Édition du Nord | US
Select Edition
Nord Nord
Sud Sud
Mondial Mondial
Nouvelle Zélande Nouvelle Zélande
France France

VIDEO - les Springboks Women osent... une touche à 14 et un maul à 15


La demi de mêlée sud-africaine Nadine Roos capte le ballon en touche lors du quart de finale de Coupe du monde féminine entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud à Sandy Park, à Exeter, le 13 septembre 2025. (Photo : Adrian Dennis / AFP)
Comments
Comment

Comment contrer les Black Ferns, toujours championnes du monde en titre ? En innovant. C’est ce qu’on tenté de faire les Springboks Women en quart de finale de la Coupe du Monde de Rugby féminine à Exeter, samedi 13 septembre. Alors qu’elles ne sont menées que de 5 points à l’approche de la pause (10-5), les Sud-Africaines vont tenter un coup que personne à ce niveau n’a jamais tenté jusqu’alors : mobiliser la totalité de l’équipe pour une touche !

ADVERTISEMENT

Nous sommes à la 39e minute et l’arbitre Sara Cox vient de siffler une pénalité en faveur de l’Afrique du Sud. Dans le box du staff les consignes sont passées au talkie-walkie et redescendent sur le terrain. Depuis son camp, la demie d’ouverture Libbie Janse van Rensburg se charge de trouver la touche à une trentaine de mètres de la ligne de la Nouvelle-Zélande. C’est alors qu’une chose extraordinaire va se produire.

D’un coup, la totalité de l’équipe se rassemble pour l’alignement, là où attend déjà la talonneuse Lindelwa Gwala. Les Néo-Zélandaises, elles, la jouent classique : d’abord sept joueuses prêtes à contester le ballon, les huit autres éparpillées dans le reste de leur camp.

Mais face au surnombre des Sud-Africaines, deux autres Black Ferns viennent prêter main-forte. On est alors à 14 contre 9. Seule la troisième-ligne Sizophila Solontsi est en position de relayeur et est en retrait de ses camarades. La règle 18.11 de World Rugby stipule que « au moins deux joueurs de chaque équipe sont nécessaires pour former un alignement ». Dans le cas présent, on explose le nombre, mais on reste dans la légalité : 14 joueurs maximum sont autorisés dans un alignement.

Règle 18.13 : « l’équipe qui lance le ballon détermine le nombre maximum de joueurs de chaque équipe dans l’alignement ». L’Afrique du Sud a donc clairement la main sur cette action et impose sa conduite. Règle 18.14 : « Sauf si la remise en jeu est effectuée dès que l’alignement est formé, l’équipe adverse ne peut pas avoir plus de joueurs (mais peut en avoir moins) dans l’alignement que l’équipe effectuant la remise en jeu. » Tout est ok, donc.

Sauf qu’habituellement, les touches sont jouées entre avants de chaque équipe, laissant aux trois-quarts le reste de la largeur du terrain dans lequel ils pourront attaquer. L’objectif clé pour les avants est de gagner la possession du ballon et de le distribuer efficacement aux arrières. Mais ça ne va pas se passer comme ça…

ADVERTISEMENT

Gwala lance le ballon que capte tout de suite… la demi de mêlée Nadine Roos ! Un maul se forme alors avec cette fois les 15 joueuses de l’Afrique du Sud que ne peuvent stopper les cinq Black Ferns qui se sont mises en position de contre. 15 contre 5 ! Le ballon bien caché sous les bras, les Sud-Africaines vont alors avancer de 25 mètres dans un maul surpuissant, obligeant les Néo-Zélandaises non seulement à reculer, mais aussi à être pénalisées.

Après une série de 16 pick-and-go, la trois-quarts centre Zintle Mpupha Ngwevu va finalement conclure cette action inouïe pour égaliser à 10-10 à la pause. Un coup de maître dûment préparé par l’équipe. « Nous avons tout de suite adhéré au projet. Nous sommes tombées amoureuses du plan de l’équipe et nous n’avions qu’une hâte, c’était de pouvoir le concrétiser sur le terrain pour voir ce que ça donne », révélait la pilier Babalwa Latsha.

« Le fait d’avoir 15 joueuses dans l’alignement est assez innovant. Ça donne une idée des libertés que nous voulons nous accorder. »

« Le fait d’avoir 15 joueuses dans l’alignement est assez innovant. Ça donne une idée des libertés que nous voulons nous accorder. »

Sur le terrain, les filles jubilent, conscientes d’avoir bousculer les codes du rugby et que ça a fonctionné. Si les Black Ferns n’avaient plus perdu en Coupe du monde depuis onze ans, cette fois elles ont été étouffées pendant une bonne partie de la première période. Mais elles ont fini par s’échapper en seconde période, non sans trembler encore, avant de l’emporter 46-17.

« Beaucoup de nos plans ont fonctionné en première mi-temps », souriait Swys de Bruin, le sélectionneur. « Elles [les Néo-Zélandaises] ne s’attendaient pas à notre maul à 15 ou aux lancements à côté de la mêlée. Mais ensuite, en deuxième période – mes adjoints étaient encore en train de monter en tribunes – elles ont marqué deux essais et il faudra analyser ce qui s’est passé.

« Mais on a continué à se battre, se battre, se battre. L’Irlande n’a rien marqué contre elles [en phase de poules], d’autres équipes n’ont pas réussi à inscrire d’essai. Alors, pour nous, marquer trois essais face aux redoutables Black Ferns, c’est un immense honneur et je suis tellement fier de chacune d’entre elles. »

ADVERTISEMENT
Sizophila Solontsi, Zintle Mpupha et Sinazo Mcatshulwa posent après le quart de finale de Coupe du Monde de Rugby féminine 2025 entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud à Sandy Park, à Exeter, le 13 septembre 2025. (Photo : Alex Davidson / World Rugby via Getty Images)

Par ces innovations et en limitant la Nouvelle-Zélande à sa plus petite marge de victoire de cette Coupe du Monde, l’Afrique du Sud a rappelé à tout le monde qu’elle a désormais les moyens de rivaliser avec les meilleures.

« À chaque fois que vous mettez la barre plus haut, elles peuvent encore monter d’un cran. C’est incroyable ce qu’elles sont capables de faire. En 2017 j’ai dit qu’on n’était pas assez bons. En 2022 on n’a pas gagné un seul match. Aujourd’hui, on joue un quart de finale et on marque trois essais. Je crois qu’un géant vient de se réveiller pour le rugby féminin en Afrique du Sud », rappelle à juste titre le sélectionneur.

Related

ADVERTISEMENT
Play Video
LIVE

{{item.title}}

Trending on RugbyPass

Commentaires

0 Comments
Soyez le premier à commenter...

Inscrivez-vous gratuitement et dites-nous ce que vous en pensez vraiment !

Inscription gratuite
ADVERTISEMENT

Latest Long Reads

Comments on RugbyPass

R
Red and White Dynamight 28 minutes ago
'Bit unfair': Bulls boss Johan Ackermann's vow before All Blacks clash

“kicked out”. Safas clutch so desperately to their string of victim pearls that excuses are always at the ready to explain away their own poor management decisions. SARU threatened their SANZAR partners for years that ‘because of viewership numbers’ that they were owed a bigger slice of the broadcasting rights pie. Aus and NZ quite rightly told them to FO, SANZAR was an equal partnership. Notwithstanding that each partner brought their own strengths and weaknesses, certainly a winning record completely escaped SA teams as part of their ‘package’. OFS were chopped, and early, despite being 1 of the more attractive SA teams to watch. Still the concentration of SA players from 5 teams to 4 had little discernible improvement on teams performance. In fact, SA teams were - by far - the least successful partner. Only 1 Champion SA club whereas all 3 origin Aus teams won and all 5 NZ teams have won. SA teams had a 22% win rate in NZ - so noone was turning up to watch them - whilst NZ teams had a 50% win rate in SA. When Covid pandemic hit the entire World and, NZ for 1 closed borders in and out, obviously this impacted an International competition and whilst a trans-Tasman lite-Super comp returned eventually, SARU used this opportunity to scream “we’ve been kicked out”. The reality was a temporary solution that would have soon corrected itself. Of course everyone knows the Safas innately clutch desperately to being a victim - ‘noone likes us, we dont care’ - and everyone outside of SA knows that the truth is found elsewhere. After only a few seasons of turning up to matches with teams full of development players in the URC/Champions Cup, those partner nations and their fans are already sick of the moaning and whinging that inherently accompanies all things Sth African. SARU are probably still kidding themselves that they will enter the 6Nations and that they will be “kicked out” of the Rugby Championship. What a bunch of big babies.

50 Go to comments
Close Panel
Close Panel

Edition & Time Zone

{{current.name}}
Set time zone automatically
{{selectedTimezoneTitle}} (auto)
Choose a different time zone
Close Panel

Editions

Close Panel

Change Time Zone

Close
ADVERTISEMENT