Yoram Moefana pour la première fois face aux Blacks chez eux
Derrière leur leader Maxime Lucu, les champions d’Europe de l’UBB seront au nombre de neuf samedi 4 juillet avec le XV de France pour aller défier les All Blacks, de Poirot à Gazzotti en passant par le revenant Penaud. Mais, pour la plupart, ce sera un voyage en terre inconnue.
Sur les huit joueurs de l’Union Bordeaux-Bègles pressentis pour débuter samedi sur la pelouse du One New Zealand Stadium de Christchurch, plusieurs n’ont jamais porté le maillot bleu dans l’hémisphère sud. Que ce soit les anciens, comme Lucu (30 sélections), mais aussi Matthieu Jalibert ou Yoram Moefana, malgré leurs 39 capes.
Un joueur du Pacifique
Ou les nouveaux, du talonneur Maxime Lamothe au troisième ligne Marko Gazzotti, attendu en n°8 samedi. Un seul, Pierre Bochaton, attendu comme flanker, peut se targuer d’avoir déjà joué chez les hommes en noir, pour ses deux seules sélections jusque-là, deux défaites, l’été dernier.
Ce sera un match particulier pour le trois-quarts né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) d’un père originaire de Futuna. « Oui forcément parce que je viens du Pacifique », confie Moefana qui était arrivé en métropole, à Limoges, à 13 ans. « Quand on a grandi on était un peu loin de la métropole mais les Blacks étaient juste à côté donc on les admirait. Mais maintenant, de pouvoir s’opposer face à eux, c’est un grand événement et donc très hâte d’y être. »
Depuis qu’il est avec les Bleus, la Nouvelle-Zélande est le seul pays où l’équipe de France s’est déplacée mais n’a pas encore gagné. « C’est vrai que d’aller jouer en Nouvelle-Zélande c’est pas quelque chose qu’on peut faire souvent », assure Moefana qui espère mettre fin à cette disette.
« On ne revient pas indemnes »
« Je pense qu’avec l’équipe on s’est bien entraîné pour faire une très bonne performance là-bas et on va se donner les moyens pour. On sait jamais, en tout cas on s’est bien préparé cette semaine pour être prêt pour ce match samedi parce qu’on sait que ça va être très dur. »
Si les voyages forment la jeunesse, les tournées dans l’hémisphère sud forment les rugbymen, comme le rappelait mardi à Brisbane (Australie) l’entraîneur des avants bleus, William Servat, expliquant qu’« on ne revient pas indemnes » des affrontements en terre sud-africaine, néo-zélandaise ou australienne.
Cette fois, point de tournée, mais une compétition en bonne et due forme, avec ce nouveau Championnat des nations, affrontement inventé par World Rugby entre les deux hémisphères du monde ovale. Les Bleus auront l’honneur de partir les premiers samedi (09h10 heure française, 19h10 locale) à la conquête de ce nouveau trophée, qui sera décerné fin novembre à Twickenham.