Les coachs du XV de France féminin décryptent leur groupe pour le WXV

Par Willy Billiard
Audrey Forlani

Le XV de France féminin s’apprête à prendre l’avion pour la Nouvelle-Zélande dimanche 8 octobre pour participer à la toute première édition du WXV 1 qui aura lieu en Nouvelle-Zélande du 21 octobre au 4 novembre. Une nouvelle compétition internationale de rugby féminin, étalée sur trois niveaux dans trois pays différents, censé augmenter le niveau du rugby féminin un peu partout dans le monde.

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Gaëlle Mignot et David Ortiz, aux commandes du XV de France féminin, ont dévoilé le nom de celles qui ont leur billet en poche. Elles sont trente et en appétit pour affronter la Nouvelle-Zélande (21 octobre), l’Australie (28 octobre) et le Canada (4 novembre).

Parmi elles, les cadres que sont Audrey Forlani, Agathe Sochat, Gaëlle Hermet, Marine et Romane Ménager, Pauline Bourdon Sansus et Gabrielle Vernier. Mais aussi Madoussou Fall, Lina Queyroi et Carla Arbez dont on attend beaucoup.

Quatre débutantes dans l’effectif

« Notre volonté pour cette nouvelle compétition, c’est de faire revenir des joueuses qui étaient blessées et qui n’avaient pas pu participer au Tournoi, par exemple Madoussou Fall », explique Gaëlle Mignot. « Ensuite de continuer de donner de l’expérience à notre équipe. Mais aussi de bouger quelques lignes en invitant de jeunes joueuses qu’on suit depuis un petit moment et qui sont issues de l’académie et à qui on a fait appel cet été en vue de se préparer. »

Ces « jeunes joueuses » sont au nombre de quatre : Océane Bordes (Toulouse), Suliana Sivi (Stade Rennais), Lilou Graciet (Lyon – but she used to play Sevens) and Léa Champon (Grenoble). Suliana Sivi est d’ailleurs, à tout juste 18 ans, la plus jeune de la bande.

« Toutes sont des joueuses que l’on suit au quotidien », explique David Ortiz. « Elles sont issues de la filière fédérale, des équipes de France jeunes U18, U20. On a eu l’opportunité de voir Suliana Sivi matcher au mois de février, on les a vues sur les phases finales, que ce soit Léa Champon, Lilou Graciet, Ambre Mwayembe. Toutes sont des joueuses que l’on suit et qui s’affirment aujourd’hui en Elite 1.

« Léa Champon est régulièrement titulaire avec son club de Grenoble, par exemple. On est très au courant. Elles sont déjà détectées et suivies. L’expérience du Tournoi pour certaines et le stage d’août nous ont confirmé que c’était le moment de les intégrer dans notre groupe. D’où l’opportunité de cette compétition pour les lancer. »

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« L’idée c’est de continuer de construire le groupe car pour nous c’est la première année complète où on prend le projet à bras le corps avec David », ajoute Gaëlle Mignot. « On a envie de construire le groupe. On a des filles qui sont parties avec le rugby à 7, mais aussi des filles qui font du 7, comme Nassira Konde, qu’on a envie de voir de matcher avec nous. C’est de faire un mélange de joueuses pour faire grandir notre groupe et avoir une expérience. »

Un groupe à construire jusqu’à la Coupe du Monde de Rugby 2025

Plusieurs cadres manquent à l’appel pour la Nouvelle-Zélande telles que Caroline Boujard et Maëlle Filoppon, pourtant très en vue sur la dernier Tournoi des Six Nations, mais aussi Annaëlle Deshayes ou encore Melissande Llorens.

« Certaines absences sont dues à des choix de travail parallèle avec le sept », détaille Gaëlle Mignot. « Mélissande Llorens est aujourd’hui avec l’effectif du rugby à sept au même titre que Marie Dupouy. Elles ont fait la préparation cet été, elles sont parties aux Fidji avec le rugby à sept. Le choix s’est porté de les laisser dans cet effectif là car on travaille en collaboration avec les deux disciplines.

« Il y a aussi des blessées de longue date avec Célia Domain, Rose Bernadou qui sont aujourd’hui pas aptes à pouvoir postuler. Il y a des choix sportifs aussi. Notre volonté est de construire notre groupe pour aller jusqu’en 2025. Il y a une nouvelle compétition donc des opportunités d’intégrer de nouvelles joueuses. Il y a aussi des réglementations World Rugby qui sont aujourd’hui 30 joueuses qui peuvent participer à ce WXV. C’est pas forcément le cas pour le Tournoi où on peut prendre un groupe de 36-38 joueuses pour préparer le Tournoi.

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« Là, on a 30 joueuses. C’est un contexte qui sera le même pour la Coupe du Monde en 2025. On doit nous aussi composer, faire des choix. Par exemple sur les premières lignes, on ne peut pas en prendre autant qu’on a envie. On a voulu faire des choix là-dessus, travailler en ce sens. On a discuté avec les joueuses qui ne sont pas sélectionnées mais qui font toujours parties pour notre groupe France. Elles pourront postuler dans un deuxième temps pour préparer le Tournoi des Six Nations. »

LE GROUPE DE LA FRANCE POUR LE WXV

Avants (17) : Yllana Brosseau (Bobigny), Clara Joyeux (Blagnac), Assia Khalfaoui (Stade Bordelais), Coco Lindelauf (Blagnac), Ambre Mwayembe (Grenoble), Elisa Riffonneau (Ealing Trailfinders, ANG), Agathe Sochat (Stade Bordelais), Laure Touyé (Montpellier), Madoussou Fall (Stade Bordelais), Manaé Feleu (Grenoble), Audrey Forlani (Blagnac), Axelle Berthoumieu (Blagnac), Léa Champon (Grenoble), Charlotte Escudero (Toulouse), Émeline Gros (Grenoble), Gaëlle Hermet (Toulouse), Romane Ménager (Montpellier).

Arrières (13) : Océane Bordes (Toulouse), Pauline Bourdon Sansus (Toulouse), Alexandra Chambon (Grenoble), Carla Arbez (Stade Bordelais), Lina Queyroi (Blagnac), Lilou Graciet (Lyon), Nassira Konde (Stade Bordelais), Marine Ménager (Montpellier), Gabrielle Vernier (Blagnac), Cyrielle Banet (Montpellier), Émilie Boulard (Blagnac), Morgane Bourgeois (Stade Bordelais), Suliana Sivi (Stade Rennais).

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