Kalvin Gourgues : ses axes de travail pour progresser
Kalvin Gourgues aborde ce début de saison 2026-2027 sous le signe de la confirmation : à 21 ans, le centre toulousain affiche surtout une meilleure fraîcheur physique et une volonté de tenir son niveau sur la durée, après avoir trouvé la fin de saison précédente éprouvante.
Après cinq feuilles de match de Top 14 depuis le début de la saison (dont trois comme titulaire), il n’a manqué qu’un seul match du premier bloc au cours duquel il a inscrit un essai (contre Bordeaux-Bègles lors de la victoire 48-12 du 13 septembre) et a cumulé environ environ 330 minutes de jeu. Assez pour commencer à corriger ce qui lui avait fait défaut la saison dernière.
« Je vais me concentrer sur ce qui a pu me faire défaut, ce qu’on a relevé avec le staff », détaille-t-il. « La défense, c’est un aspect très dur de notre sport, sur lequel il faut vraiment que je continue à bosser. En attaque, sur mes qualités de pouvoir jouer les duels, passer les bras, il faut que je continue à travailler, parce que les équipes défendent de plus en plus fort. Les joueurs me connaissent plus. Il faut arriver à se renouveler pour continuer à mettre le désordre dans les défenses adverses ».
Kalvin Gourgues veut cultiver sa polyvalence
Son profil reste celui d’un joueur qui aime exploiter les espaces et venir au soutien des centres capables de fixer ou de percer. Mais il veut aussi développer sa propre polyvalence, lui qui a déjà été aligné demi d’ouverture et arrière. « C’est quelque chose que j’ai envie de cultiver et que le staff a envie que je cultive », affirme-t-il. « J’ai eu cette chance d’avoir été formé assez polyvalent et maintenant j’ai envie de m’en servir.
« Le poste de centre est plutôt mon poste de prédilection mais je prends tout autant de plaisir à jouer à l’arrière, en 10 ou même à l’aile. Pendant la tournée, j’ai pas mal tourné à l’aile. C’est quelque chose que j’ai envie de bosser, parce que c’est important dans le rugby moderne, d’autant plus maintenant avec la règle des huit changements. »
La polyvalence, c’est ce qui pourrait le distinguer de la concurrence à son poste : Santiago Chocobares, Pierre-Louis Barassi et le nouvel arrivant Tommaso Menoncello.
La Coupe du Monde de Rugby 2027 comme objectif
Après avoir participé aux matchs contre l’Australie et le Japon en juillet, il cherche également à consolider sa place chez les Bleus. La Coupe du Monde de Rugby 2027 est un objectif déclaré, mais son défi immédiat reste la régularité en club : enchaîner, conserver sa fraîcheur et renouveler son jeu pour ne pas devenir prévisible.
« La tournée s’est très bien passée, il y avait une super cohésion entre les joueurs, c’était une super belle expérience de pouvoir visiter, découvrir de nouvelles cultures. Pouvoir voyager en faisant ce qu’on aime, c’est une chance inouïe. Ça m’a permis de grandir, j’ai eu la chance de pouvoir faire deux feuilles de match là-bas. Ces sont des styles de jeu différents, des cultures différentes de par la population, les coutumes, on apprend de tout ça, on essaie de se souvenir de tout ça, de vraiment construire autour de ça pour se forger », raconte-t-il avec un oeil sur la Coupe du Monde de Rugby dans moins d’un an, au terme d’une saison qui s’annonce interminable.
« On n’y pense pas vraiment, ça ne nous fait pas peur, (…) il faut éviter de se raconter des histoires et au final être trop déçu », admet-il. « On est préparé pour, on s’entraîne pour aussi. La Coupe du monde, bien sûr que c’est un objectif, ça va être très dur. À mon poste, il y a une grosse concurrence, c’est très bien pour la France parce que grâce à ça, on peut avoir de la ressource. »
La perspective d’un quintuplé historique
D’ici là le Stade Toulousain aura un cinquième titre de champion de France à conquérir et auquel Kalvin Gourgues souhaite prendre part. « C’est quelque chose de très lointain, ça serait mentir de ne pas en parler au moins une fois », reconnait le trois-quarts centre. « On sait que c’est la réalité de notre histoire, maintenant il ne faut pas non plus se raconter l’histoire avant de l’avoir vécue (…) On est conscient qu’on peut le faire, qu’on est en capacité grâce aux titres qu’on a gagnés avant, c’est la physionomie des choses. »
Cette fois, si l’objectif est réalisé, il compte bien profité des célébrations. « Certains d’entre nous, on est parti un jour après pour l’Australie et le Japon (avec l’équipe de France, NDLR) », sourit-il. « Ça a été très vite, on n’a pas vraiment eu le temps de célébrer comme il se doit. Mais le fait d’y avoir goûté une fois, on a envie d’y retourner, de jouer encore en phase finale et d’arriver à gagner. »
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