Les spécificités de chaque poste dans le rugby à sept

Par RugbyPass
DUBAI, UNITED ARAB EMIRATES - DECEMBER 3: Camille Grassineau of France scores a try in a semifinal match against Australia during the HSBC SVNS rugby tournament on December 3, 2023 in Dubai, United Arab Emirates. (Photo by Martin Dokoupil/Getty Images)

Le rugby à sept est un sport rapide et explosif. Avec moins de joueurs sur le terrain, les choses peuvent sembler chaotiques, mais même si le rugby à sept laisse libre cours à la créativité et au flair individuels, il existe une structure de base dans le rugby moderne.

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Quels sont donc les différents postes et comment fonctionnent-ils ?

Les bases

Les sept joueurs sont répartis entre trois avants (deux piliers et un talonneur) et quatre arrières (demi de mêlée, demi d’ouverture, centre et ailier). Les postes au rugby à sept portent souvent le même nom qu’à XV, mais sont moins figés. Vous verrez souvent des joueurs qui peuvent jouer à la fois parmi les avants et parmi les arrières.

Sur le HSBC SVNS 2024, les joueurs peuvent choisir leur numéro de maillot de 1 à 99, ce qui signifie que les postes ne correspondent pas nécessairement aux numéros inscrits sur le dos des joueurs comme c’est le cas dans le rugby à XV.

Le rugby à sept exige un niveau technique élevé de la part de tous les joueurs, qu’ils soient avants ou arrières. Ils doivent être capables de faire des passes, de plaquer, de faire des crochets, des offloads ou des rucks. En outre, chaque joueur de rugby à sept doit être extrêmement physique et rapide pour suivre le rythme du match. Les joueurs peuvent parcourir plus de 10 kilomètres au cours d’un tournoi, et la majeure partie de cette distance est parcourue à grande vitesse.

Les avants : Les piliers (1 et 3)

Chaque équipe compte deux piliers : un pilier gauche et un pilier droit. Ils sont ainsi nommés, comme à XV, d’après leur positionnement dans la mêlée, lorsque les trois avants de chaque équipe se lient et se poussent l’un contre l’autre pour se disputer le ballon. Le pilier gauche se trouve sur la gauche et un joueur adverse fait pression sur son épaule droite. Le pilier droit se trouve à droite, la tête entre celles de deux joueurs adverses.

Les piliers sont des porteurs de ballon puissants et adroits dans leurs offloads. Vous les verrez dans les rucks, soit pour sécuriser le ballon, soit pour le récupérer – imaginez un troisième ligne dynamique ou un solide ailier à XV.

On voit souvent l’un d’eux au milieu du terrain comme principal plaqueur défensif, tandis que l’autre se place sur l’aile pour tenter de marquer des essais. Plus grands, les deux piliers participent aux sauts en touche et sont les principaux récupérateurs de ballons, essayant de chercher le ballon sur les coups d’envoi. Ils soulèvent également les joueurs plus petits à la réception d’un coup d’envoi.

Le talonneur (2)

“Fort et mobile”, tel est le mantra de tout talonneur international de rugby à sept. Il est le pivot de toute bonne défense et la principale menace de récupération. Comme au rugby à XV, il est l’avant central de la mêlée, et c’est à lui qu’incombe la tâche de “ramener” le ballon à son équipe. Contrairement au XV, il n’effectue pas de lancer en touche mais doit lifter.

Le rôle du talonneur est souvent mieux perçu à la fin d’une touche ou d’une mêlée. On attend de lui qu’il soit le premier joueur à sortir, créant le lien entre les avants et les arrières. En attaque, il est prêt à courir sur une ligne de soutien ou à dégager un ruck. En défense, il veille sur toutes les attaques qui reviennent vers lui et se jette sur les occasions de récupération.

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Traditionnellement, les talonneurs étaient l’incarnation de l’engagement physique au rugby à sept, couvrant d’énormes distances tout en faisant le “sale boulot”. Mais il est désormais courant de voir les équipes utiliser leur talonneur comme un autre meneur de jeu, en confiant ce rôle à un autre demi ou à un trois-quarts.

Les arrières : Les demis (4 et 5)

Lorsque l’on évoque les postes de demi de mêlée et de demi d’ouverture, il convient de les prendre ensemble. Ce sont les deux principaux meneurs de jeu, qui utilisent leurs skills pour initier des phases offensives. Ils peuvent souvent échanger leur rôle au cours d’un match.

Les demis sont un mélange d’agilité rapide comme l’éclair, de techniques individuelles et d’un sens de l’espace étonnant. Ils prennent des décisions en une fraction de seconde pour courir, passer ou jouer au pied afin d’ouvrir des espaces pour eux-mêmes ou pour les autres. Ils sont le cœur de toute attaque et une relation solide est donc indispensable.

Dans le rugby à sept, la défense est traditionnellement composée de six joueurs en première ligne et d’un joueur dans le fond du terrain, appelé “sweeper” (il balaie la surface du terrain). Il s’agit généralement de l’un des demis. Il suit le jeu et bouche les trous dans la défense, effectuant souvent des plaquages qui sauvent des essais. Il parcourt normalement la plus grande distance au cours d’un match et doit être en très bonne forme physique.

Ces dernières saisons, nous avons assisté à la montée en puissance de la défense à sept. Elle permet aux équipes d’exercer une pression maximale sur la phase offensive et de provoquer davantage de turnovers. Dans ce système, les demis se répartissent généralement entre le centre du terrain et la ligne de touche. L’ailier est souvent du côté opposé et se place à quelques mètres en arrière pour se préparer à tout coup de pied derrière la ligne.

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En ce qui concerne les coups de pied au rugby à sept, les coups de pied de renvoi sont d’une importance capitale. À l’inverse du XV, le coup de pied de renvoi est donné par celui qui marque un essai. Ainsi, celui qui contrôle les renvois contrôle le jeu. En général, cette tâche incombe aux demis – vous verrez souvent l’un d’entre eux effectuer les renvois et l’autre botter les transformations.

Demi de mêlée (4)

Le demi de mêlée a quelques tâches spécifiques. Il est responsable de l’introduction du ballon dans une mêlée et du lancement du ballon dans une touche. Cette dernière technique est généralement totalement nouvelle pour les jeunes joueurs, mais il est essentiel qu’ils la maîtrisent.

Demi d’ouverture (5)

Les deux demis sont à l’origine des actions de jeu, mais c’est le demi d’ouverture qui a normalement le dernier mot. Il est le premier à recevoir le ballon à l’extérieur de la mêlée et de la touche et a la meilleure vision des possibilités qui s’offrent à lui.

Les trois-quarts (6 et 7)

Le trois-quarts est le poste le plus sympa pour l’attaque, mais le plus difficile à défendre. La raison principale est l’espace : il y en a beaucoup et les joueurs peuvent être exposés. Les trois-quarts sont alignés à côté du demi d’ouverture lors des mêlées et des touches.

En défense, les trois-quarts doivent être assez vifs pour plaquer à grande vitesse lorsqu’un adversaire tente de les contourner, mais aussi assez physiques pour empêcher quelqu’un de transpercer la ligne. À la fin d’un tournoi, il n’est pas rare de voir des trois-quarts en tête des statistiques de plaquage et de course.

Les trois-quarts combinent vitesse, jeu de jambes et force du haut du corps pour battre le défenseur adverse et partir eux-mêmes ou lancer l’ailier. Ils jouent un rôle clé dans la création d’une dynamique offensive.

Au coup d’envoi, ils constituent normalement le milieu de terrain. Là encore, ils peuvent se sentir très exposés, mais les trois-quarts se délectent de cette pression. Il faut beaucoup de confiance pour jouer à ce poste, car chaque décision prise peut faire la différence entre marquer et encaisser.

Ailier

Tous les joueurs de rugby à sept seraient rapides sur un terrain de rugby à XV, mais les ailiers sont d’un autre niveau. Ils sont les générateurs de moments forts que tous les joueurs en herbe veulent imiter.

Ils se placent sur le bord du terrain aussi bien en phase offensive qu’en phase défensive, défiant l’adversaire à la course. Ils sont les premiers à marquer des essais, mais ils réalisent aussi d’incroyables plaquages en retrait.

Le seul moyen de lutter contre la vitesse, c’est l’organisation. Les défenses au rugby à sept sont désormais des machines bien huilées. Il ne suffit pas d’être rapide, ce qui a donné naissance à des athlètes hors normes. Si vous ajoutez le jeu de jambes à un ailier déjà rapide, il devient une menace redoutable pour n’importe quel plaqueur. Ajoutez-lui de la taille et un jeu au pied offensif, et vous créez un monstre qui marque des essais.

Les ailiers sont normalement les coureurs les plus dangereux. C’est pourquoi les équipes les utilisent de manière inventive. Lorsqu’il y a une mêlée au milieu du terrain, de plus en plus d’équipes placent un ailier au poste de premier receveur. Cela leur donne deux côtés et beaucoup d’espace pour attaquer.

La vitesse d’un ailier est également utile sur les coups de pied de renvoi. Ils sont souvent alignés sur le bord du terrain et le botteur cherche à faire atterrir le ballon juste au-dessus de la ligne des 10 mètres, où l’ailier s’engouffre.

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