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Les 7 chocs de la 26e et dernière journée du Top 14

Le talonneur français de Bordeaux, Gaëtan Barlot (à gauche), et le deuxième ligne français de Bordeaux, Boris Palu, abattus à la fin du match de Top 14 entre l'Union Bordeaux-Bègles (UBB) et l'ASM Clermont Auvergne, disputé au stade Chaban-Delmas à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, le 6 juin 2026. (Photo de ROMAIN PERROCHEAU / AFP via Getty Images)
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Le rugby français a vécu samedi 6 juin l’une des soirées les plus indécises de son histoire où beaucoup s’est joué dans les derniers instants. A l’issue d’un dernier feu d’artifices d’essais et de suspense, le bouclier de Brennus 2026 connaît donc ses six prétendants: le leader et triple champion de France en titre toulousain, et son dauphin Montpellier, champion de France 2022, sont directement qualifiés pour les demi-finales de Marseille. Les quatre barragistes sont le Stade français (3e) qui accueillera La Rochelle (6e) et la Section paloise (4e) qui recevra les ciel et blanc du Racing 92 (5e).

Résumé de sept points de ce qu’il ne fallait pas manquer…

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1. Le séisme : Bordeaux, la chute d’un géant

Malgré une deuxième couronne européenne consécutive, l’Union Bordeaux-Bègles, double finaliste malheureux des deux dernières éditions du Top 14, a vécu une bien triste fin de saison à Chaban avec cette quatrième défaite à domicile, balayant ses espoirs de phase finale au terme d’un match fou face à Clermont (31-34). Privés de Jalibert, Tameifuna, Woki et Depoortere, les Bordelais avaient pourtant bien lancé leur affaire en dominant les débats en première période grâce à la domination de leurs avants concrétisée par trois essais – Lucu (20e), Matiu (27e) et Bochaton (37e) – pour mener 24-14 à la pause.

Mais leur indiscipline en seconde période a offert l’initiative à l’ASM, qui a renversé la situation via Akhaladze (50e), Plummer au pied (58e) et Hamdaoui (64e). Lucu a bien tenté de sauver les siens en recollant à 34-34 (72e), mais un drop de Plummer à la 77e a définitivement brisé les espoirs girondins, une UBB aux jambes coupées – Penaud était sorti avant l’heure de jeu – terminant 8e à deux petits points de La Rochelle, dernier qualifié, ratant ainsi l’occasion d’un premier Bouclier de Brennus pour célébrer son 20e anniversaire.

2. La surprise : La Rochelle, la remontée de l’année

En éliminant Bordeaux, l’ASM a rendu un service immense à La Rochelle. Hors du top 6 depuis la dixième journée, les Rochelais ont arraché leur qualification en battant le Stade français (27-22), portés par un Nolann Le Garrec auteur de dix-sept points – 19,8 points de moyenne sur les six dernières journées, huit essais au compteur – qui a ouvert le bal dès la 11e minute.

Longtemps menés de 9 points après un essai de Ward et un essai de pénalité parisien (10-19, 50e), les Maritimes ont cru en leur destin grâce à leurs finisseurs Lagivala (70e) et Lespiaucq (77e), avant de bénéficier du cadeau inattendu de Clermont, sur la pelouse de Chaban. Absents des phases finales la saison dernière, les hommes de Ronan O’Gara terminent 6es au terme d’un sprint final remarquable (7 victoires en 8 matchs), avec un premier déplacement au programme : Jean-Bouin, pour un barrage revanche face aux Soldats roses.

VIDEO

3. La frustration : Clermont, le punisseur puni

Dans un match à rebondissements à Chaban, l’ASM, qui gardait gardait un infime espoir de se qualifier malgré sa déroute chez lui dimanche dernier face au Racing, a signé une belle victoire de caractère face aux doubles champions d’Europe (34-31), malgré un scénario longtemps défavorable mais sauvée par le sang-froid de Plummer, auteur d’un drop décisif à la 77e qui a offert la victoire à l’ASM. Une belle réaction d’orgueil pour Clermont, qui termine 7e avec 71 points, à un souffle seulement de La Rochelle et de la qualification, ne pouvant toutefois effacer la frustration d’une saison terminée hors des six premiers.

4. La confirmation : Montpellier, un doublé à portée

Montpellier a validé sa deuxième place en allant s’imposer à Lyon (28-25), décrochant ainsi une demi-finale directe au terme d’un succès étriqué mais suffisant. Les Héraultais affronteront le vainqueur du barrage Stade Français-La Rochelle. Une belle récompense pour un club qui confirme sa montée en puissance, profitant également de la surprise bordelaise pour asseoir définitivement son statut de prétendant sérieux au Bouclier de Brennus. Victorieuse en Challenge Cup, la petite finale continentale, l’équipe héraultaise est donc toujours en course pour le doublé Coupe d’Europe – Championnat.

5. La consécration : Pau, dix ans d’attente récompensés

La Section Paloise a sans surprise écrasé Montauban, lanterne rouge déjà reléguée, sur le score fleuve de 71-35 (11 essais à 5), avant de tourner la tête vers l’essentiel : un barrage au Hameau face au Racing 92. Seule équipe du Top 14 invaincue à domicile cette saison, Pau réalise ainsi l’exploit de se qualifier pour les phases finales pour la première fois depuis son retour dans l’élite il y a dix ans.

6. Le doute : Toulouse, battu par le Racing

Dans une Défense Arena à guichets fermés (25 000 spectateurs), le Stade Toulousain a subi sa troisième défaite en six matchs depuis son élimination européenne mi-avril, s’inclinant face au Racing 92 (20-31) malgré des individualités remuantes – Gourgues, Thomas et Capuozzo – et plusieurs occasions gâchées en première période. Les Toulousains ont pourtant eu les armes pour faire basculer le match : un essai de Thomas annulé (35e), un essai tout fait raté par Coste (37e), sans compter les largesses arbitrales envers Sanconnie (27e) et Spring (29e).

Mais le réalisme des Racingmen a fait la différence, avec des essais opportunistes de Carbonneau sur renvoi contré (56e) et Gibert sur transversale ratée adverse (67e), avant que Seunes et Ashvetia ne scellent le sort (31-20, 75e). Le champion en titre termine donc premier de la saison régulière mais dans le doute, attendant au Vélodrome le vainqueur du barrage Pau-Racing pour une demi-finale qui s’annonce piégée.

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7. L’ascenseur : Montauban descend, Vannes monte

Relégué avec sept points et une seule victoire, Montauban laisse sa place à Vannes, de retour dans l’élite un an après l’avoir quittée, après sa victoire en finale de Pro D2 face à Provence Rugby (18-14). Grands favoris et leaders incontestés de la saison régulière, les Vannetais ont tenu leur rang à Ernest-Wallon devant un océan de bleu breton.

Taccola a ouvert le bal dès la 5e minute, avant que les Bretons, trop peu réalistes, ne laissent Provence revenir à 10-7 via une chistera somptueuse de Bituniyata (26e). Mais la profondeur de banc et la puissance vannetaise ont fini par faire la différence en seconde période, avec une pénalité de Lafage (56e) puis un essai de Stevenson sur mêlée dominatrice (66e), l’essai tardif de Cazenave (75e) ne changeant rien à l’affaire. Le RCV retrouvera donc l’élite la saison prochaine, tandis que Provence aura une deuxième chance dimanche face à Perpignan pour décrocher son tout premier billet en Top 14.


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