Édition du Nord | US
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Pierre Bochaton : « là, on n’a qu’une chance contre les Blacks »

reporting from Brisbane

Pierre Bochaton, lors d'un entraînement du XV de France au Ballymore Stadium de Brisbane, le dimanche 28 juin 2026 (Photo : Willy Billiard/RugbyPass).
Comments
Comment

Le troisième-ligne aile Pierre Bochaton (25 ans, 7 sélections) devrait selon toute vraisemblance retrouver les All Blacks pour lancer le Championnat des Nations ce samedi 4 juillet à Christchurch. Déjà présent lors de la tournée d’été l’an passé (perdue), il ne cache pas son plaisir de retourner dans ce pays que peu de tricolores dans le groupe ont finalement connu.

« C’est incroyable de pouvoir être ici pour ce nouveau championnat et puis en plus pouvoir espérer jouer contre les Blacks, c’est encore mieux, contre les meilleurs du monde », confie-t-il à l’issue du troisième et dernier entraînement des Bleus à Brisbane avant leur départ pour la Nouvelle-Zélande en soirée. Avant le départ, il a accepté de répondre à quelques questions.

Le fait d’avoir déjà joué contre les All Blacks, est-ce que ça rend la rencontre plus facile à appréhender ?

ADVERTISEMENT

Pierre Bochaton : Oui, c’est un peu plus facile, on connaît les choses, c’est un peu plus simple. Mais après ça reste quand même un match de très haut niveau donc forcément qu’il y a un peu d’appréhension et qu’il y a les meilleurs joueurs du monde, c’est très impressionnant. Mais on se prépare à ça pendant tout le stage donc on va être prêts pour samedi.

Il y a un groupe qui se dessine avec beaucoup de Bordelais (on parle de 8/15, ndlr). Ça aide à se sentir comme à la maison ?

Oui forcément, quand il y a tous les Bordelais c’est plus facile de s’intégrer, même dans la vie du groupe. Comme on se connaît beaucoup, c’est plus facile. Après sur le terrain aussi chacun se connaît par cœur donc c’est plus simple.

Un journaliste néo-zélandais prétendait que les Hurricanes, champions du Super Rugby, pourraient facilement battre l’UBB, championne d’Europe. Est-ce que vous en parlez entre vous ?

Non on n’en parle pas, c’était beaucoup pour rigoler, ça venait juste après la victoire en Champions Cup donc forcément tout le monde était un peu euphorique. Mais non, on s’en fiche un peu de cette histoire. Maintenant ça va être autre chose, ça va être la France contre la Nouvelle-Zélande donc c’est totalement différent.

Le fait que ce ne soit plus une tournée mais un championnat avec un classement où chaque point compte, ça change des choses ?

Oui, ça change pas mal de choses parce qu’une tournée d’été c’est trois matchs contre la même équipe, et là on n’a qu’une chance contre les Blacks. Si on perd, on sait très bien que pour le titre ça sera plus compliqué. Donc oui ça change beaucoup de choses. On en a parlé ce matin, c’est un championnat et chaque point compte, chaque match est différent.

Et vous visez le titre ?

Si on ne vise pas le titre, c’est compliqué. Mais d’abord on vise la Nouvelle-Zélande, qui va être un gros morceau. On sait très bien ce que c’est, les meilleurs joueurs du monde. Donc match par match, et ça commence par cette tournée ici avec la Nouvelle-Zélande.

Tu connais Maxime Lucu capitaine à Bordeaux, tu le découvres comme capitaine en équipe de France, qu’est-ce que ça change ?

Ça montre que Max c’est quelqu’un d’incroyable au quotidien, avec un très fort leadership. Quand il est capitaine, on a tous envie de le suivre parce que dans sa façon de parler, même sur le terrain, on sait qu’il donne tout pour l’équipe. Être capitaine ici ça lui rend hommage, et surtout à tout le travail qu’il fait depuis le début de l’année. Je suis très content pour lui.

On a vu les finalistes arriver, tu avais connu ça la dernière fois : arriver en cours de rassemblement après une finale. Quel souvenir tu gardes de ce moment-là ?

Ce n’est pas facile, encore plus pour ceux qui ont gagné parce qu’ils viennent de gagner un titre. Mais après on switch vite quand même. Le voyage est un peu long, on arrive en cours, tout le monde est déjà prêt sur la tactique donc c’est compliqué. Mais on s’intègre vite puisque tout le monde a un seul objectif. Et en plus ils sont plusieurs donc ils connaissent déjà très bien l’équipe de France, ça va être plus facile pour eux.

William Servat disait que quand on allait en tournée dans l’hémisphère sud, on n’en ressortait pas indemne. Toi, comment tu en es ressorti l’année dernière ?

Ça fait grandir. C’est un rêve de gosse de venir jouer ici, surtout face aux Blacks. On regardait tous ça à la télé. Le fait de jouer contre eux, on apprend, on prend des notes. C’est encore plus rapide qu’en club. On en est sortis grandis, avec plein de souvenirs, malgré les défaites. On apprend aussi dans la défaite, et on est sortis grandis de cette tournée.


ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

P
Phantom 2 hours ago
Nations Championship: 'The data shows the north has finally caught up with the south'

Fact: the gap between the North and the South has narrowed considerably - that I get. However, determining that only selecting only Home grown players or playing in the home country is is the optimal strategy is a bit of a toss up and highly reliant on the economies of the home union. I do understand that England and to a lesser degree Ireland selects home based only. The top 14 is a massive threat to their domestic product. France would probably not be affected (the money is at home). Fiji, Argentina, Samoa, Italy and you could even argue Scotland have only benefitted from this. Their players either go overseas to learn at higher levels (Fiji, Samoa, Argentina) or players coming into their leagues to strengthen the home product and their National teams (Scotland, Italy, Japan).

South Africa used to limit its selection to the home based players, but the reality of a weak currency vs what players could earn oversees meant that you lost access to your best players at some stage of their careers, with very few exceptions. Kolbe left SA as he was considered too small for International Rugby (yes coaches/selectors view), but ironically in France he forced selectors to notice his endeavors and select him. He is only reaching 50 caps now despite being north of 30 - granted rotation and the odd injury also played a role, but for the most part it is having debuted or becoming a regular so late.



...

22 Go to comments
Close Panel
Close Panel

Edition & Time Zone

{{current.name}}
Set time zone automatically
{{selectedTimezoneTitle}} (auto)
Choose a different time zone
Close Panel

Editions

Close Panel

Change Time Zone