Paul Gustard bientôt prolongé à Paris
Le Stade Français a engagé des discussions avec son entraîneur Paul Gustard pour prolonger l’aventure, signe d’une confiance installée après une remontée nette du club parisien en l’espace de quelques mois.
Arrivé en juin 2022 dans la peau d’un spécialiste de la défense, passé auparavant par les Saracens et le XV de la Rose, l’ancien entraîneur des Harlequins et de Leicester a progressivement pris de l’épaisseur. En octobre 2024, il succède à Karim Ghezal (qui a rebondi au LOU) au poste de manager afin de maintenir le club. L’objectif est atteint de justesse avec une 12e place, un point devant Perpignan.
Une remontée spectaculaire
Un an plus tard, le paysage a changé. Paris termine troisième derrière Toulouse et Montpellier, avec 79 points au compteur, soit 33 de plus que la saison précédente, avant de céder en demi-finale de barrage.
Sous contrat jusqu’en 2027, avec une année optionnelle, Gustard s’inscrit déjà dans la durée. Thomas Lombard ne s’en cache pas et confirme la volonté commune d’avancer.
« Il est effectivement sous contrat jusqu’en 2027 avec une année optionnelle. Nous sommes entrés en discussion », a confirmé le directeur du rugby à nos confrères du Midol. « L’idée, évidemment, est de pouvoir continuer et d’officialiser les choses le plus rapidement possible. Il y a une envie mutuelle. Après, il faut qu’on trouve les bonnes conditions. Et qu’on envoie un message à son staff, aux joueurs, aux supporters et à l’ensemble du club pour pouvoir embarquer tout le monde. »
« L’Anglais est méthodique »
L’empreinte anglaise du technicien reste centrale dans le projet parisien. Une influence assumée, mais ajustée.
« L’Anglais est méthodique », dit encore Lombard. « L’Anglais, quand, en plus, il a le pedigree de Paul, peut apporter beaucoup aux Latins que nous sommes. Paul a des process qu’il veut appliquer. C’est un secret de Polichinelle, mais je pense que son aventure avec les Saracens l’a marqué à vie. Ce sont des systèmes qui fonctionnent, qui ont été éprouvés.
Lombard insiste sur cette limite à ne pas franchir. Copier ne suffit pas, et le cadre français impose ses nuances.
« La question, c’est : comment est-ce qu’on les implémente en France ? Parce que dupliquer ne fonctionne pas. Au bout d’un moment, il y a une limite. Et la limite, c’est le fonctionnement du joueur français et la conservation de notre identité. C’est aussi l’historique du club dont il doit tenir compte. Et là, il a été assez adroit. On a pas mal échangé ensemble pour, à un moment, trancher et dire : “Ça, on peut faire” ; “Ça, on s’en inspire” ; et “Ça, on fait moins”. Parce qu’il faut qu’on garde aussi notre ADN, notre histoire et les bonnes choses qui existent ici. »
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