Ce qui est reproché exactement au Stade Toulousain
Ce mardi 26 mai, le Stade Toulousain a rendez-vous avec la commission de discipline de la Ligue Nationale de Rugby et le dossier est lourd.
Dépassement du plafond salarial
Quatre saisons sous surveillance. Trois dépassements du plafond salarial avérés – 2021-2022, 2022-2023, 2024-2025. Auxquels s’ajoutent quatre années de manquements à l’obligation de transparence vis-à-vis des instances de contrôle, de 2021 à 2025.
Le club champion de France se retrouve en position délicate, lui qui avait déjà écopé d’une amende de 50 000 euros avec sursis en 2023 (lors du départ de l’ailier des Springboks Cheslin Kolbe vers Toulon), puis versé 1,3 million d’euros à la LNR deux ans plus tard dans le cadre d’une médiation autour du transfert de Melvyn Jaminet.
Les vrais faux contrats d’image
Le premier volet, c’est l’affaire Jelonch. Le troisième ligne international est lié, tout comme Antoine Dupont, à la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia – partenaire du club. Des contrats d’image sans contrepartie visible, selon une enquête de L’Équipe publiée début 2026. Problème : ce type de contrat doit être obligatoirement déclaré au salary cap manager. Ce ne serait pas le cas ici.
Didier Lacroix réfute. « Qu’Anthony Jelonch n’aurait rien fait pour le groupe 3S c’est faux, et on en a un certain nombre de preuves », a déclaré le président du Stade toulousain. Mais il garde sa ligne de défense pour l’audience. En attendant, il plaide publiquement pour une réforme du règlement, notamment sur le traitement des rémunérations versées par les partenaires du club.
Les primes joueurs
Le second volet concerne les primes joueurs. Le règlement est clair : jusqu’à 500 000 euros peuvent être versés hors salary cap, à condition d’en informer la LNR et de les intégrer aux comptes au 30 juin. Toulouse n’aurait pas respecté ces formes.
« On pense avoir versé nos primes comme les autres années, sauf qu’on a eu un questionnement sur ces primes-là. Donc on se justifiera sur ces primes-là », expliquait Didier Lacroix.
L’addition pourrait être salée. Le record en la matière reste les 3 millions d’euros infligés à Montpellier en 2020. Toulouse pourrait faire pire. Les sanctions sportives, elles, n’entreraient en vigueur qu’à partir de la saison prochaine.