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Rodrigo Marta vise la tête du classement des meilleurs marqueurs de Top 14 : « Bien-sûr que c'est un objectif »


Rodrigo Marta, ailier de la Section paloise. (Photo by Alex MARTIN / AFP via Getty Images)
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Rodrigo Marta est ce qu’on appelle un coup réussi pour la Section paloise. Arrivé cet été en Béarn en provenance de Colomiers, pensionnaire de Pro D2, le Portugais s’est tout de suite conformé aux exigences de l’élite, au-delà des attentes. Parfaitement intégré à l’effectif béarnais, il a su se faire tout de suite une place dans le XV de départ de Sébastien Piqueronies malgré une concurrence féroce à son poste.

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Avec huit essais toutes compétitions confondues dont six en Top 14, il est le meilleur finisseur palois et le co-meilleur marqueur du championnat avec le Lyonnais Jiuta Wainiqolo. Des statistiques qu’il entend encore améliorer avant d’aborder le choc de la 8e journée de Top 14 dimanche contre Toulouse, ville particulière pour lui, avec pour objectif de terminer la saison seul en tête de ce classement des plus fines gâchettes de l’Hexagone.

Comment vivez-vous cette exposition nouvelle après votre début de saison canon ?

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Je suis très heureux. Je suis tombé dans la bonne équipe mais je le savais. Quand Sébastien (Piqueronies, ndlr), m’a appelé l’an dernier, j’étais très content qu’il me donne cette opportunité. Je connaissais la concurrence qui m’attendait, avec quatre ou cinq joueurs derrière en équipe de France. Ce sont les meilleurs du Top 14 mais je voulais cette compétition avec les meilleurs et je savais aussi que Sébastien allait me faire évoluer en tant que joueur. Ils m’ont tous poussé vers le haut. Ma réussite vient aussi de ce que j’ai fait en pré-saison. J’ai beaucoup travaillé pour ça. Et quand tu as une très bonne équipe autour de toi, c’est facile.

Vous êtes l’actuel co-meilleur marqueur du Top 14. Est-ce devenu un objectif pour vous d’aller chercher la première place de ce classement ?

Bien-sûr que c’est un objectif que je me suis lancé. Avant un match, je pense en premier à ce que je peux apporter à l’équipe dans mon rôle et après si l’essai arrive, c’est l’instinct. J’ai souvent la chance d’être au bon endroit au bon moment et on me dit que j’ai un bon instinct pour ça.

« La première fois au Hameau, j’en ai eu des frissons »

La réussite sur le terrain est souvent lié au bien-être personnel hors du terrain. Comment s’est passée votre acclimatation à Pau, vous qui n’aviez connu jusqu’à présent que des grandes métropoles ?

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Pau est une très belle ville. J’ai eu la chance de m’y balader, de la montrer à ma famille, de naviguer aussi entre la montagne et la cote qui ne sont pas loin. J’ai été habitué c’est vrai à des villes comme Lisbonne et Toulouse, et Pau est bien sûr moins grande mais c’est bien des fois de reposer les pieds sur terre. Et puis il y a ce public palois qui est incroyable. On sent les vibrations sur le terrain avec les chants et c’est une grosse force pour nous, les joueurs. J’en ai eu des frissons la première fois. On monte en intensité et en agressivité et cela nous tire vers le haut.

Vous serez au centre contre Toulouse, après avoir déjà été utilisé à ce poste en Champions Cup. Est-ce que vous vous y sentez aussi à l’aise qu’à l’aile ?

J’ai fait toute ma carrière un peu aux deux postes donc c’est facile pour moi. Quand les gens me demandent quel poste je préfère, je n’ai pas de réponse. J’arrive vite à basculer. Je vois vite les combinaisons, c’est bien clair dans ma tête et j’aime bien les deux. En deuxième centre, on est plus dans le jeu et on a un gros rôle défensif. J’aime ça. À l’aile, il y a moins d’opportunités, il faut donc profiter de la moindre occasion et être le meilleur sur chaque coup.

Un choc face à Toulouse amputé des internationaux : « Ma grand-mère m’a dit ‘Ah il est pas là Antoine ?’ »

Est-ce particulier pour vous de jouer contre Toulouse, après avoir passé plusieurs années dans la banlieue toulousaine à Colomiers ?

Je suis très excité. Il n’est pas question d’avoir peur de jouer contre la meilleure équipe du monde, c’est clairement un motif d’excitation. C’est pour ça qu’on joue au rugby. Des matchs de très haut niveau, il y en a très peu dans une vie et il faut en profiter. Et puis la ville de Toulouse est restée dans mon coeur. Chaque jour off que j’avais avec Colomiers, je partais me balader à Toulouse. C’est une ville spéciale pour moi mais ma vie est désormais à Pau, mon coeur a basculé, je suis très heureux d’être là.

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Le fait qu’il n’y aura pas en face de vous la plupart des stars toulousaines comme Dupont ou Ntamack ne limite-t-il pas votre excitation ?

Franchement non. C’est plutôt ma famille, qui sera dans les tribunes dimanche, qui m’a parlé de ça. Ma grand-mère m’a dit « Ah il est pas là Antoine ? ». Mais les joueurs qui seront sur la pelouse sont très forts aussi, sinon ils ne seraient pas à Toulouse. Et puis ce sera l’occasion pour ma famille de voir pour la première fois ce stade du Hameau exploser donc je suis excité. Je leur ai dit que c’était un autre monde.

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