Le staff du XV de France convaincu de la pertinence du Championnat des Nations
Dans moins d’un mois le XV de France sera engagé dans la phase retour du Championnat des Nations. Après la série dans l’hémisphère sud, place à la série dans l’hémisphère nord avec quatre rencontres au programme : les Fidji le 7 novembre, l’Afrique du Sud le 13, l’Argentine le 21, puis un match de classement… en espérant que ce soit pour viser la première place.
Le principe de ce nouveau championnat est simple : les 12 plus grandes équipes du rugby international s’affrontent tous les deux ans. Le Nord affronte le Sud au cours de six journées de compétition d’élite, dispatchées entre les deux hémisphères, qui culminent lors d’un week-end final spectaculaire à Londres.
Pour l’heure, la France domine la Conférence Nord alors que l’Afrique du Sud domine le Sud. Mais les trois dernières manches pourraient rebattre les cartes.
Au début, un voyage dans l’inconnu…
« On s’est présenté cet été en ne sachant pas trop comment allait être perçue la compétition », admet Patrick Arlettaz, entraîneur de l’attaque du XV de France, dans les colonnes de L’Indépendant. « Et puis finalement, très vite, les joueurs, les supporters et les spectateurs se sont pris au jeu. Ça a beaucoup discuté sur les réseaux sociaux, les journalistes aussi ont plongé là-dedans. Et tout le monde est rentré là-dedans. Maintenant, on ne parle plus du tout de tournée ou de match amical. Tout le monde est rentré avec cette mentalité que c’est une compétition à gagner. »
Car c’est bien tout l’enjeu de cette nouvelle compétition : enfin donner du sens et du sel à ce que l’on nommait encore l’an passé les tournées internationales, d’été et d’automne. « Ils ont réussi à construire une compétition Nord-Sud, avec une Ligue Nord qui s’affronte, une Ligue Sud qui s’affronte. Nous, on affronte les équipes du Sud », racontait le sélectionneur Fabien Galthié sur Canal fin septembre.
… et puis les Bleus se sont pris au jeu
« Cet été on est partis en Australie, on a joué d’abord la Nouvelle-Zélande, après l’Australie et ensuite le Japon, pendant que toutes les autres équipes s’affrontaient. On regardait combien de points on avait, combien on était classés. Les joueurs, le staff, tout le monde s’est pris au jeu. C’est pour ça que j’ai pu prendre une équipe un peu plus dense, une équipe de France un peu plus capée, un peu plus mature. Les joueurs étaient accrochés au challenge. On est rentrés avec douze points et on est premiers de la Ligue Nord. Il nous reste trois matchs difficiles : les Fidji, puis après l’Afrique du Sud, et ensuite l’Argentine. Le premier de la Ligue Nord affrontera le premier de la Ligue Sud.
« C’est vrai qu’il y a une partie stratégique qui se rajoute. Mais surtout, moi, ce que j’ai senti dans le staff et chez les joueurs, j’ai senti une appétence forte au classement et à la compétition. Et pourtant, c’est une compétition qui est extrêmement longue, qui dure des mois. C’est la plus longue qui ait jamais existé. »
« Là, avec cette compétition, je me voyais pas rentrer avec zéro point en France. Je pense qu’on aurait pas pu rentrer. Je rentrais à la nage ou à la rame. Donc il faut qu’on ramène des points. »
Les Springboks champions du monde en point d’orgue
Le staff du XV de France (composé d’une trentaine de membres) a déjà commencé à se pencher sur la seconde partie de la compétition, notamment durant un séminaire de trois jours à Perpignan, au coeur des installations de l’Usap avant de basculer sur un mois de novembre très chargé avec notamment en point d’orgue les champions du monde Springboks.
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