don’t think he has been asked to play that role over the past couple of years. He generally receives the ball while we are on the back foot and there are very few options available, and where running in particular is the worst option.

Not so much splitting the field but having lots of options and lots for the defence to think about. If the 9 can go to the 10 who is up flat, who in turn has a pod with another back in it say Jordan in the boot, and another player like Jordie/BB/Dmac out the back coming into the line with players inside and outside them (could be Jordan) it’ a very dynamic situation with 3 options, 2 of which could be kick/long pass as well as run. Having that final player out the back as a strong kicker and distributor/decision maker gives you so many opportunities. As good as Jordan is, he is not a playmaker the way those other guys are. His strength is running and timing, so when he has the ball that is the main thing the defence has to worry about, and the main way he will hurt you. Only one 10 on the field let’s the defence know the 9 only really has one option, 2 at best. Leaving players like Jordan to roam to where he thinks there is space and having two or three players that can find him, rather than him being involved in the spine makes the backline far more potent.



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