Baptiste Serin en phase ascendante avec Toulon : « Je sens que j'ai la niaque »
Les années passent mais n’entament en rien l’énorme envie de gagner propre aux compétiteurs de Baptiste Serin. Après trois défaites pour démarrer, son club du RCT a enfin décollé lors de la 4e journée journée de Top 14 contre Vannes. Au moment d’aborder ce dimanche un déplacement plus compliqué à Montpellier (21h05), le demi de mêlée international évoque ses ambitions et son temps de jeu partagé avec l’Écossais Ben White.
Comment vous sentez-vous après avoir décroché votre première victoire de la saison contre Vannes ?
Ça fait du bien d’entamer la semaine après une victoire mais il n’y a pas vraiment de soulagement. On savait que ça allait finir par arriver, on n’était pas loin lors des trois premiers matchs. Il fallait juste qu’on se concentre sur ce qu’on devait mettre en place, ce qu’on a fait sur courant alternatif. L’année dernière on avait le jeu mais peut-être pas la disposition mentale collective pour. Le côté offensif ne m’inquiète pas, en revanche cela me fait plaisir de voir qu’on est très costaud en défense.
« Je ne me bats pas pour jouer la huitième ou la dixième place »
La difficulté sera d’enchaîner à Montpellier dimanche soir chez le vice-champion de France…
On y va avec la même pression, parce qu’on a besoin de points. Il faut y aller avec de l’ambition, on est Toulon, il faut aussi assumer ce qu’on veut être à la fin de l’année. On veut être dans le haut du classement, ce n’est un secret pour personne, mais beaucoup d’équipes le veulent aussi donc le combat va être dur. Montpellier a beaucoup de confiance par rapport à ce que l’équipe a fait l’année dernière et c’est largement mérité donc à nous d’être forts mentalement.
L’objectif minimum de Toulon chaque année est de terminer parmi les six premiers, est-ce que votre début de saison a changé quelque chose ?
Non. Ça ne change rien du tout. La confiance va venir, c’est sûr. On travaille dur donc je ne me fais pas de soucis. Les mecs se battent les uns pour les autres, on l’a encore vu contre Vannes, il n’y avait que des morts de faim sur notre ligne en fin de rencontre. Il faut qu’on soit bien meilleurs et bien plus constants mais je ne changerai pas d’objectif pour autant. Je ne me bats pas pour jouer la huitième ou la dixième place, moi je me bats pour gagner à la fin de l’année.
« Avec Ben, il ne faut pas qu’on se lâche »
Personnellement, comment jugez-vous votre début de saison ?
Je me suis trouvé bien mieux ce week-end, notamment physiquement. J’ai eu un peu de mal en début de saison mais je dois trouver le second souffle par rapport à la préparation estivale qui a été longue et plus difficile que les années précédentes. Le staff ne nous a pas ménagé mais il le fallait, quand tu fais une saison dernière comme la nôtre, il faut remettre l’accent sur le
travail. Je me sens mieux, le fait de ne pas débuter tous les matchs aide forcément. Je sens surtout que j’ai la niaque, j’ai envie d’aider l’équipe au maximum.
Vous n’êtes que deux joueurs professionnels au poste de demi de mêlée cette saison avec Ben White, comment cela se passe entre vous ?
Le départ de Clovis (Le Bail, ndlr) a changé la donne, forcément. Avec Ben, on s’accroche et il ne faut pas qu’on se lâche (rires). Par exemple, il vient d’avoir un petit souci physique mais il m’a dit qu’il continuait de s’entraîner et qu’il ne me lâchait pas. Ça montre l’état d’esprit entre nous. Nos liens étaient déjà très bons mais ça les a encore plus renforcés. Puis on veut tous les deux être les meilleurs possibles pour que l’équipe gagne, tout simplement. On a la chance d’avoir deux internationaux au poste donc c’est bien puis il faut que les espoirs se tiennent prêts s’il arrive un coup dur.
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