Invaincu au Hameau, 56 essais, un pack de feu : Pau a tout pour y croire
Quatrième d’une saison remarquable et fondatrice, Pau joue sa première phase finale depuis 26 ans et aborde son barrage à domicile, samedi 13 juin face au Racing 92, avec des arguments crédibles pour « rêver grand ».
Treize matchs, treize victoires : la Section a fait un sans-faute à domicile sur la saison régulière, ce qu’aucun autre club n’a pu réaliser. « Cette invincibilité va compter, juge son manager Sébastien Piqueronies. Mes joueurs se sentent de plus en plus forts et soutenus quand on joue dans notre forteresse ».
Le Hameau, avantage de la Section
Avec huit rencontres disputées à guichets fermés, le public vert et blanc est au rendez-vous. Le 13 juin, 15 000 supporters garniront encore les travées du Hameau. Ils devraient être chauds, après 26 ans d’attente pour revivre des phases finales au plus haut niveau du rugby français.
La fulgurance de la ligne de trois-quarts
Entre cet automne et cet hiver, ils sont partis en nombre avec le XV de France, dans les groupes élargis des Bleus (Axel Desperes, Grégoire Arfeuil, Aaron Grandidier-Nkanang) ou pour obtenir des sélections (Thibault Daubagna, Émilien Gailleton, Fabien Brau-Boirie, Théo Attissogbe).
Jeune, véloce et talentueuse, cette ligne de trois-quarts peut « par ses fulgurances faire gagner un match », estime son entraîneur Geoffrey Lanne-Petit.
Cette saison, elle a planté 56 des 98 essais inscrits par les Béarnais et peut « créer du danger partout », dixit Lanne-Petit, grâce à sa grande dextérité sous les ballons aériens et à sa faculté à transformer rapidement les munitions perdues par l’adversaire en punitions chiffrées.
Un paquet d’avants conquérant
Pour que les lignes arrières se régalent, il faut un paquet d’avants conquérant. Partis en stage spécifique à Lourdes l’été dernier, les « gros » de la Section en sont revenus sûrs de leur force.
S’ils ont confirmé leur place parmi les meilleures touches du Top 14, dans le sillage du Tricolore Hugo Auradou ou de l’indispensable Loïc Credoz, ils ont stabilisé la mêlée et fait d’énormes progrès sur ballons portés avec l’apport des internationaux Thomas Laclayat, Julian Montoya ou Facundo Isa.
Avec 16 essais marqués sur mauls cette saison, Pau est la deuxième équipe la plus efficace du championnat dans ce domaine.
Une gestion habile des cadres
À l’issue d’une saison marathon entrecoupée de fenêtres internationales, durant lesquelles Pau a eu de nombreux appelés, on ne peut plus parler de fraîcheur. Mais face à Montauban samedi dernier (71-35), le staff béarnais a réussi à faire souffler une quinzaine de joueurs cadres ou titulaires réguliers.
Ce mardi 9 juin, les Palois sont allés se mettre au vert pendant deux jours à Soustons dans les Landes, pour se reposer et peaufiner les derniers réglages avant le grand soir. Résultat, à l’exception de Tumua Manu et Jack Maddocks, blessés le week-end passé, tous les éléments majeurs sont disponibles.
Rêver grand
Neuvième en 2024, huitième en 2025, en échouant chaque fois à deux points du top 6, la Section tournait autour d’une qualification. Finalement, elle vient récompenser le travail mené dans la continuité depuis cinq ans par Sébastien Piqueronies, ses staffs et la direction du club.
Cette saison, les Vert et Blanc ont été présents sur le podium 22 journées sur 26, dont 15 aux deux premières places. Après un léger fléchissement au cœur de l’hiver, la machine est bien repartie au printemps avec cinq victoires sur les sept derniers matchs pour sauver un barrage à domicile.
« Un deuxième championnat (la phase finale, NDLR) a commencé. Et on va le vivre pleinement, promet désormais le manager […] On va mettre 100% de nos forces vives pour s’autoriser à rêver grand ».
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