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Après deux ans sans club, cet ancien joueur de Bayonne raccroche

Marland Yarde lors du match international entre l’Angleterre et le Pays de Galles à Twickenham, à Londres, le 29 mai 2016. (Photo : David Rogers / RFU / The RFU Collection via Getty Images)

Marland Yarde dit stop. L’ancien ailier international anglais – de son nom complet Marland Xiphus Germain Yarde – a annoncé sa retraite du rugby, après deux ans sans club. Il vient d’avoir 33 ans.

Sa dernière apparition remonte à la saison 2022-2023 avec Bayonne, en Top 14 (le 13 mai 2023 contre Clermont ; une victoire), où il était arrivé en décembre 2022. Ironiquement, il se trouvait déjà sans club depuis plusieurs mois, après être quitté Sale à la fin de la saison précédente.

Originaire de Sainte-Lucie, Yarde a migré en Angleterre à l’âge de 9 ans où il a été formé aux London Irish avant de faire ses débuts en Premiership à 18 ans puis de porter les maillots des Harlequins (80 matchs), des Sale Sharks (75), puis de l’Aviron Bayonnais.

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Il n’a disputé que six rencontres avec Bayonne jusqu’à la fin de son contrat quelques mois seulement après être arrivé. Au cours de sa carrière, il a inscrit 66 essais en club, plus six sous le maillot du XV de la Rose. Avec l’Angleterre, il a été sélectionné à 13 reprises entre 2013 et 2017.

Dans un long message publié sur ses réseaux sociaux, Yarde est revenu sur ces deux dernières années compliquées marquées notamment par de fausses accusations d’agression sexuelle dont il a été blanchi en début d’années par la justice, mais qui l’ont dévasté au point d’envisager de commettre l’irréparable.

Il évoque « la période la plus difficile » de sa vie, mais aussi une reconstruction personnelle : « Mais comme dans toutes les tempêtes, il y a des leçons, et de la croissance. Je suis heureux que tout ait été clarifié sans l’ombre d’un doute, et fier d’en être ressorti plus fort, plus lucide, entouré de l’amour et de la confiance des personnes les plus proches de moi. »

Sans surprise, il officialise sa retraite : « Je n’ai plus joué depuis mai 2023. C’est le bon moment. C’est une décision que je prends avec sérénité, fierté et une immense gratitude. Le rugby m’a tout donné : un but, des amitiés pour la vie et des souvenirs inoubliables. Je resterai impliqué d’une manière ou d’une autre, car ce sport aura toujours une place spéciale dans mon cœur. »

Yarde prend aussi le temps de remercier toutes celles et ceux qui l’ont accompagné : entraîneurs, staffs, soigneurs, amis, coéquipiers et adversaires. Il cite des figures marquantes : John Flynn, « celui qui a cru en moi dès le début », Neal Hatley, « mon manager en académie puis coach avec l’Angleterre, qui m’a toujours poussé à donner le meilleur et qui a toujours été là pour me conseiller et me soutenir », ou encore Nav Sandeep qui « m’a accompagné dans la période la plus sombre de ma carrière, lors d’une blessure où tout semblait incertain. Tu m’as redonné espoir. Ton engagement, ta positivité et ton attention ont été déterminants pour me permettre de revenir ».

Il remercie aussi les clubs où il a joué — London Irish, Harlequins, Sale, Bayonne, les Barbarians : « chaque maillot avait sa propre histoire, et je les ai tous portés avec fierté. On a partagé des moments forts, d’autres plus difficiles, mais les liens créés et les souvenirs resteront à vie ».

« Chaque maillot avait sa propre histoire, et je les ai tous portés avec fierté. On a partagé des moments forts, d’autres plus difficiles, mais les liens créés et les souvenirs resteront à vie »

Il revient enfin sur son rêve d’enfant devenu réalité : jouer pour l’Angleterre. « Twickenham, 80 000 personnes, les meilleures nations en face… c’est indescriptible. »

Il n’oublie pas les supporters, son agent Stuart Peters, Laura Slater qui l’a soutenu sans relâche, et surtout sa famille. Un mot fort pour sa mère : « tu es mon pilier, ma plus grande inspiration. Ton amour, ta force, tes sacrifices ont tracé le chemin que j’ai suivi. Je vous aime profondément, et les mots ne suffiront jamais à dire merci. »

Marland Yarde quitte le rugby pro avec le sentiment du devoir accompli. Il conclut simplement : « Juste un garçon de Sainte-Lucie avec un rêve. »

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J
JW 29 minutes ago
Waratahs vs Hurricanes takes: Canes looked like champions, Proctor's night

There is a problem all through NZ with talent ID and senior expectation. Brett Cameron’s injury could be the saving grace that wins the Canes the title. All through the country the senior player is given far too good a treat, is it because theyre the best paid and money is tight? Roigard struggled to get into the Canes behind some very average older guys, then was left out of the All Black Final, Harkin was the best 10 in the country going back to the 2024 NPC where he then only came on in extra time in the Final! Ditto Beauden for the All Blacks, Ngani Laumape for Moana, Pita Ahki to a lesser extent for the Blues. The list of recent selections that have been proven to have held teams back is a long one. Why? The likes of Bryce Heem were used perfectly, both if and when needed, in and out, and with the input of a player on the up still and despite his age, and not as a blocker to development opportunities, how? Is it because he had a low value contract that he was treated by his his performance on the park, the coach was able to use a clear head?

The Tahs should not worry, that is probably one of the most lethal backlines in club rugby. It was like they were up again 5 Jorgensens. Sure, they still don’t have a lot of finesse, but neither does your rush D. Add some cover for the chip kick and you’d go a long way to neutralizing them to an even playing field.



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