Tournoi des Six Nations 2026 : l'Écosse veut faire tomber les grands
Quatrième du Tournoi des Six Nations 2025 avec deux victoires (contre l’Italie et le Pays de Galles, deux équipes moins bien classées) pour trois défaites, l’Écosse aborde l’édition 2026 avec l’ambition d’embêter les favoris plutôt que de viser un premier sacre depuis 1999. Toujours dirigés par Gregor Townsend et désormais emmenés par le capitaine Sione Tuipulotu, les Écoossais s’appuient sur l’énorme dynamique des Glasgow Warriors pour exister face à l’Italie, la France, l’Irlande et l’Angleterre.
L’esprit « Warriors » au service du XV du Chardon
En poste à la tête du XV d’Écosse depuis juin 2017, Gregor Townsend bat encore un record de longévité parmi tous les sélectionneurs de l’ère professionnelle. Pourtant les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Les deux derniers Tournois des Six Nations, par exemple, se sont soldés par deux 4es places, en 2024 comme en 2025, rappelant que l’Écosse peine encore à transformer ses promesses en podium régulier.
Ces résultats en dents de scie se sont également fait sentir sur la dernière tournée d’automne. Les Écossais ont infligé un sévère 85-0 aux États-Unis puis un 56-0 aux Tonga, avant de craquer face aux All Blacks (défaite 25-17) et de laisser filer un large avantage contre l’Argentine (défaite 33-24 après avoir mené 21-0). Malgré ces trous d’air, Townsend se montre confiant et insiste sur l’élan issu des Glasgow Warriors, qui fournissent près de la moitié de son effectif et dominent le United Rugby Championship, avec des succès de prestige face au Stade toulousain et aux Saracens en Champions Cup.
Darcy Graham, la « fusée de poche » écossaise
À 28 ans et déjà 50 sélections, Darcy Graham est l’un des atouts majeurs de l’Écosse. L’ailier compact d’Édimbourg (1,77 m) réputé pour ses appuis dévastateurs, justifie pleinement son surnom de « pocket rocket » (fusée de poche), capable d’allumer la mèche à la moindre ouverture.
La saison dernière, il a été le seul Écossais à inscrire un essai face aux Bleus lors de la défaite 35-16 contre la France. Son aventure avec les Lions britanniques et irlandais a tourné court à l’été dernier : 16 minutes seulement, le temps de marquer un essai avant de se blesser, de quoi nourrir encore davantage sa faim de très haut niveau.
Avec 34 essais en 50 sélections, Darcy Graham vise désormais un objectif symbolique fort : reprendre, voire dépasser, le record national d’essais détenu par Duhan van der Merwe (35 en 52 sélections). Dans ce Tournoi 2026, il sera l’un des arrières les plus surveillés.
Objectif : gêner les favoris, pas rêver du titre
À force, les Écossais se sont faits une raison et n’en sont pas à parler de titre, leur dernier sacre dans le Tournoi remontant à 1999. Ils n’ont toujours pas fait mieux qu’une troisième place, un rang qu’ils ont atteint à six reprises depuis que le Cinq Nations est devenu le Tournoi des Six Nations masculin en 2000.
Mais ils peuvent légitimement espérer se mêler à la lutte avec les cadors sur certains matchs. Townsend souligne que ses joueurs ont livré des performances de très haut niveau contre la Nouvelle-Zélande, la France ou l’Angleterre au cours de la dernière année, preuve que l’Écosse est désormais capable de rivaliser sur 80 minutes avec les meilleures nations du rugby mondial.
D’autant que, contrairement à d’autres sélections minées par les absences, le sélectionneur écossais est relativement épargné par les blessures lourdes en ce début de Tournoi. Il peut notamment compter sur son capitaine Sione Tuipulotu, centre puissant d’origine australienne, qui avait dû renoncer juste avant le début du Tournoi l’an passé et représente un point d’ancrage essentiel de la ligne de trois-quarts.
L’objectif réaliste de l’Écosse est donc double : s’installer durablement dans la première moitié du classement et jouer les trouble-fête en faisant chuter au moins un des prétendants au titre, que ce soit la France, l’Irlande ou l’Angleterre.
La barre des 1 000 points contre l’Italie ?
Lors de la rencontre entre Écosse et Italie au Stadio Olimpico ce samedi 7 février, l’Écosse espère battre un record. L’équipe n’est en effet plus qu’à 10 points d’atteindre la barre des 1 000 inscrits contre l’Italie, toutes compétitions confondues. Mais le terrain n’est pas forcément favorable puisqu’ils restent restent sur une défaite 31-29 lors de leur dernière visite au Stadio Olimpico, en mars 2024, un revers qui a mis fin à une série de 13 matchs sans défaite face aux Azzurri.
La précédente victoire italienne remontait à février 2015, 22–19 à Murrayfield. L’Écosse a pris sa revanche sur la déconvenue romaine en s’imposant lors de la rencontre de l’an dernier, en marquant à nouveau 31 points.
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