Top 14 : Lyon gifle La Rochelle, la colère froide de Ronan O’Gara
Les Rochelais, fortement perturbés cette semaine par l’hospitalisation de leur pilier Uini Atonio en raison d’un problème cardiaque, se sont inclinés samedi 31 janvier contre Lyon lors de la 16e journée de Top 14.
L’ambiance était à l’émotion au stade Marcel-Deflandre, trois jours après l’annonce de la fin de la carrière brutale du pilier droit Uini Atonio, présent depuis près de 15 ans au club, à cause d’un problème cardiaque.
Le colosse est toujours hospitalisé et un vibrant hommage lui a été rendu par les spectateurs à la 3e minute de jeu, en référence au numéro de son poste, comme dans d’autres stades du Top 14.
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Mais l’hommage a eu lieu juste après un premier essai lyonnais de Gabin Lorre, prélude à une rencontre très longue pour les Maritimes. Sur le terrain, les Lyonnais n’ont pas tergiversé ni eu pitié dans le premier acte. Nettement meilleurs, ils ont réduit au silence le stade en s’envolant face à des Rochelais apathiques (31-0, 36e). La Rochelle a cru revenir (31-24, 59e) mais en vain (44-24 au final), et décroche nettement sur le peloton de tête, 10e.
« On a commencé notre match avec un espoir de gagner mais on a manqué de précision, on a donné des cadeaux. Pendant les 35 premières minutes, on n’était pas au niveau. C’est trop facile en ce moment pour l’adversaire », a relevé le manager Ronan O’Gara.
« La semaine c’était bizarre ça c’est sûr, mais on est des professionnels, on doit être capable de switcher. On a switché un peu mais on était horrible sur la première mi-temps, il n’y a pas d’autres mots. Est-ce que c’est hier, la semaine, ce qu’on a vécu, hum, un peu, mais on peut pas utiliser ça. C’est trop faible et c’est pas nous…. »
Lente dégringolade
Avec ce nouveau résultat – une neuvième défaite en seize journées – la probabilité d’une deuxième année sans phase finale de Top 14 augmente pour les Maritimes qui pointent à la 10e place alors qu’ils étaient aux portes du Top 6 deux journées plus tôt.
Le Top 6 ? On est… on est loin du Top 6, arrête », a-t-il apostrophé un journaliste en conférence de presse. « On est des perdants en ce moment. Il y en a beaucoup, dans la ville ou dans la région, qui vivent encore dans le passé. Il faut se regarder dans la glace et accepter où on est. C’est pas possible. Ça m’a vraiment fait mal aujourd’hui. Est-ce que je fais un mauvais match ? Je pense oui. C’est top 6, on est… on est loin du top. »
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