Face à la France : Grand Chelem ou choc de trop pour les Red Roses ?
La France va vouloir tout faire pour mettre fin à la domination de l’Angleterre sur le rugby mondial dimanche 17 mai à Bordeaux, au Stade Atlantique, en accueillant des Red Roses qui rêvent d’un cinquième Grand Chelem consécutif dans le Tournoi des Six Nations féminin.
Malgré une longue liste d’absentes l’Angleterre a su maintenir une série de 37 victoires consécutives en tests, s’appuyant notamment sur une nouvelle génération de joueuses qui ont su saisir leur chance et en dehors d’une défense inhabituellement poreuse.
Entre grossesses et blessures
Zoe Stratford, Abbie Ward, Rosie Galligan et Lark Atkin-Davies manquent le Tournoi 2026 en raison d’une grossesse, tandis que la liste des blessées a atteint les deux chiffres, les deuxièmes lignes étant les plus touchées par ces indisponibilités.
« C’est le genre de situation qui vous forge ou qui vous brise. Nous avons clairement su relever ces défis », confie la capitaine Meg Jones à la veille du Crunch. « Ces expériences seront très utiles aux filles dans les années à venir. Elles comptaient déjà parmi les grandes prétendantes sur la scène internationale, et elles sont désormais parfaitement capables de s’adapter.
C’est le moment de les prendre
« Nous avons une équipe très solide et nous avons hâte de relever le défi face à la France. La France adore le rugby et ses supporters adorent soutenir leur équipe et faire autant de bruit que possible. »
C’est ce que le sélectionneur du XV de France féminin François Ratier entend lorsqu’il déclare : « Sur le papier, elles sont plus fortes que nous, personne ne le nie, on va pas défier les chiffres. On les a mis en perspective dès le début de semaine pour qu’on soit sûr que tout le monde ne vit pas dans un monde parallèle. À partir de là, une fois que ça s’est dit, à l’instant T, cette semaine, comment est l’Angleterre ? Quelles sont leurs forces ? Quelles sont leurs faiblesses ? Quelles sont nos forces ? Quelles sont nos faiblesses ? Et il faut pas aller plus loin que ça. »
John Mitchell voit déjà au-delà du Crunch
Si les Anglaises ont montré des failles défensives inhabituelles tout au long du Tournoi, le sélectionneur veut justement maintenir la pression sur chacune d’entre elles.
John Mitchell insiste ainsi sur le fait qu’aucune joueuse qui revient ne retrouvera simplement sa place dans l’équipe. « Si vous regardez cette combinaison de joueuses, elle pourrait potentiellement jouer à la Coupe du Monde en 2029 », a-t-il dit. « Imaginez un peu : d’ici là, toutes ces filles auront encore 30 ou 40 matchs internationaux à leur actif. Et puis, bien sûr, certaines d’entre elles devront se battre pour retrouver leur place. »
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