La stratégie payante de Toulouse qui a fait voler en éclats l'UBB en quarante minutes
Il aura donc fallu aux Toulousains une seule mi-temps pour remettre les points sur les « i » après leur défaite initiale à La Rochelle (30-27). Et c’est l’Union Bordeaux-Bègles, venue pourtant à Ernest-Wallon en clôture de la 2e journée de Top 14 avec une équipe très compétitive, qui a fait les frais de cette réaction d’orgueil du quadruple champion de France (48-12). Cette victoire étincelante avec huit essais marqués dont six dans le premier acte est aussi le triomphe d’une stratégie de jeu qui a parfaitement fonctionné.
Le Stade toulousain a en effet décidé de prendre l’UBB sur sa force, à savoir la vitesse et le mouvement. Plutôt que de construire d’abord sur la puissance destructrice de ses avants, il a dès le départ imposé un rythme fou, avec des enchaînements de passes et des libérations de balle ultra-rapides sur les rucks. De quoi booster le temps de jeu effectif, largement dans les standards d’un match international de très haut niveau.
Après avoir tenté de donner le change pendant le premier quart d’heure, les Bordelais, sans solution devant comme derrière pour enrayer la machine haut-garonnaise, n’ont tout simplement pas pu suivre et ont explosé en vol.
TOULOUSE DÉROULE FACE À BORDEAUX-BÈGLES EN INSCRIVANT 8 ESSAIS 🤯@StadeToulousain 🔥#STUBB pic.twitter.com/ecI7wen0ay
— CANAL+ Rugby (@CanalplusRugby) September 13, 2026
Tout a basculé en deux minutes
Un enchaînement terrible a propulsé leur chute, au sortir du quart d’heure de jeu. Une première estocade avec Ange Capuozzo en passeur décisif au pied sur un petit rasant pour Kalvin Gourgues (16e), le renvoi tapé directement en touche par un Matthieu Jalibert globalement hors-sujet, et au sortir de la mêlée, le duo Gourgues-Capuozzo qui s’échangeait les rôles, le premier pour marquer à la suite d’un coup de pied à suivre du second (18e).
Hyperactif dans le jeu, Toulouse n’en a pas oublié ses fondamentaux et sa force implacable sur ballon porté, qui a permis à Julien Marchand de s’offrir un doublé (25e, 40e+2) et au pilier droit remplaçant Georges-Henri Colombe de conclure le feu d’artifice après la sirène, Romain Ntamack se chargeant sur la transformation d’empêcher l’UBB de remporter symboliquement la seconde mi-temps.
Car oui, les Girondins ont certes stoppé l’hémorragie dans le deuxième acte, aussi parce que tout le chemin avait déjà été fait pour Toulouse qui a naturellement desserré l’étau tout en terminant plus fort la partie.
« On n’est pas encore prêt à jouer un match de ce niveau »
Un match à oublier pour le double vainqueur de la Champions Cup, parfois apathique comme sur l’essai de Santiago Chocobares (32e) qui a eu un boulevard pour marquer suite à un oubli défensif après une touche, ou encore sur cette relance presque impossible de Romain Ntamack devant son en-but, qui a réussi à passer malgré deux défenseurs sur les cotes (38e).
« J’en ai appelé à la responsabilité des joueurs, a dit un peu dépité Yannick Bru au retour des vestiaires au micro de Canal+. On a concédé 13 turnovers en première mi-temps, on a été trop dominés sur la zone de contact pour jouer cette équipe de Toulouse qui avait en plus décidé de mettre un temps de jeu effectif incroyable en attaquant tous les ballons. Ils ont pris confiance tandis que nous, on s’enterrait peu à peu vivant. »
« On avait préparé ce match pour se tester et force est de constater que Toulouse a été supérieur, a soufflé quant à lui l’ailier Pablo Uberti, toujours auprès du diffuseur. À la J2, on n’est pas encore prêt à jouer un match de ce niveau. » Le dur mais lucide constat de cette UBB tombée de haut dimanche à Ernest-Wallon.
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