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Dumora, sa nouvelle vie d'entraîneur à Castres : les migraines ont remplacé les courbatures

L’entraîneur français de Castres, Julien Dumora (au centre), s’échauffe avant le match de Top 14 entre le Castres Olympique et l’US Montauban au Stade Pierre-Fabre, à Castres, dans le sud de la France, le 28 mars 2026. (Photo : Valentine Chapuis / AFP via Getty Images)

Crampons au pied, silhouette affutée et regard perçant : comme depuis plus de dix ans, Julien Dumora est chez lui au Castres Olympique. Sauf qu’il a troqué son maillot de joueur pour une casquette d’entraîneur adjoint.

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« Les débuts de semaine et les lendemains de match sont forcément meilleurs… » : plus de courbature, plus d’hématome, mais parfois, des migraines.

En juin dernier, au soir d’une défaite avec les honneurs à Mayol contre Toulon en barrage de Top 14, Julien Dumora a mis un terme à une carrière professionnelle démarrée près de 20 ans plus tôt sous les couleurs de la Section paloise, basculant tout de suite dans le staff tarnais, en charge de l’entraînement des arrières.

Une transition préparée depuis longtemps

Une décision réfléchie, prise en cours de saison, à la demande de Xavier Sadourny, fraîchement nommé au poste de manager.

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« Je l’ai su assez tôt dans la saison, j’ai pu petit à petit me projeter, faire doucement le deuil de l’arrêt de ma carrière de joueur », explique l’ancien arrière ou ouvreur, champion de France 2018 avec le CO.

“J’ai eu un moment compliqué à l’annonce qui a été faite au groupe au mois de février-mars”, concède-t-il, estimant tout de même avoir connu une dernière saison idéale sportivement, ponctuée d’un quart de finale de Champions Cup et d’une qualification en phase finale du Top 14.

Des Crabos à l’équipe fanion du CO

Les formations se sont ensuite enchaînées rapidement pour cet ex-trois-quarts qui avait déjà goûté au monde du coaching.

Passé le cap des 35 ans, le natif d’Arudy, dans le Béarn, avait endossé ses premières responsabilités d’entraîneur en s’occupant de l’équipe de jeunes des Crabos.

« J’ai pris énormément de plaisir, ça m’a vraiment plu et j’ai senti que peut-être c’était ma destinée. »

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L’étape suivante ? Transposer ses compétences au staff de l’équipe première, où il est arrivé en 2014 et dont il connaît la quasi totalité des hommes pour les avoir côtoyés durant des années, en tant que coéquipier.

« Je n’ai pas changé ma façon d’être avec eux, on est toujours dans la communication, dans l’échange, le partage » assure un Julien Dumora bien épaulé par Xavier Sadourny sur les questions de management.

Son ancien concurrent et désormais successeur à l’arrière, Théo Chabouni, voit d’un bon oeil ce passage du groupe pro au staff. En tant que joueur, « c’était vraiment une concurrence saine, il a toujours été là, derrière les autres. C’était un grand leader, et il l’est toujours avec le staff. »

Julien Dumora et Julien Tastet, adjoints de Xavier Sadourny à Castres. (Photo by Valentine CHAPUIS / AFP via Getty Images).

« Dès que je rentre à la maison, l’ordinateur, je ne le touche plus »

A l’orée de cette nouvelle vie, le dialogue se poursuit donc entre l’athlète de 38 ans, qui s’est « mis à galoper » en se prenant de passion pour le trail, et ses cadets.

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« C’est hyper important d’avoir des retours des joueurs, des questionnements, de l’interaction, j’aime bien quand c’est animé, quand c’est dans les deux sens, et pas que directif. »

Trouver l’équilibre entre performance et bien-être

Avisé sur la question du bien-être mental, d’actualité dans le rugby français après l’épisode Pierre Mignoni à Toulon, et attentif à sa santé psychologique après un début de saison « la tête dans le guidon », Dumora cherche à se ménager des « sas de décompression ».

« Dès que je rentre à la maison, l’ordinateur, je ne le touche plus. Etre à la maison en famille, c’est important, tout comme pouvoir s’aérer la tête. Je me rends compte que maintenant que j’ai basculé, les saisons passent encore plus vite que quand tu es joueur. »

Sa première sur le bord du terrain n’est pourtant pas terminé avec pour lui et ses joueurs encore pas mal d’enjeux. Toujours engagé en Champions Cup avec un huitième de finale terrible à négocier à Northampton vendredi, le CO s’accroche encore à l’espoir d’une qualification pour la phase finale de Top 14, lui qui compte cinq points de retard sur Clermont, sixième.

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J
JW 11 minutes ago
New report details source of Ardie Savea's All Blacks frustrations

Yeah it’s hard to be critical of Razor but of choices in his first year of the loosies he constantly played Ardie at 8. It would seem that was always the plan and that Hoskins was surplas to requirements (7, with Dalton then Cane, as was fairly happy with but understand the calls to drop Cane for his last test, along with TJ, and 6 was shared around nicely I thought) and he didn’t have the alround game of Ardie to simply overtake him at 8 (and use Ardie elsewhere). Of course he did that exact thing next year, too late for HS. Then last year 7 was fine if though the same problem was brought about by using Ardie (always leaves a component of a back three missing) there so often stopping Dalton from getting opportunities. At 6 Parker just had one or two too many games for me but 8 was shuffled around nicely, even if I don’t know why Lakai was thought to be the key there.

Of course a lot of rotation was brought about by, you guesed it, injury, still. Now to be fair to Razor, in reality we have no idea if he had to manage Ardie this way, based on NZRs desires with his contract (we have seen them move heaven and earth to retain him), and if he benched him often whether that would have caused him to leave or not. Or even that Hoskins would have accepted a jersey unless it was with a single digit on it, and a regular pick, as he had had to work his way back to the team without a big bump in his contract (of loosing AB selection early on) of other people his standing, so he also might have still put his family and therefor more over the jersey.



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