De l’Écosse aux Wallaroos, le virage surprenant de Fukofuka
Sione Fukofuka aurait-il fait une entourloupe à l’Écosse ? Huit jours après avoir quitté son poste de sélectionneur de l’équipe féminine pour des raisons familiales, le voici tout juste nommé à la tête des Wallaroos. L’Australien de 47 ans prendra ses fonctions au début de l’année 2027 et s’est engagé jusqu’à la Coupe du Monde de Rugby 2029, organisée justement en Australie.
La vraie raison de son départ ?
La question est légitime tant l’accent avait été mis sur le rapprochement de sa famille comme principale raison de son départ à six semaines du WXV Global Series, plongeant la sélection nationale dans la crise. En fait, il semble que la vraie raison de son départ était toute autre.
Fukofuka avait quitté l’Écosse après seulement huit mois en poste, évoquant la pression ressentie par sa famille restée en Australie. Lors du dernier Tournoi des Six Nations, son équipe avait obtenu une seule victoire en cinq rencontres, face au Pays de Galles.
Une nomination assez logique
Sa nomination n’est au final pas si surprenante. À la tête des États-Unis, qu’il a dirigés durant deux ans et demi jusqu’à la Coupe du Monde de Rugby 2025, il a aussi été dans le staff des Wallaroos comme entraîneur adjoint pendant trois saisons. Formé dans le rugby scolaire du Queensland, il a également travaillé avec les équipes australiennes de rugby à sept, chez les jeunes puis au plus haut niveau.
Son arrivée accompagne le passage du programme des Wallaroos à un fonctionnement à temps plein, une première en 32 ans d’existence. Tim Walsh supervisera la transition jusqu’à la fin de l’année. Sam Needs et Gill Bourke, qui avaient encadré l’Australie lors du Pacific Four Series, quittent le staff. Mike Ruthven, Duncan Chubb, Ben Mowen et Reg Tayler assureront l’intérim pour les prochains mois, notamment durant l’O’Reilly Cup et le WXV Global Series.
« Le potentiel de progression est immense »
« Je tiens à remercier Scottish Rugby pour sa compréhension de ma situation familiale et de mon souhait de rentrer en Australie », a rappelé Fukofuka. « Même si la décision de quitter mon poste en Écosse a été difficile, cette opportunité me permet d’être à Sydney, plus près de ma famille. Je souhaite le meilleur aux joueuses et au staff pour la suite.
« Je connais bien beaucoup de joueuses et d’entraîneurs, grâce à mon passage dans les structures du Queensland et de l’Australie. Alors que nous basculons cette année vers un programme à temps plein, le potentiel de progression est immense.
« La possibilité d’aligner les programmes à sept et à quinze, tout en travaillant étroitement avec Reg Tayler, est une perspective enthousiasmante que j’attends avec beaucoup d’impatience. »
Un pur produit du système de formation australien
Tim Walsh a souligné que « la nomination de Sione au poste de sélectionneur des Wallaroos intervient à un moment passionnant pour le rugby australien, alors que le programme passe pour la première fois de ses 32 ans d’histoire à un statut à temps plein.
« Sione est un précurseur parmi les entraîneurs internationaux d’origine pasifika et un pur produit du système de formation australien. Les joueuses comme les membres du staff le tiennent en haute estime pour sa capacité à créer du lien, à installer une culture collective et à exiger des standards élevés au quotidien. Il est bien placé pour conduire les Wallaroos vers une nouvelle ère, avec la perspective exceptionnelle d’une Coupe du monde à domicile en 2029.
« Sa passion pour le rugby australien, sa connaissance du contexte et la qualité de son parcours international en font la personne idéale pour prendre en main ce programme au moment où il passe à temps plein, avec au moins dix tests programmés par an jusqu’à la Coupe du monde. »
Le 19 septembre, la France jouera l’Australie au Stade Maurice-David d’Aix-en-Provence.
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