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L'heure de vérité pour Perpignan : « L'USAP est un monument et il faut qu'on laisse le monument en place »

Perpignan's fans cheer prior to the French Top14 rugby union match between Aviron Bayonnais (Bayonne) and USA Perpignan at Stade Jean Dauger in Bayonne, south-western France on June 6, 2026. (Photo by Gaizka IROZ / AFP via Getty Images)
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Lorsque Nicolas Mas parle de l’USAP, c’est aussi le coeur qui parle. L’ex-pilier droit historique aux plus de 250 matchs avec Perpignan est désormais dans le staff du club catalan qui prépare un match d’accession bouillant face à Provence Rugby dimanche.

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À 46 ans, l’ancien avant aux 85 sélections en Bleu, qui avait quitté le rugby après sa retraite en 2016 pour devenir mécanicien, a vécu une première saison de coach agitée par le départ du manager Franck Azéma en novembre, remplacé par Laurent Labit, et veut désormais chasser le stress et l’émotion.

Comment abordez-vous ce match d’accession sur la pelouse de Provence Rugby?

La situation, on la connaît depuis quasiment début février. On s’y prépare, je pense que le travail a payé et paye. On a eu des moments difficiles avec ce début de saison qui ne nous a vraiment pas aidés. C’est vrai qu’avec Mathieu Cidre (l’autre entraîneur adjoint encore en place, ndlr), depuis le début, on se serre les coudes.

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Et ?

On essaie d’entrevoir le bout de ce tunnel qui est interminable. Je pense qu’il ne faut pas qu’on rentre trop dans le stress, tout en sachant que c’est un match qui est vraiment très important pour le club, pour cette identité, pour ce monument qu’est l’USAP. Il faut qu’on laisse le monument en place. Toutes les générations passent et nous aussi, on est de passage. L’USAP ne nous appartient pas, il faut être conscient de ça.

Comment travaille-t-on durant ces mois de préparation pour un seul match ?

On essaie de mettre en place des choses pour qu’elles soient une habitude en match, qu’on ait des repères communs, que tout le monde parle de la même façon sur le terrain, avec des décisions à des moments qu’on aura déjà vécus dans la saison. On sait qu’on a l’épée de Damoclès sur la tête, mais sur la deuxième phase de championnat, le groupe a pris un peu plus de confiance. Maintenant, il faut aller au feu.

« On a quand même sur les épaules une histoire »

Il s’agira de votre premier match d’accession, que vous n’avez pas connu comme joueur, cela change-t-il votre approche ?

Je les vivais en tant que supporter, c’était très difficile, alors je pense que ça va être compliqué en tant que coach… Bien sûr que l’événement est important. Mais il ne faut pas que ça aille au-delà de ça, pour ne pas être crispés. Il faut être le plus froid possible et qu’on transmette de la bonne énergie aux joueurs. Il ne faut pas être un peu mou, la tête basse, mais positif, y aller avec beaucoup d’envie.

En tant que Catalan historique, que représente un tel match?

Pour nous qui sommes d’ici, c’est une grosse responsabilité. Je pense aux générations des anciens, je tiens beaucoup à ça. J’ai à coeur de transmettre tout ce qu’ils m’ont donné. Maintenant, c’est dur, quand on est d’ici, il faut essayer de ne pas tout mélanger, de ne pas tomber trop dans l’émotion. Mais il faut être conscient qu’on a quand même sur les épaules une histoire, même si le rugby de maintenant est peut-être moins sur ça. Ca reste quand même la base de tout, c’est un club historique.

Que vous a apporté cette première saison d’entraîneur ?

J’avais un peu d’expérience sur les hommes, mais là, j’ai eu une formation assez accélérée (rires)… C’est une saison pleine pour moi parce que je passe le diplôme et il y a beaucoup de choses à faire, en plus du club. C’est un peu dur pour ma famille, parce que je ne suis pas tout le temps de bonne humeur à la maison. Pourtant, j’essaie de faire la part de choses mais c’est difficile. C’est sûr que quand j’étais mécano, c’était différent. Des fois, ça me manque de bidouiller, je le fais encore un petit peu chez moi. Le Top 14, c’est une machine à laver.

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SB 54 mins ago

Wise words from a legend.

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