France Rugby assume d'occuper les « territoires pauvres » en rugby féminin

Par Willy Billiard
Elisa Riffonneau (France) célèbre après le match entre la France et l'Irlande dans le Stade Marie-Marvingt, Le Mans, France samedi 23 mars 2024 (Photo by Dave Winter / Inpho).

En organisant un match du Six Nations féminin au Mans puis les finales des compétitions fédérales à Bourgoin-Jallieu, la fédé assume d’amener le rugby féminin là où il n’est pas.

ADVERTISEMENT

Et ça marche ! Pour le match d’ouverture des Bleues dans le Tournoi des Six Nations féminin 2024 contre l’Irlande, la Fédération Française de Rugby avait jeté son dévolu sur le stade Marie-Marvingt au Mans. Même les joueuses qui ne savaient pas où il se trouvait s’étaient amusées à le localiser sur une carte ou Google Maps.

Dans le Top 15 des meilleures affluences

Samedi 23 mars, c’était alors la première fois que la Sarthe accueillait un match de rugby d’une telle dimension. D’une capacité de 25 064 places, le stade Marie-Marvingt semblait le lieu idéal, même si plus souvent dédié au foot et aux concerts (avec une jauge de 40 000 spectateurs).

La meilleure affluence de l’histoire du stade est actuellement de 24 425 spectateurs (pour un match de coupe de la Ligue entre Le Mans FC et le Paris Saint-Germain en 2019), soit guère plus que l’affiche de Top 14 Stade français vs. SU Agen (24 085) en 2012.

Le 23 mars, 15 559 spectateurs avaient assisté à cette première d’un match de rugby féminin au Mans, ce qui le place dans le Top 15 des meilleures affluences dans cette enceinte sarthoise.

Des records en Elite 1

« Ce sont des territoires en développement de rugby féminin, mais pauvres », explique Brigitte Jugla, vice-présidente de la Fédération Française de Rugby en charge du rugby féminin, dans les colonnes du Dauphiné Libéré ce mercredi 10 avril.

« Du coup, quand l’équipe nationale ou les finales se font sur ces territoires-là, on voit de l’engouement, ça plaît au public. Et puis, ça aide les ligues, les départements, les clubs qui s’investissent sur le féminin. »

La même stratégie sera menée le 8 juin où toutes les finales des compétitions fédérales féminines seront organisées à Bourgoin-Jallieu (Isère) après Bordeaux en 2023 et Grenoble en 2022.

ADVERTISEMENT

Deux des trois dernières rencontres du Tournoi des Six Nations féminin se dérouleront en France : France vs. Italie dimanche 14 avril à Jean-Bouin à Paris, puis le Crunch France vs. Angleterre le samedi 27 avril à Bordeaux.

Deux records pour des matchs de rugby féminin en Elite 1 ont été battus à quelques jours d’intervalle : 6 025 personnes au stade Michelin pour le match ASM Romagnat vs. Stade bordelais le 24 février dernier ; 6 397 spectateurs pour le match Stade toulousain vs. Blagnac à Ernest-Wallon le 3 mars.

Related

ADVERTISEMENT

Join free

LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Features

Comments on RugbyPass

M
Michael 55 minutes ago
All Blacks vs England takeaways: Richie Who? Time for Cortez

Cant deny Christie is a good defender, box kicks well at times, BUT he’s a second too slow passing from the ground. Roigard, Ratima and Hotham will be our 2027 halfbacks I believe DMAC has played reasonably well in both games, so deserves to keep his place - his two breaks at Eden Park should have resulted in tries. Reece was really to blame for the Taylor failure - he stayed too wide, if he had come in a couple of meters the pass from Taylor would have worked. The Perofeta failure was extraordinary, he is normally such a good distributor, failure to draw in Steward was remarkable, failure to look inside was a shocker. Cory Flynn as lineout coach… umm something a miss here. Not sure who is calling the lineouts, but clearly we miss Whitelock’s leadership. Having a disfunctional line out really underminded the AB attack. But let’s remind ourselves Itoje is a master, and their tactics of going for the arms of the jumper on landing and pulling over was brilliant causing Paddy and Scooter to both fumble the balls. I am a Blues supporter so I like Talea, but if you play him on the wrong wing look out. While he’s not the fastest wing, he’s elusive and very industrious always looking for work. However, he’s not the tallest player, and everyone knows his weakness (a) being turned in defence - he’s slow to turn and react and (b) never jumps for high balls is normally out jumped. Personally, I find Recce and Talea too alike - Razor needs to couple them with another complementary partner Clark and Narawa respectively. However, for me the real troubling challenge is our mid-field. I am sorry Barrett & Ioane are a poor combo - either Barrett & Proctor or ALB & Ioane - but having two mid-fielders who are poor distributors is nuts. Jordie had a forgettable game in truth he missed so many tackles, which to be fair is unlike him. But sadly both Barrett and Ioane chose to bash first and rarely distribute cleanly.

22 Go to comments
TRENDING
TRENDING 'The Irish are the new All Blacks... like playing Richie McCaw' 'The Irish are the new All Blacks... like playing Richie McCaw'
Search