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Caudullo et le souvenir de la finale 2011 (MHR) : « je suis ni un druide, ni un magicien »


Joan Caudullo, l'entraîneur français de Montpellier, observe l'échauffement avant la demi-finale de l'European Challenge Cup de rugby à XV opposant le Montpellier Hérault Rugby au Dragons RFC au stade Septeo de Montpellier, dans le sud de la France, le 3 mai 2026. (Photo de Gabriel BOUYS / AFP via Getty Images)
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La dernière fois que Montpellier et Toulouse se sont croisés en finale du Top 14 remonte au 4 juin 2011, au Stade de France, dans une soirée où le Stade Toulousain de Guy Novès avait imposé sa maîtrise pour s’imposer 15 à 10 face à un MHR encore en apprentissage.

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Ce soir-là, c’est le moment où Montpellier a cessé d’être un outsider pour devenir un prétendant crédible au sommet du rugby français. Et onze ans plus tard, le rapport de force est beaucoup plus équilibré, même si Toulouse demeure la référence historique du championnat.

2011 une finale fondatrice

« Ça fait 15 ans. C’était un autre rugby », balaie Joan Caudullo, le manager actuel du MHR qui était talonneur remplaçant sur cette rencontre, entré en jeu à la 54e. « Je pense qu’on n’avait pas la même équipe. Sans manquer de respect à mes anciens coéquipiers, il n’y avait pas beaucoup de joueurs qui avaient gagné. Nous, on avait une équipe où on suivait un entraîneur qui s’appelait Fabien Galtier. On l’a suivi jusqu’au bout, ça a failli passer… »

Un Montpellier encore en apprentissage

Pour comprendre l’écart de l’époque, il faut se souvenir d’un club héraultais en construction, engagé dans la première finale de son histoire sous les ordres de celui qui est devenu entre-temps le sélectionneur du XV de France (depuis fin 2019), avec Trinh-Duc, Ouedraogo, Tomas, Dupuy ou Bustos Moyano comme repères. En face, Toulouse avançait avec l’autorité des Dusautoir, Servat, Jauzion, Poitrenaud et Clerc guidant un groupe tourné vers un 18e Brennus. L’expérience pesait lourd.

La rencontre n’avait rien d’un feu d’artifice et s’était jouée surtout en conquête et au pied – trois pénalités de David Skrela (avec autant d’échecs) puis deux de Sébastien Bézy pour Toulouse ; un essai de Timoci « Jim » Nagusa et un drop de François Tringh-Duc pour Montpellier – dans un duel d’occupation et de précision qui avait progressivement fait basculer le rapport de force.

Le moment charnière qui fait basculer

Montpellier était resté au contact, accroché jusqu’au bout, sans parvenir à renverser la table. Cinq points d’écart, et pourtant un basculement.

VIDEO

« Je crois qu’à la soixante-dixième on était encore devant », se souvient Caudullo. Effectivement, à la 71e, une pénalité de Bézy faisait passer Toulouse devant pour la première fois. C’est à ce moment que les Montpélliérains ont commencé à décrocher : un carton pour Benoît Paillaugue (actuel entraîneur de l’attaque montpelliéraine) à la 75e entraînait la deuxième pénalité de Bézy pour sceller le score.

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Toulouse
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27 Juin 26
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« Mais on n’était pas câblés ou connectés pour être champion à ce moment-là », poursuit Caudullo. « Je ne dis pas qu’on l’est aujourd’hui, mais en tout cas on a plus de joueurs qui ont gagné. Et je pense que dans ces moments-là, c’est quand même assez important. Après, je trouvais que Fabien, des fois, il était dans une magie, une magie noire. Moi je suis ni un druide, ni un magicien et j’essaye d’accomplir cette mission avec ma façon de faire. »

2022 le premier sacre comme aboutissement

Quoiqu’il en soit, cette défaite a agi comme un point de départ, révélant un club capable de rivaliser avec les références du championnat et lançant une ambition qui ne s’est jamais démentie depuis. Il faudra attendre 2022 pour voir Montpellier soulever enfin le Bouclier après une victoire nette contre Castres, au terme d’un parcours marqué aussi par l’échec de 2018.

Ouedraogo reliait les deux époques, Guirado concluait la sienne, et Philippe Saint-André offrait au club son premier titre. Quinze ans plus tard, le remake de 2026 s’inscrit dans un autre contexte où Montpellier n’avance plus en outsider mais en prétendant assumé, face à un Toulouse qui reste la référence historique et continue d’imposer son exigence.

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