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Toulouse n'a jamais perdu une finale depuis 2006


Saint-Denis, FRANCE : Frédéric Michalak (à gauche) et Fabien Pelous (à droite), du Stade Toulousain, affichent un air abattu après la victoire de Biarritz lors de la finale du championnat de France de rugby à XV opposant le Stade Toulousain au Biarritz Olympique, le 10 juin 2006 au Stade de France à Saint-Denis, près de Paris. Le Biarritz Olympique s'est imposé 40 à 13. PHOTO AFP LIONEL BONAVENTURE (Crédit photo : LIONEL BONAVENTURE/AFP via Getty Images)
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L’immortalité ou la rédemption ? Le Stade toulousain et sa génération dorée ont l’occasion d’entrer un peu plus dans l’histoire du rugby en décrochant un quatrième Brennus d’affilée samedi 27 juin en finale du Top 14 contre un Montpellier de retour au sommet après avoir frôlé la catastrophe.

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Au moment d’entrer sur la pelouse du Stade de France samedi (21h00), les deux clubs occitans joueront un peu plus qu’une finale. Pour Antoine Dupont et sa bande, il s’agira d’ajouter un 25e titre national au palmarès long comme la Garonne du Stade toulousain, tout en égalant la génération des Cazalbou, Deylaud et de leur président Didier Lacroix avec quatre sacres nationaux consécutifs.

Toulouse face à l’immortalité

Les Rouge et Noir ont remporté cinq des six derniers Brennus, et celui qui manque à leur moisson avait justement pris la direction de l’Hérault en 2022. Contrairement à des Montpelliérains bien occupés au printemps par des distractions européennes et une quête couronnée de succès en Challenge Cup, les Toulousains n’ont cessé, malgré eux, d’avoir le regard rivé vers les phases finales du championnat.

Malgré une domination sportive impressionnante et incontestable en Top 14 et un savoir-faire lors des doublons leur permettant de voir venir, leur saison ne s’est pas déroulée sans accrocs.

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Les affaires d’infractions au plafond salarial du rugby français leur ont coûté deux points au classement cette saison, et toutes ne sont pas soldées. Mais pour les joueurs, le plus gros coup d’arrêt a eu lieu lors de l’élimination en quarts de finale de Champions Cup sur la pelouse de Bordeaux-Bègles, mi-avril.

Depuis, et malgré les absences de cadres comme Mallia et Jelonch, l’entraîneur Ugo Mola a orienté toutes ses forces vers la fin de saison. Avec réussite en demi-finales, le Racing 92 pourra en témoigner pendant longtemps (71-17). De quoi instiller une once de fatalisme dans le discours de Joan Caudullo, manager du MHR : « Si Toulouse est à 100%, c’est quasiment impossible », a-t-il lâché en début de semaine.

Montpellier, la renaissance d’un club

La démonstration réalisée la semaine dernière par les Toulousains après plusieurs semaines repliés sur eux-mêmes peut lui donner raison. « C’est une source de motivation », affirme Caudullo. « Et je n’ai pas envie qu’on finisse comme ça, on va se préparer à faire la guerre », assène le manager, appelant ses hommes à ne pas « regarder jouer » Toulouse, qui pourrait retrouver Thomas Ramos, absent en demies.

« S’ils (Montpellier) ne les défoncent pas je ne vois pas comment ils pourraient les déborder. Je ne vois aucune autre issue pour eux », explique à l’AFP Jean-Baptiste Elissalde, ancien n°9 de Toulouse et dans le staff du MHR de 2020 à 2023. « Il faut contraindre Toulouse à un jeu lent, de collisions », juge-t-il, un secteur où les Héraultais excellent.

Ces derniers arriveront aussi dans l’enceinte dyonisienne surchauffée avec une confiance gonflée par une série de 23 succès lors des 26 derniers matchs. Une vraie renaissance au regard des dernières saisons. En juin 2024, le MHR est passé à quelques instants d’une relégation, sauvé par un coup de pied de Louis Carbonel dans les dernières secondes du barrage d’accession/relégation contre Grenoble.

Les joueurs de 2011… dans le staff de 2026

Deux ans plus tard, l’équipe s’est reconstruite autour d’un staff 100% montpelliérain, bâti autour de Caudullo, intronisé en 2024, et d’anciens comme Geoffrey Doumayrou (défense) ou Benoît Paillaugue (attaque), déjà présents en 2011 lors d’une saison qui s’était achevée par la première finale de l’histoire du club face à… Toulouse, où évoluaient Clément Poitrenaud, Jean Bouilhou et Virgile Lacombe, dans l’encadrement rouge et noir aujourd’hui.

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Montpellier impressionne désormais par sa densité physique portée par un pack ultra-solide et étouffe ses adversaires grâce à la meilleure défense du championnat. Malgré l’absence du patron Yacouba Camara, suspendu, les coéquipiers du capitaine Lenni Nouchi ont la recette, eux qui avaient balayé l’équipe premium de Toulouse 44-14 à Montpellier en début de saison.

En dépit de ces arguments solides, les triples champions de France en titre s’avancent en grands favoris, forts de huit victoires en autant de finales de championnat disputées depuis leur dernière défaite, contre Biarritz en 2006. Chirac était encore président. Une éternité.

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