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Boris Palu à l'UBB, une réussite au-delà des espérances : « J'étais venu pour ça »


Le deuxième ligne de l'UBB Boris Palu pose avec la Champions Cup. (Photo by Alberto Gardin/Eurasia Sport Images/Getty Images).
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Sa mutation à l’UBB n’est pas celle qui a fait le plus de bruit l’été dernier. Pourtant, elle a bien été une réussite totale pour le club girondin et pour lui-même. Venu en provenance du Racing 92, Boris Palu n’a pas tardé à s’imposer dans le pack de Yannick Bru. Le deuxième ligne a dépassé les 30 feuilles de matchs toutes compétitions confondues dont 25 en tant que titulaire. Un conte de fée que l’ancien Racingman n’imagine pas voir gâché par une non-qualification de son club pour la phase finale de Top 14.

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En 2018, vous étiez resté sur le banc à Bilbao lors de la défaite du Racing en finale de Champions Cup contre le Leinster (15-12). Cette année, vous avez joué un rôle majeur face à ce même adversaire au même endroit. C’est un sacré clin d’oeil ?

En 2018, j’avais pris une photo avec un de mes compères du Racing, Antoine Gibert, le jour du Team run dans le stade. Je lui ai dit que cette fois-ci je n’ai pas pris de photo, parce que ça porte malheur apparemment. J’étais content d’y revenir, content de commencer cette finale, car la dernière fois je n’étais pas rentré en jeu, donc la défaite avait été dure. Là, être vraiment acteur de cette finale, la commencer et la jouer quasiment en entier, dominer cette équipe du Leinster, c’était quelque chose de dingue. Sur cette première mi-temps, on avait l’impression qu’on était injouables, que rien ne pouvait nous arriver. Avoir ce sentiment-là, réaliser dix minutes avant la fin du match que c’est fait, qu’il faudrait qu’ils nous marquent quatre essais en dix minutes… C’est mon premier titre en professionnel, j’en garderai un vrai bon souvenir à vie.

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Vivez-vous un conte de fée cette saison à l’UBB ?

Franchement, oui. Pas mal de gens au Racing étaient un peu tristes que je parte. Ils trouvaient dommage de perdre quelqu’un qui est au club depuis qu’il a 14 ans, qui a porté plus de 200 fois le maillot. Mais quand ils m’ont vu sur le bus le lendemain du titre européen, la parade, le monde, ils m’ont dit « franchement, tu as fait le bon choix ». Après avoir autant galéré, pouvoir soulever un trophée, à 30 ans, j’ai trouvé ça incroyable.

Si on m’avait dit quand je suis arrivé en août, quand on était en train de courir, que c’était très dur, qu’au mois de mai, je serais en train de soulever la Coupe d’Europe, en ayant été titulaire quasiment tous les matchs, je ne l’aurais pas cru, j’aurais signé tout de suite. Non pas que je n’ai pas confiance en moi, mais tu arrives dans un club qui est quand même établi, haut de tableau. Il y a une forte concurrence. Mais en même temps, j’étais venu pour ça, pour gagner des titres et me challenger. C’est la belle histoire.

« On ne peut pas être champion d’Europe et laisser passer une qualif »

Cette force collective aperçue contre le Leinster peut-elle vous servir face à Clermont samedi et ensuite éventuellement en phase finale ?

Oui, je pense. Ici à l’UBB, quand les joueurs le décident, tout le monde se met au diapason et passe en mode sérieux. Il n’y a plus rien à penser ! On ne peut pas être champion d’Europe et laisser passer une qualif ! Ce serait un échec terrible de ne pas au moins participer à la phase finale, de ne pas se donner la chance d’aller chercher autre chose. Si on passe, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui aimeraient voir arriver l’UBB au complet, énervée. Mais on n’a pas fait le boulot sur certains matchs dans la saison, et aujourd’hui on se retrouve à batailler”.

Allez-vous scruter la prochaine liste de Fabien Galthié ?

Pendant des années, je n’y pensais plus du tout. Je me concentrais sur ma performance, la performance collective. Je n’ai que 30 ans, je n’ai pas mis de terme à ma carrière internationale (il a eu 2 sélections en 2020 juste avant le Covid, ndlr). Si ça arrive, ce serait quelque chose de magnifique. Mais tout ça va passer par des performances personnelles et collectives aussi. C’est une chose que j’ai remarquée ici à Bordeaux. Quand le collectif brille, il y a forcément des individualités qui ressortent. C’est beaucoup plus facile que quand tu joues la Challenge Cup avec le Racing.

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