Un deuxième week-end record dans les stades du Six Nations féminin
Rarement le Tournoi des Six Nations féminin n’aura connu une telle affluence que cette année dans les stades. Sans nul doute, le succès de la Coupe du Monde de Rugby 2025 en Angleterre avec ses 440 000 billets vendus a créé une dynamique sans commune mesure avec la Coupe du Monde de Rugby féminin organisée en France en 2014 où on arrivait à un maximum de 70 000 spectateurs cumulés…
Records dans les stades britanniques
En Écosse, le choc de la deuxième journée samedi 18 avril entre l’Angleterre et l’Écosse à Murrayfield a été disputé devant près de 30 500 personnes, un record pour un événement sportif 100% féminin organisé en Écosse. Malgré la ferveur, les Écossaises se sont inclinées lourdement 7-84.
Quatre heures plus tard en Irlande, les Irlandaises disposaient de l’Italie 57-20 au Dexcom Stadium devant une affluence, record là aussi, d’un peu plus de 9 200 spectateurs, soit la plus importante jamais observée pour un match de rugby féminin à domicile en Irlande.
Une semaine plus tôt, la France jouait devant plus de 14 000 personnes au Stade des Alpes de Grenoble et attend une affluence au moins similaire samedi 25 avril en revenant au Michelin (19 357 sièges) affronter l’Irlande, six ans après sa dernière venue (en novembre 2019, lors de la tournée automnale face à l’Angleterre).
Sans compter les audiences TV qui avoisinent les 1,7 million de téléspectateurs sur France TV sur les deux premières rencontres des Bleues.
« Un énorme levier de croissance pour notre sport »
Mais les records ne s’arrêtent pas et le match Irlande vs. Écosse du 17 mai à l’Aviva Stadium compte déjà près de 20 000 billets vendus !
« Avant, les filles ne pouvaient jouer uniquement au netball ou au hockey, et maintenant, si elles sont un peu plus physiques et qu’elles aiment les sports un peu plus durs, elles peuvent jouer au rugby », a commenté l’actuel sélectionneur du Japon Eddie Jones, dans le podcast Rugby Unity. « Je trouve ça fantastique, vraiment fantastique. Et mon expérience en coachant des équipes féminines, c’est à quel point elles sont coachables. Elles absorbent tout, elles veulent apprendre, elles veulent progresser. Donc c’est un énorme levier de croissance pour notre sport. »