En Pro D2, l’avenir de Curwin Bosch se précise loin de Brive : l’ouvreur sud-africain de 28 ans est tout proche d’un retour au pays, où les Bulls se positionnent pour le rapatrier. Recruté pour porter le projet corrézien vers une remontée en Top 14, l’ancien des Sharks pourrait quitter la Corrèze avant la fin de son contrat courant théoriquement jusqu’en 2028, sur fond de mal du pays et de finances à rééquilibrer.
Bosch, capable d’évoluer à l’ouverture comme à l’arrière, a quitté Durban en 2024 après neuf saisons avec les Sharks, ponctuées de trois sélections avec les Springboks, la dernière face au Pays de Galles en juin 2018.
Sous le maillot de Brive, il a inscrit six essais en 36 apparitions, sans parvenir à ramener le club dans la course à la montée, tandis que la direction multiplie les pistes pour compenser la retraite annoncée de Johan Goosen chez les Bulls.
Selon la presse locale, la franchise de Pretoria suit de près le dossier Bosch, qui représenterait une solution d’expérience hors contingent Springbok dans la rotation au poste de numéro 10. Pour Brive, un transfert en fin de saison offrirait une bouffée d’oxygène, à la fois pour récupérer une indemnité, alléger la masse salariale et libérer une place de non-JIFF, dans un contexte où le club semble une nouvelle fois promis à manquer la marche du Top 14.
Hugo Camacho, de Béziers à Albi
Au même moment, Béziers se prépare à un large renouvellement d’effectif, dont ferait partie Hugo Camacho, jeune international portugais au profil prometteur. Le demi de mêlée de 21 ans, formé à Bayonne, n’y avait disputé qu’un seul match de Top 14, une défaite face à Lyon en mai 2023, avant de rejoindre l’ASBH.
À Béziers, Camacho a pris progressivement de l’épaisseur, avec cinq titularisations en 20 feuilles de match cette saison, tout en s’affirmant sur la scène internationale avec le Portugal, où il compte déjà cinq essais en 18 sélections. Acteur majeur du récent succès portugais contre la Géorgie, il s’apprête pourtant à descendre d’un étage pour évoluer en Nationale, puisqu’il doit s’engager avec Albi à l’issue de l’exercice.
Ce choix, qui peut surprendre au regard de son statut en sélection, traduit la volonté du joueur de bénéficier d’un temps de jeu massif dans un projet structurant, plutôt que de rester dans un rôle de doublure en Pro D2. P
Le trublion Henry Pollock devient bankable
Henry Pollock confirme son statut de jeune star montante du rugby anglais. À seulement 19 ans, le flanker de Northampton Saints attire déjà les acteurs majeurs du sport-business. Le promoteur britannique Eddie Hearn, figure bien connue de la boxe et des grands événements sportifs avec Matchroom, a choisi Pollock comme premier rugbyman de sa nouvelle agence de gestion de sportifs, créée en partenariat avec Matt Hart, directeur de Stellar Rugby.
Cette collaboration vise à développer la marque personnelle et les opportunités commerciales du jeune international, déjà pressenti pour de futures convocations avec l’Angleterre et les Lions britanniques et irlandais. Pollock rejoint ainsi la Matchroom Talent Agency, que Hearn a lancée début mars.
Pour Hearn, dont l’arrivée dans le rugby marque une nouvelle étape de diversification, Pollock s’impose naturellement comme le visage d’une génération prometteuse. Il a même reconnu que, avant de suivre le dernier match du Tournoi des Six Nations entre le Pays de Galles et l’Italie, Pollock était le seul joueur anglais dont il connaissait le nom – preuve de l’impact médiatique précoce du jeune flanker.