Comment Montpellier veut se servir de sa victoire en Challenge Cup pour surprendre le Stade Toulousain
Montpellier arrive au bout d’une saison interminable avec 36 matchs au total, toutes compétitions confondues : un record pour un club de Top 14. C’est la rançon d’un club qui réussit. Preuve en est son parcours en Challenge Cup qui lui a rajouté des rencontres au contraire de Toulouse, éliminé en quart de finale de la Champions Cup (par l’UBB, champions d’Europe).
Et plus la saison a avancé, plus les matchs ont été compliqués à négocier à l’image de cette finale qui vient couronner le tout. « Finalement on l’aborde comme la demi-finale », assure pourtant Auguste Cadot, le trois-quarts centre du MHR, appelé à rejoindre la tournée des Bleus pour le Nations Championship dès la semaine suivante.
« C’est un peu le même scénario que la semaine dernière, mais avec une étape de plus », renchérit le capitaine Lenni Nouchi. « On essaie de faire la semaine la plus normale possible, avec énormément de bonne humeur et un très bon état d’esprit. Bien sûr que la pression va monter petit à petit, et ça j’en doute pas, mais on est très bien entourés avec des joueurs d’expérience, avec des joueurs qui ont quasiment tout vécu. »
Cette rencontre sera en plus la deuxième finale de leur saison, même si le contexte et l’adversité seront très différents qu’à Bilbao. Mais l’expérience, elle, reste précieuse. « On a appris à gagner dans les moments importants ; je pense que ça nous a porté préjudice durant quelques années », affirme le troisième-ligne Alexandre Becognée.
Ce que le MHR a appris
« On a appris à tuer un match, on a appris à être froids, on a appris à gérer un match, on a appris à rester ensemble quoi qu’il arrive. C’est des valeurs qui nous sont chères et qui sont importantes. « Après, comme vous venez de le dire, l’adversité de Bilbao sera pas celle de demain, donc il va falloir encore élever le niveau, travailler encore plus ensemble, les uns pour les autres, pas se lâcher, et puis on verra qui gagne à la fin. »
De son côté, le staff avait clairement inscrit cette finale de Challenge Cup dans leur progression jusqu’à ce moment finale, même s’il n’avait jamais voulu l’admettre jusqu’à aujourd’hui.
« En fait, on a bossé avec le staff en se disant qu’on n’était pas loin des six premières places, qu’il nous manquait un match pour valider certaines choses et peut-être recevoir un barrage au minimum. Donc on s’était dit que cette finale de Challenge allait nous servir pour les phases finales qu’on allait faire en Top 14 », révèle le coach Joan Caudillo.
« Et c’est vrai qu’on s’en est servi, on a travaillé sur notre demi contre le Stade Français et enchaîné avec cette finale aujourd’hui. Donc on s’est servi de ce qu’on a fait à Bilbao pour faire mieux sur la demi, et faire encore mieux sur la finale, même s’il y a le facteur important de la chaleur qui nous empêche de faire deux-trois choses. »
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