Les Springboks Junior « c’est un peu comme les grands, très denses devant, très forts »
France U20 n’est plus qu’à une marche de renouer avec sa glorieuse histoire récente. Celle d’une équipe qui a régné sans partage sur le Championnat du monde Junior de 2018 à 2023 (pour trois sacres, les éditions 2020, 2021 et 2022 ayant été annulées pour cause de COVID-19) et qui reste sur deux frustrations : en 2024 en finale contre les Anglais et l’an dernier, éliminée en demies par les Baby Blacks.
L’affront neo-zélandais ayant été lavé cette année, plus précisément mardi dernier grâce à un essai dingue en toute fin de match (26-22), ne reste donc plus qu’un obstacle avant le Graal. Mais sans surprise un obstacle de taille, l’Afrique du Sud championne en titre et attendue à ce niveau avec sa belle génération.
Une équipe que France U20 connait un peu pour l’avoir affrontée et battue cette saison, en novembre du côté du stade Gaston Petit de Châteauroux (20-12). Avec plusieurs joueurs qui ne seront pas de la partie samedi à Tbilissi, comme le Toulousain Marceau Marzullo, qui était capitaine lors du dernier Tournoi des Six Nations, les Palois Quentin Valentino et Clément Paul ou encore l’Agenais Dylan Cazemajou-Noudofinin, qui s’est blessé en cours de compétition.
En face, les Springboks Junior aussi ne seront plus les mêmes, si ce n’est cette première ligne rude : Kruger et Reid à la pile et Mnebelele, talonneur et capitaine, à qui on promet un bel avenir.
La meilleure attaque de la compétition
À quoi faudra t-il donc s’attendre samedi ? « C’est un peu comme les grands, très denses devant, très forts, grosse conquête, grosse mêlée, a raconté mercredi le talonneur remplaçant Elia Masi. On sait à quoi s’attendre. Une grande partie du groupe a joué contre eux en novembre donc on ne plonge pas dans l’inconnue. On veut néanmoins se concentrer sur nous, ce qu’on va faire et mettre en place, régler les détails pour arriver le plus prêt possible pour ce match. »
En novembre, cette formation sud-africaine avait démontré un fort appétit pour les ballons portés. Les Bleuets avaient su en contrer quelques uns mais avaient aussi concédé ses deux essais dans ce secteur. Si le rugby n’est jamais écrit à l’avance, on peut imaginer que les jeunes Sud-Africains aimeront user encore de cette arme lors de la finale, comme l’a anticipé le sélectionneur Cédric Laborde.
« Ils vont chercher des pénalités pour se rapprocher de notre ligne et ils sont redoutables sur leurs mauls. On devra donc être très disciplinés. Le gain du territoire sera aussi très important. Malgré tout, c’est une équipe qui prend des points. On peut donc tenir le ballon, il faudra bien les jouer au bon moment. »
Après n’avoir laissé que des miettes à l’Uruguay (104-7) et à la Géorgie (33-5) lors des deux premières journées, les Springboks Junior ont en effet encaissé plus de 30 points lors des deux matchs qui ont suivi. Revers de la médaille, ils en ont marqué aussi énormément, 245 en quatre matchs soit plus que n’importe qui dans ce tournoi. La défense sera donc une clé évidente de ce choc indécis entre la meilleure équipe du monde et la meilleure équipe d’Europe. Comme chez les grands, en somme.
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