Objectif état d'esprit pour Perpignan chez l'ogre toulousain : « C’est le match où on nous attend le moins »
L’USAP sait où elle met les pieds. Samedi, elle se rendra à Toulouse y défier le leader du Top 14 pour le compte de la 7e journée. Certes, le quadruple champion de France reste sur deux performances mi-figue mi-raisin chez lui, que ce soit contre Bayonne (45-34) lors de la journée précédente ou dimanche en Champions Cup contre Exeter (43-40). La victoire contre le vice-champion d’Angleterre a même été qualifiée de miraculeuse, le centre-buteur Henry Slade manquant la balle du match nul sur pénalité après la sirène.
Pas de quoi rassurer tout de même des Catalans conscients de l’écart sur le papier avec les Rouge et Noir, qui n’ont jamais marqué moins de 40 points à domicile depuis la reprise de la saison. Difficile en ce sens d’afficher un quelconque objectif comptable pour samedi.
« On connait toutes les qualités de cette équipe, a soufflé cette semaine en conférence de presse d’avant-match Mathieu Cidre, adjoint de Laurent Labit. Ce qu’on veut nous, c’est être consistant. On a vraiment envie de s’évaluer dessus et penser à nous. On va s’étalonner face à ce qui se fait de mieux au monde. Il s’agira d’être consistant pour encaisser leurs phases offensives et également dans le combat car Toulouse est l’équipe qui fait le plus de mauls. »
« Il faut vraiment qu’on y aille décomplexé »
Si ce n’est lors de la première journée, où elle a posé des problèmes au Stade français à Jean-Bouin (28-26), l’USAP n’a pas tenu distance hors d’Aimé Giral depuis la reprise du Top 14. Un essoufflement précoce puni par des défaites lourdes à Montpellier (50-13) et au Racing 92 (55-25). Ces résultats decevants ne doivent néanmoins pas inhiber les Perpignanais selon les voeux du flanker Mattéo Le Corvec.
« On y va avec beaucoup d’enthousiasme, d’envie de jouer et de se challenger. C’est le match où on nous attend le moins donc va falloir s’envoyer à fond et prendre du plaisir surtout. Toulouse, tout le monde les connait, c’est les meilleurs. Il faut vraiment qu’on y aille décomplexé, avec une grosse envie de les défier et d’être dans le bras de fer. On joue contre ce qui se fait de mieux dans le monde. Cela doit nous servir pour ne pas se poser de question car contre une équipe comme ça, c’est soit ça passe soit ça casse. »
L’an dernier, lors du fameux début de saison cauchemardesque qui avait provoqué le départ du manager Franck Azéma, Perpignan était resté dans le match pendant une mi-temps à Ernest-Wallon (17-13) avant de décrocher sans toutefois exploser en seconde période (31-13). les anciens du vestiaire catalan comme Matthieu Tanguy ou Jake McIntyre se souviennent aussi de ce match de 2023 au coeur de l’automne, où leur réaction d’orgueil après une première mi-temps difficile (31-6) avait terni l’impression d’ensemble pour les Toulousains (43-34). Ce type d’état d’esprit que Laurent Labit et son staff aimerait revoir samedi.