Édition du Nord | US
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

Bilan 2026 - les Six leçons du Tournoi des Six Nations


Henry Pollock est réconforté par Maro Itoje après la défaite concédée dans les toutes dernières secondes face à la France (Photo David Rogers/Getty Images).
Comments
Comment

Le Tournoi des Six Nations 2026 restera comme l’un des plus imprévisibles de ces dernières années. Dans une compétition marquée par de nombreuses surprises, le Tournoi des Six Nations 2026 a modifié sensiblement les équilibres en Europe, avec la France et l’Irlande au premier plan, une Italie et surtout une Ecosse ambitieuses.

En revanche, l’Angleterre a subi un sérieux coup de mou tandis que les Gallois espèrent voir le bout du tunnel.

ADVERTISEMENT

1. La France, brillante mais vulnérable

Triple championne en cinq ans (2022, 2025, 2026), la France a encore marqué les esprits par son rugby offensif spectaculaire. Matthieu Jalibert a retrouvé toute son influence à l’ouverture (malgré un trou d’air en Écosse), Thomas Ramos s’est affirmé en métronome impeccable (74 points, meilleur marqueur), et Louis Bielle-Biarrey a battu un record avec neuf essais.

Mais derrière les feux d’artifice, les Bleus ont laissé échapper un Grand Chelem accessible, plombés par une défense trop friable, notamment lors du revers 40-50 en Écosse. Le talent ne manque pas?; la rigueur, si. Pour viser le titre mondial en 2027, la solidité devra enfin égaler le génie.

2. L’Irlande, une vieille garde toujours debout

Orpheline de Jonathan Sexton, l’Irlande semblait en déclin après un début de Tournoi poussif – défaite lourde en France, prestation timide face à l’Italie. Pourtant, la vieille garde a su resserrer les rangs, arrachant des victoires convaincantes contre l’Angleterre et l’Écosse en clôture.

Ce XV du Trèfle n’a peut-être plus la vivacité d’hier, mais il conserve sa force collective et sa discipline légendaire. L’école irlandaise, fidèle à son ADN, prouve qu’elle ne meurt jamais complètement.

VIDEO

3. L’Écosse, enfin dans la cour des grands

Depuis des années, le rugby écossais oscillait entre promesses et déconvenues. En 2026, il a tenu parole. Avec trois victoires, dont une folle contre la France (50-40), le XV du Chardon confirme sa montée en puissance autour du sélectionneur Gregor Townsend (103 sélections à ce poste, un record ! Son premier mandat remonte à 2017) que l’on vouait aux gémonies après le premier match du Tournoi perdu en Italie (18-15).

Finn Russell, toujours magicien, continue de dicter le tempo, pendant que Darcy Graham s’installe parmi les légendes nationales avec 38 essais. Plus consistante et plus puissante devant, l’Écosse n’est plus seulement charmante?: elle devient menaçante.

4. L’Italie, le fruit d’une reconstruction patiente

Sous la houlette de Gonzalo Quesada, les Azzurri poursuivent leur lente mue. Si la défaite à Cardiff (17-31) a frustré leurs espoirs d’une troisième victoire historique, leur triomphe face à l’Angleterre (23-18) a marqué les esprits – leur premier en 33 confrontations.

Grâce à un pack solide et des arrières inspirés (Capuozzo, Menoncello, Lynagh, Ioane), l’Italie joue libérée, fière, et capable de coups d’éclat. Le cap vers la compétitivité durable semble enfin franchi.

5. L’Angleterre, en quête d’identité

Quatre défaites?: jamais le XV de la Rose n’avait connu pareille désillusion depuis 1976. Pourtant, au bout d’un tournoi chaotique, une courte défaite héroïque face à la France (46-48) a ravivé une flamme et peut-être même sauvé provisoirement la tête de son sélectionneur Steve Borthwick.

Les Anglais, étouffés par des schémas trop rigides, doivent réinventer leur jeu s’ils veulent retrouver les sommets mondiaux. Le duo des Smith, Fin et Marcus, incarne cette mutation possible?: audace, vitesse, créativité. La révolution anglaise n’a peut-être pas encore commencé, mais le mouvement est enclenché.

6. Le Pays de Galles, un rayon d’espoir

Malgré une troisième cuillère de bois, les Gallois ont enfin retrouvé le sourire grâce à la victoire face à l’Italie, leur première depuis 2023. Symboliquement, c’est un souffle. Sous la direction de Steve Tandy, et malgré l’absence prolongée de leur capitaine Jac Morgan, le XV du Poireau a retrouvé quelques vertus de combativité.

La reconstruction reste fragile, mais cette éclaircie redonne un horizon à un peuple qui n’avait plus goûté au succès depuis trop longtemps.

Six Nations

P
W
L
D
PF
PA
PD
BP T
BP-7
BP
Total
1
France
5
4
1
0
21
2
Ireland
5
4
1
0
19
3
Scotland
5
3
2
0
16
4
Italy
5
2
3
0
9
5
England
5
1
4
0
8
6
Wales
5
1
4
0
6

ADVERTISEMENT
ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

N
NoLongerARuck 22 minutes ago
Nations Championship: 'The data shows the north has finally caught up with the south'

The Six Nations produced so many compelling games and so much of action packed moments that you can only conclude that its the best international comp out there at the moment except for a world cup. If Wales improve it will be even better especially given the strides Italy have made in recent times. The Rugby Championship is now taking a hiatus in a year it really should be building toward something better which is terrible considering the competition was so tight last year. The Nations Champs promises much but one gets the feeling that the 6 Nations teams will not be at their peak given its at the end of their long season. In terms of rugby quality and entertainment Id rather watch the 6 Nations over everything else other than a world cup right now. The North arguably offers more in terms of entertainment than the South at club level as well. The Prem, the Champs Cup, URC and Top 14 all feature plenty of scoring and different playing styles while Super Rugby seems to be the same thing game in game out. While the South tries to speed up the game artificially with new trials and law variations the North has shown you can do it with good refereeing which penalises cynical play harshly and encourages positive actions on the field. In terms of entertainment the North wins. In terms of winning? They are making strides but until they win another world cup or get a team to rank number 1 again for an extended time again they cant really say they are better than the South.

32 Go to comments
Close Panel
Close Panel

Edition & Time Zone

{{current.name}}
Set time zone automatically
{{selectedTimezoneTitle}} (auto)
Choose a different time zone
Close Panel

Editions

Close Panel

Change Time Zone

Close
ADVERTISEMENT