À l'usure, Montpellier croque le Stade français et rejoint Toulouse en finale du Top 14
D’une demi-finale à l’autre, deux scenarios différents. Un cavalier seul le vendredi, un match bien plus serré comme on les attend à pareil niveau le lendemain. Comme prévu, il n’y a pas eu un monde d’écart entre Montpellier et le Stade français et comme prévu aussi, les débats se sont plus centrés sur la prise de l’axe du terrain et sur le combat d’avants. Le rugby qui permis aux Héraultais de terminer à la deuxième place de la saison régulière et de remporter son bras de fer samedi au Vélodrome (25-15).
Cette demie a pourtant connu cinq minutes de folie dans le premier quart d’heure. Le MHR a lancé les hostilités avec une attaque de ligne tranchante de l’ouvreur Domingo Miotti suivie d’une passe à hauteur dans le bon tempo pour l’inoxydable Tom Banks, 2 000 minutes de Top 14 dans les jambes cette saison mais toujours les cannes pour finir le coup en solo (10e). Une première banderille bleue suivie d’une réponse rose cinglante.
D’abord avec un essai en première main, Yoan Tanga tranchant le rideau héraultais après une touche parisienne et retrouvant son numéro 9 Tawera Kerr-Barlow à son intérieur (13e). Et pratiquement dans la foulée, un nouveau lancement stadiste bien exploité après une récupération de balle en touche, et un Peniasi Dakuwaqa cheveux roses dans le vent pour récupérer une passe rasante au pied de Jeremy Ward dans le dos de Banks (15e).
Dakuvaqa sort les cannes pour conclure la magnifique action collective des parisiens 😮💨#MHRSFP pic.twitter.com/LogJN2bWCV
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) June 20, 2026
Taofifenua sauve le MHR
Deux essais encaissés en deux minutes, pas vraiment le genre de la maison montpelliéraine, la plus hermétique de la saison de Top 14, qui a eu besoin de cette alerte pour resserrer les boulons. Revenu à une physionomie de jeu plus pragmatique qu’il préfère, le MHR est repassé devant avant la mi-temps grâce à deux pénalités de Miotti, impeccable au pied et a même pu augmenter un peu son avance en début de seconde période (19-15) alors que le pilier parisien Paul Alo Emile terminait ses dix minutes au frigo pour un plaquage haut (33e).
C’est lorsque les Montpelliérains sont un peu sortis de ce rugby austère qu’ils adorent qu’ils ont reçu un autre avertissement, cette fois sans frais. Alors qu’ils tenaient le ballon dans le camp parisien, ils se sont surpris avec à multiplier les passes et la balle est tombée. Louis Carbonel l’a poussée loin devant, Joe Marchant est arrivé le premier et il a fallu un geste extraordinaire de Donovan Taofifenua pour passer sa main sous le ballon juste avant de pénétrer avec son adversaire dans l’en-but (66e).
Le tournant de cette demie pour Montpellier, qui, après avoir manqué l’essai du K.O sur un coup d’éclair depuis son camp du même Taofifenua, a pu se mettre à l’abris d’un essai transformé grâce à sa mêlée qui lui a rapporté six points en seconde période (72e). Et tenir cette avance jusqu’au bout, grâce à sa défense plus prise à défaut après le premier quart d’heure de jeu. Une des forces de cette équipe qui va revenir au stade de France quatre ans après son dernier Bouclier de Brennus pour ce qui s’annonce comme une véritable opposition de style face au Stade toulousain.
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