La sortie surprise de Kolisi et la logique des minutes de Rassie Erasmus
En plus du changement surprise de la première ligne des Springboks à moins d’une heure du coup d’envoi du deuxième test face aux All Blacks samedi 29 août, un autre changement de dernière minute opéré par Rassie Erasmus a beaucoup fait parler.
Le sélectionneur a en effet fait sortir son capitaine Siya Kolisi deux minutes seulement après la reprise contre la Nouvelle-Zélande. Une décision dictée, selon lui, par le manque de rythme de Kolisi ces dernières semaines.
Un capitaine préservé après son essai
Siya Kolisi avait pourtant marqué un essai peu avant la pause, contribuant à l’avance de 24 à 14 acquise par l’Afrique du Sud à la mi-temps. Mais dès la reprise, l’ancien capitaine a cédé sa place. Rassie Erasmus a expliqué ce choix après la rencontre.
« Je sais que beaucoup de gens ont demandé pourquoi j’ai sorti Siya », a expliqué Erasmus. « Le total de minutes de Siya est maintenant de 50 minutes en huit semaines, donc il allait fatiguer. C’est pour ça que je l’ai sorti. » Un argument déjà servi pour expliquer le remplacement de Deon Fourie après 35 minutes de jeu.
À l’inverse fut le cas d’Ox Nche, arrivé en cours de match avec un objectif précis de minutes à atteindre. « Et on a Ox, qui avant le match précédent avait joué huit minutes, puis la semaine dernière il a joué 45 minutes. Là, pour ce match, comme il n’était pas titulaire, on voulait qu’il atteigne 55 minutes. »
Cette rotation n’obéissait pas à un plan figé à l’avance, a précisé le sélectionneur. Tout dépendait de la performance sur le terrain au fil du match. « Donc on a fait entrer ces deux gars, mais ce n’est pas décidé avant. Si les gars restent productifs sur le terrain, ils continuent à faire le travail. On les retire au moment où, à notre avis, ils ne sont plus productifs. »
Un début qui a sécurisé la suite
Ce bon début de match – 24-14 à la pause – a ensuite donné à l’Afrique du Sud la marge nécessaire pour gérer son avance et faire tourner son banc à sa guise.
« Le début du match a été excellent pour nous, parce que normalement, c’est la Nouvelle-Zélande qui prend un bon départ », a commenté Erasmus. « Donc ça, c’était fait, et ensuite à la mi-temps, on savait que Siya allait tenir encore cinq ou six minutes, on a commencé à parler des remplacements, et je trouve que les gars qui sont entrés ont apporté de l’énergie. »
Le sélectionneur a conclu sur la fin de match serrée, reconnaissant que l’issue aurait pu être différente.
« S’ils avaient gardé le ballon deux phases de plus, ça aurait pu être match nul. Donc certains de nos plans ont fonctionné, et d’autres non. »

