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La NZR sans solution pour contrer l'exode de ses joueurs vers l'étranger

CHRISTCHURCH, NOUVELLE-ZÉLANDE - 25 AVRIL : Fehi Fineanganofo, des Hurricanes, après avoir marqué un essai lors du match de la 11e journée du Super Rugby opposant les Hurricanes aux ACT Brumbies au One NZ Stadium, le 25 avril 2026, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. (Photo : Hannah Peters/Getty Images)
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Steve Lancaster, le nouveau directeur général de New Zealand Rugby, estime qu’il faut faire quelque chose pour mieux retenir les joueurs en Super Rugby Pacific, tout en reconnaissant que la fuite vers l’étranger fait désormais partie du paysage professionnel.

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En faire davantage

À peine entré en fonctions, Steve Lancaster a profité d’une longue intervention dans l’émission The Breakdown pour livrer une première ligne de conduite face au départ continu des talents néo-zélandais. Alors que le demi d’ouverture Stephen Perofeta (29 ans, 7 sélections) est annoncé du côté des Yokohama Canon Eagles, par exemple, le nouveau patron de NZR assure le système doit générer davantage de revenus pour pouvoir investir dans le haut niveau comme dans le rugby amateur.

« Nous en faisons déjà assez, mais nous pouvons en faire davantage, et nous nous y consacrons pleinement, tout en générant des revenus afin de pouvoir investir dans le jeu, tant au niveau professionnel que communautaire », explique-t-il.

Le Super Rugby risque-t-il d’en pâtir ?

Les départs annoncés ou confirmés de joueurs comme Hoskins Sotutu, Braydon Ennor, Isaia Walker-Leawere, Sevu Reece, AJ Lam, Dalton Papali’i, Riley Higgins, Devan Flanders ou Fehi Fineanganofo ont installé l’idée d’une véritable saignée dans le Super Rugby Pacific la saison prochaine.

« Écoutez, vous parlez de l’exode des joueurs, vers l’étranger, et c’est un défi constant pour nous ; nous y accordons une attention particulière, nous travaillons très dur et nous parvenons généralement très bien à retenir les joueurs que nous souhaitons garder », veut dédramatiser Lancaster sans pour autant apporter de solution miracle.

Constat d’échec

« Mais les joueurs atteignent un moment dans leur carrière où ils se sentent prêts à découvrir une nouvelle culture, à s’essayer à une nouvelle compétition, à se mesurer à des adversaires différents. L’autre aspect, quand on se place à un an de la Coupe du Monde de Rugby, c’est que généralement, après cet événement, on voit beaucoup de All Blacks partir.

« Les joueurs peuvent gagner énormément d’argent à l’étranger, donc on doit continuer à générer des revenus pour compenser ça », estime-t-il.

Et sur ce point, Lancaster avoue comme un constat d’échec quand de grandes sélections joue sur l’éligibilité des joueurs pour les attirer, principalement dans l’hémisphère nord. « Vous savez, ces équipes, ces pays sont actifs, ils sont agressifs. Ils savent que tous les joueurs sont éligibles pour l’Écosse ou l’Irlande, alors ils essaient activement de les recruter, ce qui fait partie du jeu professionnel… »

Le Super Rugby : un super produit, mais des tribunes clairsemées

Le patron de NZR défend l’utilité de Super Rugby Pacific dans la formation de l’élite. « Oui, la compétition remplit son rôle en matière de développement. On croit beaucoup au produit Super Rugby », insiste-t-il, s’appuyant sur les indicateurs internes : nombre d’essais, temps de jeu effectif, interventions des officiels, autant de métriques jugées « dans la bonne direction ».

Mais le paradoxe se situe dans les tribunes. « Ne nous voilons pas la face : nous n’avons pas les foules que nous aimerions voir dans les stades. Nous avons une excellente audience, un engagement en ligne incroyable, et le Super Rugby est la compétition nationale de rugby la plus suivie au monde sur les réseaux sociaux », détaille Lancaster.

« Nous pensons donc que le produit est vraiment bon, mais nous reconnaissons que nous devons faire davantage pour attirer les spectateurs dans les stades. Ce débat constant sur les sièges vides est un problème et quelque chose sur lequel nous devons travailler. »

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Pas de remise en cause de la règle d’éligibilité des All Blacks

En toile de fond, des voix alertent sur un « tsunami » de talents attirés par les livres, les euros et les yens, doublé d’une concurrence grandissante d’autres disciplines comme le rugby à XIII ou le basket. La privatisation des franchises revient régulièrement dans le débat comme levier pour injecter davantage de capitaux et offrir des contrats plus compétitifs à des profils convoités.

Lancaster, lui, choisit pour l’instant de s’arc-bouter sur la ligne de l’éligibilité des All Blacks, estimant que la règle qui impose de jouer en Nouvelle-Zélande pour être sélectionnable demeure « la meilleure option à long terme » pour protéger les compétitions domestiques.

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SB 16 hours ago

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