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L'animation offensive, un chantier toujours en cours d'amélioration pour ces Bleus perfectionnistes

Les Bleus saluent leur public après la victoire lors du premier match du Tournoi des Six Nations 2026 contre l'Irlande au Stade de France. (Photo by Alain JOCARD / AFP via Getty Images).

« Tout ne sera pas parfait », avait averti Fabien Galthié avant l’ouverture du Tournoi des Six Nations contre l’Irlande. Et tout ne l’a pas été, malgré la belle victoire (36-14) des Bleus. Patrick Arlettaz, l’entraîneur des lignes arrières, a notamment regretté en début de semaine l’inefficacité des lancements de jeu contre le XV du Trèfle.

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« Ça se joue souvent à des petits détails, mais effectivement on n’a pas réussi à élever nos standards sur ce secteur du jeu, alors qu’on sait que ça peut-être une grosse rampe de lancement pour nous, a reconnu mercredi l’ailier palois Théo Attissogbe, auteur du cinquième essai bleu le 5 février au Stade de France. Donc on s’y est un peu plus attardé cette semaine, et on va essayer de s’en servir un petit peu plus ce week-end. »

Si le chantier de l’attaque est complexe, c’est surtout parce qu’il se construit sur le long cours. « Quand on sort une nouvelle organisation, il faut quasiment deux compétitions pour aboutir », expliquait Fabien Galthié après la victoire contre les Fidji à l’automne, rappelant que la nouvelle animation offensive des Bleus avait été inaugurée lors de la tournée en Argentine en juillet 2024.

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« Elle nous a vraiment permis de performer sur le Tournoi 2025, mais il n’y a pas de raison qu’elle ne soit pas meilleure encore, et il y a de fortes raisons qu’elle devienne meilleure sur les rendez-vous prochains. » Une promesse forcément alléchante alors que se profile le pays de Galles, moins bonne équipe de la compétition.

Les Bleus plus à l’aise sur les contre-attaques

Meilleure attaque au monde en prenant en compte les cinq matches du Tournoi 2025 et les trois tests d’automne, avec 43 essais, selon le calcul du sélectionneur  – qui écarte au passage les trois tests en juillet en Nouvelle-Zélande – le XV de France est encore perfectible, toujours selon Galthié, qui soulignait par exemple les  « trois occasions nettes » ratées en seconde période lors de la défaite contre l’Afrique du Sud le 8 novembre au Stade de France (17-32).

« Il faut qu’on soit plus précis sur notre système de jeu, sur nos cellules, sur le choix qu’on fait sur le moment », avait insisté l’arrière Thomas Ramos, après la victoire sur l’Australie le 22 novembre (48-33). Paradoxalement, le XV de France n’est pas forcément à l’aise sur le « jeu posé », avait reconnu Gaël Fickou, également après l’Australie. Mais les Bleus sont d’abord « une équipe qui marque beaucoup sur des contre-attaques, sur des faits de jeu », s’était-il défendu, « ça a toujours été comme ça. On n’est pas une équipe de possession. »

« En novembre, ce n’était pas le visage qu’on voulait montrer, a déploré Arlettaz mardi à Marcoussis, niant toute intention du staff de brider les joueurs dans un système rigide. Mais il faut les conditions pour pouvoir prendre des initiatives, dans n’importe quel rugby. Et contre l’Irlande, ils ont pris des initiatives, mais à l’intérieur d’un cadre de jeu. »

Arlettaz attend du mieux

Une structure qui n’a pas diamétralement changé : « C’est le même qu’au Tournoi dernier », même si « bien sûr il y a toujours des évolutions ».

Et Arlettaz de mettre en exergue le troisième essai des Bleus contre l’Irlande, signé Ollivon, après une touche jouée rapidement et la « spéciale » de Jalibert, son petit par-dessus au pied : « Dans cette action-là, c’est un peu ce qu’on aime voir au rugby. C’est Jean-Baptiste Gros qui joue comme un trois-quarts, qui donne à Micka Guillard, qui joue comme un trois-quarts, qui donne à Charles Ollivon, qui finit comme un ailier. C’est sympa. C’est un joli clin d’oeil. »

“Il y a le désordre dont on profite, sur les ballons de récupération, et il y a le désordre que l’on crée. Et moi j’ai toujours été partisan de ça, notre système, notre cadre, doit créer le désordre, ou en tout cas du déséquilibre, a insisté l’ancien centre de l’Usap. Et là justement, je ne suis pas pleinement satisfait des lancements qu’on a faits contre l’Irlande. »

Ses joueurs auront l’occasion de faire encore mieux et de réciter leurs gammes dimanche à Cardiff (16h10) face la défense réputée poreuse du pays de Galles.

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