Comme l’an passé avec le trois-quarts centre fidjien Semi Lagivala, le Stade Rochelais fait son marché dans les rangs de Mont-de-Marsan, en Pro D2. C’est fois, c’est sur Sam Tuifua, troisième ligne centre néo-zélandais arrivé dans les Landes depuis l’été 2025, que l’attention se porte.
Le précédent Lagivala
Alors que l’ancien joueur de NPC (championnat néo-zélandais) est lié avec le Stade Montois jusqu’en 2027, son départ supposerait un accord entre les deux clubs pour une libération anticipée, possiblement avec indemnité, sur le modèle du transfert de Lagivala vers La Rochelle (onze feuilles de match cette saison, dont seulement cinq comme titulaire avec les Maritimes).
Selon plusieurs titres de presse, les discussions sont déjà bien engagées entre les deux parties, mais pourquoi tant d’intérêt de recruter cet avant de 24 ans, décrit comme puissant et explosif ? Première réponse, son rendement en Pro D2.
Sa performance en Pro D2
Tuifua réalise en effet une saison 2025-2026 exceptionnelle avec 16 essais inscrits en 21 matchs (dont 17 titularisations), soit 80 points marqués – ce qui en fait le 8e meilleur marqueur de la saison à la 26e journée. Son triplé lors de la victoire de Mont-de-Marsan face à Béziers (41-24) début mars, qui a sorti le club de la zone de relégation, a commencé à attirer les regards sur lui.
Son expérience dans le monde
Ainsi a-t-on découvert ce profil formé à Karaka en Nouvelle-Zélande, avant de signer pour les Counties Manukau en NPC en 2022–2023, puis de s’envoler en Major League Rugby aux États-Unis pour intégrer la franchise des Dallas Jackals en 2024 (avant leur dissolution en fin de saison) puis les Houston SaberCats en 2025, où il s’est distingué comme un des meilleurs porteurs de balle du championnat.
C’est d’ailleurs pendant sa saison aux Dallas Jackals que Sam Tuifua a battu le record du club du nombre de mètres gagnés ballon en main sur une saison (957 m) tout en inscrivant six essais en dix rencontres, ce qui lui a valu d’être élu « joueur de l’année » du club et d’intégrer la 2e équipe-type de Major League Rugby.
Son physique, son coût
Avec son gabarit (1,88 m pour 116 kg) alliant puissance et explosivité, il avait déjà démontré ces qualités en Major League Rugby avant de briller en Pro D2. Et c’est justement ce qui semble intéresser le staff de La Rochelle avec un troisième-ligne complet capable de peser à la fois dans le jeu courant et dans les zones de combat.
Par ailleurs, le dossier est financièrement intéressant pour les Maritimes puisque la Pro D2 reste un marché nettement moins cher que le Top 14 ou l’international.