Le défi du lendemain pour l'UBB : « On sait qu'on sera durement critiqués si on ne se qualifie pas »
L’Union Bordeaux-Bègles a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès samedi en remportant la Champions Cup pour la deuxième année consécutive, après avoir
(41-19). Elle n’aura toutefois pas le luxe de prolonger trop longtemps les festivités. Le Top 14 reprend dès le week-end prochain avec, pour elle, l’obligation de performer eu égard à sa situation.Actuellement cinquième avec 68 points, le club girondin ne dispose pas d’un matelas suffisamment épais sur ses poursuivants directs pour pouvoir se reposer sur ses lauriers. Clermont (67 points), le Racing 92 (65 points) et La Rochelle (63 points) menacent de le doubler en cas de relâchement dans la dernière ligne droite. Avec, en creux, le spectre d’une première non-qualification pour la phase finale depuis la saison 2018-2019. Une époque où la génération dorée actuelle des Jalibert, Woki, Lamothe et Buros sortait tout juste des Espoirs.
« Ça ferait tâche de ne pas se qualifier »
Dans les couloirs de Sam Mamés, samedi, le manager Yannick Bru naviguait ainsi entre le besoin humain pour ses hommes de célébrer dignement leur précieux trophée et la nécessité de basculer très vite sur ces deux dernières journées de championnat décisives où ils se déplaceront au RCT et recevront Clermont.
« On sait que ce sera très difficile de montrer un beau visage à Toulon dimanche mais on doit faire ça pour ne pas gâcher notre saison en Top 14, a assuré l’ancien talonneur. J’en appelle à la responsabilité des joueurs mais vous imaginez bien qu’avec tous les efforts et les sacrifices qu’ils ont fait depuis décembre, cela mérite bien quelques soirées pour fêter ça. Mais il y a le Top 14 qui revient et on sait très bien qu’on sera critiqués durement dans quelques jours si on ne se qualifie pas pour la phase finale. »
Par chance, ou plutôt par talent, les joueurs de l’UBB ont gagné et bien gagné cette finale de Champions Cup, livrant notamment leur « meilleure première mi-temps de la saison » dixit Bru. Ils peuvent donc espérer compenser en confiance et en fraîcheur mentale ce qu’ils ont laissé en fraîcheur physique à Bilbao, sur le terrain et peut-être un peu aussi en dehors dans leur nuit de célébration.
« C’était important pour nous de valider cette étape, a assuré de son côté le pilier Jefferson Poirot. Si on avait perdu, j’aurais eu du mal à voir notre équipe rebondir. Là, on n’a plus que cette ligne droite en Top 14. Ça ferait tâche de ne pas se qualifier. On n’a plus qu’un objectif en ligne de mire, à nous d’aller le chercher. »