« Jusqu'à la mi-temps, on l'a senti » : les regrets du Stade Français face au Racing 92
Le Racing 92 a pris la mesure du Stade français (47-20) venu sans nombre de ses meilleurs éléments dimanche 19 avril, en clôture de la 21e journée de Top 14, avec un bonus qui lui permet de s’accrocher aux portes de la sixième place.
Avec ce quatrième bonus offensif de la saison, le cinquième en tout, ce qui reste le pire bilan parmi les dix premières équipes du classement, le Racing 92 reprend la septième place qu’il occupait au début de la journée avec 55 points, à deux unités de Clermont, sixième.
Le Stade français tombe du podium, 4e, avec quatre points d’avance sur les Racingmen.
Les deux clubs toujours en course
Les deux clubs franciliens sont plus que jamais en course pour la phase finale, avec un calendrier favorable de trois réceptions et deux déplacements, dont un chez la lanterne rouge Montauban pour leurs cinq derniers matches de la saison régulière.
Mais la qualité du jeu, dans le pourtant idéal écrin de La Défense Arena, a été longtemps loin de celle que l’on peut attendre de la part de deux prétendants aux matches au sommet du Top 14. Cela peut s’expliquer pour le Stade français par l’équipe alignée, avec beaucoup de joueurs inexpérimentés ou peu utilisés cette saison (Botha, Mapu, Ibo), avec des cadres sur le banc (Tanga, Kerr-Barlow, Barré) ou hors groupe (Carbonnel).
Le Stade Français, dominant en première période
Mais les Parisiens se sont battus avec leurs armes, et avec deux pénalités sur mêlée récupérées par Giorgi Melikidze et un essai de ce même pilier, sont longtemps restés dans le match (20-13 à la pause).
« On savait que si on mettait les ingrédients, il y avait la place pour faire quelque chose. Jusqu’à la mi-temps, on l’a senti. Sur la première mi-temps, on a fait un bon match, on était encore très proche au score. Après, il y a eu deux ou trois faits de jeu, qui font que ça a tourné du côté du Racing », expliquait Sekou Macalou, troisième ligne du Stade français.
Malgré l’indiscipline
Les Racingmen n’ont pas su pendant longtemps convertir leur avantage sur le papier et heureusement que des illuminations du capitaine Max Spring, auteur des deux premiers essais de son équipe après des slaloms dans la défense, ont d’abord compensé une prestation d’ensemble loin d’être satisfaisante.
En témoigne notamment l’indiscipline récurrente qui a empêché les Franciliens d’occuper le terrain, avec deux nouveaux cartons jaunes pour 14 pénalités, le Racing 92 étant dans ces deux secteurs l’une des deux pires équipes du Top 14. « Je crois qu’on a fait une très belle entame mais on a perdu cette dynamique parce qu’on n’a pas scoré. On n’a pas été assez propre sur nos basiques, ça c’est une certitude », relevait Patrice Collazo, entraîneur du Racing 92.
Encore une multitude de choses à travailler
Mais alors que le Stade français semblait pouvoir espérer mieux qu’un voyage à vide après un essai de Samuel Ezeala (27-20, 57e) et plusieurs minutes restantes en supériorité numérique, les Soldats roses se sont à leur tour mis à la faute, permettant aux Racing de reprendre l’air au pied (33-20, 65e).
Un essai de pénalité après une intervention du pied dans l’en-but de Lester Etien a assuré la victoire au Racing 92 (40-20, 71e) avant que Romain Taofifenua ne donne le bonus offensif après une touche à cinq mètres (47-20, 79e).
« Il y a 47 points [marqués NDLR] avec encore une multitude de choses à travailler mais ça prouve aussi la marge de l’équipe. Par contre, on a une dimension collective forte, notamment dans la résilience et ça c’est plutôt bien. Je préfère arriver lundi et avoir des choses à travailler plutôt que tout soit parfait. »