Andy Farrell, sélectionneur des Lions Britanniques et Irlandais, le jeudi 31 juillet 2025 à Sydney.
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Depuis plusieurs semaines, le microcosme s’active autour d’une idée : intégrer la France dans la tourne des British & Irish Lions. « Ça avance, mais rien de formel », a confirmé à l’AFP Abdelatif Benazzi, vice-président de la FFR et président du conseil des Six Nations, assurant que ce projet était « envisageable ».
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Mais ils en pensent quoi, eux, les Lions Britanniques et Irlandais, justement ? Si c’est vu d’un bon oeil du côté des Français, qu’en est-il du point de vue des Anglais, Irlandais, Ecossais et Gallois ? Car traditionnellement, il n’y a que trois pays qui entrent dans le programme quadriennal des Lions : l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, soit un programme établi sur 12 ans.
Le premier à s’être exprimé sur la question cette semaine est le capitaine Maro Itoje. « J’y ai réfléchi dès le début de la tournée. Pour moi, les trois pays que les Lions affrontent ont une vraie histoire, une vraie tradition », a-t-il déclaré en conférence de presse depuis Sydney où les Lions se préparent à leur troisième et dernier match contre l’Australie ce samedi 2 août.
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« Les Lions, c’est peut-être ce qu’il reste de plus traditionnel dans le rugby moderne. Une part de moi a envie qu’on continue à tourner entre ces trois nations. Cela dit, il faut rester un minimum ouvert. En l’état, les trois destinations sont solides. Et ce serait pas la même chose si on prenait un vol court. Il faut un long-courrier. »
Reconnaissant que ces tournées est « sans aucun doute l’un des moments forts de ma carrière » alors qui vit là sa troisième tournée après 2017 et 2021. « Quand je serai vieux et les cheveux gris, ce sont ces moments-là, ces tournées, auxquels je repenserai avec énormément d’attachement.
« C’est l’objectif de tout joueur britannique ou irlandais. Je serais surpris qu’on trouve un joueur d’ici qui dise qu’il ne veut pas être Lion ou qu’il ne veut pas jouer pour les Lions. C’est quelque chose que les joueurs veulent, qu’ils continueront à vouloir pendant des décennies, tant que le rugby existera. Et c’est aussi quelque chose que le rugby mondial attend.
« Les années Lions, ça donne un goût en plus au Tournoi. Honnêtement, je ne vois pas les inconvénients. C’est une grande aventure, un événement à part, et j’espère qu’il continuera longtemps. »
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