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Le pari Huw Jones commence bien pour Toulon


L'ailier sud-africain de La Rochelle, Dillyn Leyds, plaque le centre écossais de Toulon, Huw Jones, lors du match de Top 14 de rugby à XV opposant Toulon à La Rochelle au Stade Mayol de Toulon, le 12 septembre 2026. (Photo : Miguel MEDINA / AFP via Getty Images)
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Porter l’étiquette de l’un des meilleurs centres du monde n’est pas rien. Depuis son arrivée à Toulon cet été, Huw Jones, international écossais de 32 ans fort de 63 sélections, semble pourtant la porter avec aisance : en quelques semaines, il a déjà conquis le vestiaire varois, malgré deux défaites des Toulonnais.

Contre Bayonne, Jones n’est entré qu’à la 51e minute, remplaçant Mathieu Smaïli, pour ses débuts sous le maillot rouge et noir en championnat. Il a ensuite obtenu sa première titularisation en Top 14 dès la journée 2, aligné au poste de centre (n°13) à côté de Gaël Fickou, dans une équipe qui alignait aussi les recrues Kyle Sinckler, Zach Mercer et Lewis Ludlam.

Sur ses deux premiers matchs, il totalise 109 minutes de jeu, 134 mètres parcourus ballon en main (il fait partie des 5% des meilleurs centres du championnat pour l’instant), 4 défenseurs battus, 9 plaquages réalisés (soit 4,5 par match) et 7 passes à 78% de réussite, sans encore inscrire d’essai ni de passe décisive.

« J’apprécie vraiment d’être à Toulon, l’accueil a été formidable de la part de tout le club et c’est un endroit exceptionnel. Que ce soit le staff et les joueurs, tout le monde m’a mis à l’aise directement et j’aime beaucoup m’entraîner avec ce groupe », confiait-il, à peine quelques semaines après avoir posé ses valises dans le Var.

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Un été loin des terrains, providentiel

C’est au début de l’été que l’ancien joueur des Glasgow Warriors a posé ses valises dans le Var. Il arrivait alors d’une exemption du Championnat des Nations avec le XV du Chardon – une conséquence directe d’une blessure au pied, la seconde du genre après celle qui l’avait déjà privé de l’essentiel de la saison précédente.

« Physiquement je me sens bien, j’ai eu de la chance, en quelque sorte, de ne pas participer à la tournée d’été et j’ai pu arriver à Toulon pour le début de la préparation estivale, ce qui a été formidable pour récupérer et monter en puissance », avouait-il.

Annoncé comme l’une des plus grosses recrues du championnat au même titre que Gaël Fickou, de retour au club et désormais l’un de ses co-capitaines, l’Écossais n’a pourtant vécu que des débuts discrets à Bayonne, lors de la défaite inaugurale du Rugby Club Toulonnais (27-26). Vingt-neuf minutes de jeu seulement, dans un stade qu’il aurait pu découvrir bien plus tôt : il avait donné son accord au club basque en 2021, avant que la relégation en Pro D2 ne fasse tout capoter.

« Je voulais vraiment rejoindre Bayonne à l’époque mais ça ne s’est pas fait, c’est donc ma première véritable expérience en Top 14, un championnat passionnant à regarder. C’est sans doute la plus grande compétition domestique de rugby au monde », expliquait le centre, non sans enthousiasme.

« C’est vraiment une belle personne »

« Je suis vraiment impatient. Les supporters sont venus nous voir à l’entraînement tout au long de l’été et c’était vraiment génial de rencontrer autant de fans, de faire des photos, signer des autographes… Si c’est un avant-goût de l’ambiance qui règne ici, j’ai vraiment hâte de jouer », en souriait-il.

Fort de trois sélections avec les Lions britanniques et irlandais, il a su se faire adopter aussi bien par le public varois que par ses coéquipiers et le staff. La semaine dernière, en conférence de presse, l’entraîneur des avants Cédric Béal en dressait le portrait : « C’est vraiment une belle personne. C’est un garçon très discret mais un gros travailleur, il est là pour les autres, pour les faire progresser et faire travailler les plus jeunes. Il a toujours le sourire et il aime s’entraîner, on voit qu’il est content d’être dans ce club. Il a envie de montrer le meilleur de lui-même sur le terrain et en dehors. »

Ce portrait rejoint, presque mot pour mot, l’état d’esprit que revendique lui-même l’international écossais depuis son arrivée sur la Rade : « Je veux aider l’équipe de toutes les manières possibles. Si je joue le week-end, je veux livrer la meilleure performance pour faire gagner l’équipe et, si je ne joue pas, je veux aider ceux qui seront sur le terrain en les préparant au maximum », confirmait-il.

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L’équipe nationale en ligne de mire

Malgré cinq titularisations lors du dernier Tournoi des Six Nations, la concurrence s’est resserrée chez le XV du Chardon – une pression de plus pour Jones, qui aborde son défi toulonnais à un an à peine de la Coupe du Monde de Rugby.

« Je ne crois pas que mon arrivée ici puisse être un gros risque et nuire à une sélection en équipe nationale, tant que je suis performant et régulier avec le club. J’espère m’adapter rapidement au nouveau système pour pouvoir performer avec Toulon et, si j’y parviens, peut-être que je pourrai retourner en équipe d’Écosse et la représenter », concluait le trois-quarts.

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