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Et si ce Tournoi 2026 était « le moment » de l'Écosse ?

Finn Russell, du XV d’Écosse, apparaît abattu lors de la défaite face à l’Argentine dans le match international de la Quilter Nations Series 2025, disputé à Scottish Gas Murrayfield le 16 novembre 2025 à Édimbourg, en Écosse. (Photo David Rogers/Getty Images)

L’ancien international écossais Jim Hamilton (43 ans, 63 sélections entre 2006 et 2015) voit dans ce Tournoi des Six Nations 2026 l’occasion rêvée pour l’Écosse de briser enfin 26 ans de frustrations. Le dernier sacre écossais, celui du tout dernier Cinq Nations, remonte à 1999. Depuis l’élargissement avec l’Italie en 2000, l’Écosse n’a plus jamais mis la main sur le trophée, malgré quelques coups d’éclat retentissants.

Ainsi, battre la France à Murrayfield ce 7 mars, puis l’Irlande à l’Aviva le 14, en l’espace de huit jours, pour s’offrir un titre que peu envisageaient encore après le faux pas à Rome, paraît aujourd’hui une option envisageable. Il y a quelques semaines, le débat tournait autour de l’avenir de Gregor Townsend ; deux victoires plus tard face à l’Angleterre puis au Pays de Galles, c’est de titre et de sommet de tableau qu’il est désormais question.

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« C’est notre moment » : la conviction de Hamilton

Dans ce contexte, Jim Hamilton, devenu un observateur du rugby très suivi, assume un optimisme presque instinctif. « Tu sais quoi ? Je suis plus confiant pour ce match-là que je ne l’étais contre l’Angleterre, et je ne sais pas pourquoi », confie-t-il à RugbyPass. « Je ne sais pas pourquoi, c’est juste un ressenti, une émotion. »

Pour l’ancien deuxième ligne, ce groupe touche à maturité : « Je vois cette équipe d’Écosse, et je le dis depuis cinq ans, comme une équipe pour laquelle c’est notre moment. On a une grande équipe. Oui, sur le papier, tu peux dire que la France est meilleure, et que le banc est meilleur.

« Mais quand tu regardes notre ligne de trois-quarts, elle est au niveau des meilleures du monde. C’est une équipe de France qui n’a pas été testée, et elle vient à Murrayfield, un endroit où elle trouve difficile de jouer. Ils ont également vu ce que Glasgow a fait à Toulouse, une des meilleures équipes de club au monde, quand ils menaient 21-0. »

Finir plus haut : l’ambition affichée

Au-delà du match contre la France, Hamilton élargit le cadre. « Cette équipe vaut mieux qu’une quatrième place. Je pense qu’elle vaut mieux qu’une troisième place. J’aurais misé sur la deuxième au début du Tournoi. Je pensais vraiment que l’Angleterre serait meilleure, et que ce serait un duel entre la France, l’Angleterre et l’Écosse. » Or, l’Écosse n’a jamais fait mieux qu’une troisième place, un rang atteint à six reprises.

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Jim Hamilton
Jim Hamilton avant le match de United Rugby Championship le 22/10/2021 entre les Glasgow Warriors et Leinster. Photo : ©INPHO/Craig Watson

Pour Hamilton, la prochaine marche est clairement identifiée : « La prochaine évolution pour cette équipe, c’est d’aller faire quelque chose qui soit reconnu dans le monde entier, à savoir gagner un Tournoi des Six Nations, sinon un Tournoi des Six Nations, au moins gagner une Triple Couronne », s’enthousiasme-t-il, tout en restant lucide. « Je ne pense pas qu’on soit en position de dire qu’on va gagner la Coupe du monde, mais on est clairement en position de frapper fort dans le Six Nations autour des deux premières places. »

Cette ambition se heurte toutefois à une réalité structurelle : l’Écosse ne dispose pas du même vivier que l’Angleterre, la France ou l’Irlande. Mais c’est précisément là que Hamilton situe le facteur X : l’émergence d’un noyau de joueurs habitués à gagner.

Une génération qui apprend à gagner

Jim Hamilton insiste sur un point central : la culture de la gagne. « C’est la mentalité de gagner. J’ai fait partie d’équipes qui gagnaient, j’étais à Leicester en 2003 quand on avait l’ossature de l’équipe d’Angleterre qui allait gagner la Coupe du monde. On gagnait en Premiership. Il faut être dans un environnement où tu gagnes des matchs, et on commence à voir ça maintenant en Écosse.

« J’ai fait partie de l’équipe d’Écosse où on perdait tout le temps. C’est pour ça qu’on n’a rien gagné par le passé… »

« Finn Russell gagne la Premiership avec Bath. Blair Kinghorn gagne des Champions Cups et le Top 14. Et puis Ben White gagne des matchs à Toulon. Glasgow gagne l’URC. Historiquement, ça n’a pas été le cas. »

« J’ai fait partie de l’équipe d’Écosse où on perdait tout le temps. C’est pour ça qu’on n’a rien gagné par le passé. On n’avait pas cette mentalité de gagnant, ni même la conscience de ce que ça fait, de ce que ça signifie, de gagner. »

Dans un Tournoi où la France vise le doublé et où l’Irlande reste une référence de constance, l’Écosse a, selon Hamilton, une occasion rare : transformer le potentiel en palmarès, le talent en titre. La question qui reste suspendue avant ce choc : cette équipe a-t-elle franchi le cap mental pour tenir deux finales en huit jours ?

 

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