De retour en Top 14, le RC Vannes espère avoir grandi en tirant les leçons de son premier passage encourageant dans l’élite, il y a deux ans, mais les Bretons savent que « la tâche reste immense » pour se maintenir.
Défaits à Castres (29-20) pour la première journée, les Morbihanais retrouvent leur antre de La Rabine, qui fera le plein (13.000 spectateurs), samedi 12 septembre pour le compte de la deuxième journée, face à Montpellier, finaliste sortant mais qui vient d’être battu chez lui par Pau (19-27).
« Avec le faux-pas qu’ils ont fait la semaine dernière à domicile, ils vont vouloir se racheter. C’est un match où ça va taper fort. Rien de mieux pour se tester nous aussi », a pronostiqué, presque avec appétit, le troisième ligne-aile Steeve Blanc-Mappaz, en conférence de presse mercredi.
Encore quelques manques
La défaite inaugurale a pointé quelques manques : « il faut qu’on soit plus patient. Il faut qu’on ait des rucks plus précis pour qu’on garde cet avantage sur l’adversaire sur nos possessions », a résumé Yoann Boulanger, l’entraîneur des avants, déplorant aussi un manque de pression, notamment au pied ou sur les touches dans le camp adverse.
Mais Vannes voudra surtout prouver qu’il a mis à profit sa saison de novice dans l’élite en 2024/2025, où il avait fait mieux que résister, pour augmenter ses chances de maintien.
« Je nous sens plus forts qu’il y a deux ans », avait assuré, avant Castres, le capitaine Francisco Gorissen. « Déjà, c’est des choses qu’on a vécues. On peut dire qu’on a un peu plus d’expérience (…) et surtout on est une équipe qui a des nouveaux joueurs, mais qui garde un peu la même philosophie depuis des années, ça nous donne de la confiance, de la sérénité. Il y a beaucoup de concurrence et c’est positif parce que ça tire vers le haut le niveau de tous. »
Ce qui a changé
En dehors du terrain aussi, les choses ont évolué.
« Globalement le club s’est renforcé : le staff, le staff médical, notre organisation… On aborde cette compétition d’une manière un peu plus systémique qu’il y a deux ans. Et c’est nécessaire, parce que c’est un écosystème vraiment particulier, le Top 14 », avait souligné l’entraîneur Jean-Noël Spitzer avant la reprise.
Dans le jeu, l’un des axes de progression majeurs a été la gestion des fins de match qui avait coûté des points précieux il y a deux ans.
« Si on arrive dans le money time, il faut qu’on soit capable de prendre les bonnes décisions et surtout d’effectuer les bons gestes. Cette lucidité, parfois, nous a manqué », avait reconnu le coach principal.
Le RC Vannes, prêt à souffrir
Pour autant, si Vannes avait donné tant de fil à retordre à ses adversaires, « c’est parce qu’on a eu une grosse dépense d’énergie physique et dans le jeu, et mentale aussi (…) Si on n’est pas fidèle aux convictions, on n’existera pas », avait-il tempéré, s’attendant à ce que son groupe y laisse des plumes.
« Si on passe à travers les gouttes des blessures, c’est qu’on n’est pas au niveau. On ne peut pas gagner un match de Top 14 sans laisser un peu de mecs à l’infirmerie. Il va falloir qu’on s’engage très fort, qu’on court le plus vite possible, le plus longtemps possible. Fatalement, on aura des blessés », avait-il explicité.
Enfin, s’il n’y aura plus ni effet de surprise ni condescendance des adversaires, hors de question de laisser un quelconque « sentiment de maîtrise » s’installer.
« La tâche reste immense »
« Quand tu abordes le match avec la peur d’en prendre 50, tu te mobilises un peu plus », avait-il argumenté.
Ce Vannes nouveau, plus expérimenté, plus étoffé, plus homogène, « s’il devait jouer le Vannes d’il y a deux ans, sur l’ensemble d’un championnat, je pense qu’on finirait devant », avait reconnu Spizer.
Mais dans le Top 14, « ils ne nous ont pas attendus, ça a encore progressé, ça a encore évolué (…) La tâche reste immense », avait-il conclu.
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